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5G : les États-Unis mettent encore en garde contre Huawei

En visite en Europe, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a évoqué le cas Huawei et la 5G. Il en a profité pour mettre une nouvelle fois en garde les pays qui souhaiteraient coopérer avec le géant chinois.

Huawei est plus que jamais dans le collimateur des autorités américaines. Placé sur liste noire par Donald Trump, le géant chinois fait partie des entreprises jugées « à risque » et cela fragilise ses activités. Pour le grand public, la firme de Shenzhen est avant tout connue pour ses smartphones sous Android dont l’avenir (avec Google) s’inscrit désormais en pointillé, mais Huawei est également leader mondial des équipements télécoms.

USA vs Chine

© Creative Commons

À l’heure de la 5G, les ambitions de la firme chinoise inquiètent les États-Unis et ses agences telles que la CIA, le FBI ou la NSA qui y voient un risque d’espionnage par la Chine. Pour le pays de l’Oncle Sam, il ne fait guère de doute que Huawei espionne pour le compte de Pékin, ce que la firme a toujours démenti avec force. Ces soupçons ont conduit le gouvernement américain à demander à ses alliées de boycotter les équipements de Huawei, comme nous l’indiquions en novembre dernier. De passage en Europe, Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, est revenu sur le sujet et a procédé à une nouvelle mise en garde.

L’agence Reuters rapporte que les États-Unis pourraient tout simplement renoncer à partager des informations confidentielles avec leurs alliés qui coopéreraient avec des partenaires jugés peu sûrs pour développement de la 5G. La mise en garde fait directement référence à Huawei alors que plusieurs pays européens hésitent à utiliser les équipements 5G du géant chinois.

Les mises en garde musclées du gouvernement US

« Il y a un risque que nous changions d’attitude (sur notre coopération avec nos alliés) si des données privées ou relatives à la sécurité nationale passent par des réseaux que nous jugeons peu fiables », a précisé le secrétaire d’État américain qui fait actuellement une tournée en Europe (Allemagne, Suisse, Pays-Bas et Grande-Bretagne). Mike Pompeo a toutefois ajouté qu’il revenait à chaque pays de prendre sa décision, mais ces mises en garde répétées ne laissent que peu de doute quant à la position des États-Unis si l’un de ses partenaires européens coopère avec Huawei dans le développement de la 5G.

Du côté Pékin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a une nouvelle fois rappelé que les craintes des États-Unis ne reposaient sur rien. Entre les deux puissances, le bras de fer reste entier et chacun semble camper sur ses positions.


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