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5G en France : l’attribution des fréquences repoussée vers mars 2020

Faute d'accord entre Bercy et l'Arcep, la France pourrait encore prendre retard sur ses voisins européens concernant le déploiement de la 5G. Les enchères pour l'attribution des fréquences 5G devraient être repoussées en France vers mars 2020, annonce Reuters.

En retard sur ses voisins européens, la France pourrait encore perdre du terrain dans la course à la 5G. L’agence Reuters a fait savoir hier que les enchères sur la 5G devraient être repoussées autour de mars 2020, soit trois mois après la date initialement prévue par l’Arcep. Le gendarme des télécoms tablait sur un lancement de la procédure d’attribution des fréquences « avant la fin 2019 » pour permettre les premiers déploiements et une ouverture commerciale en 2020. Le gouvernement espérait pour sa part lancer cette procédure en octobre.

5G

© Samsung

L’année 2020 doit rester celle de l’arrivée de la 5G en France, mais un désaccord subsiste entre l’exécutif et l’Arcep. « Tout n’a pas encore complètement convergé entre l’Arcep et le gouvernement (…) Ça ne devrait plus tarder, mais c’est quand on entre dans les derniers détails de la procédure que les difficultés apparaissent », a expliqué à Reuters l’une des sources au fait du dossier. Les deux parties ne se seraient pas encore attendues sur le prix et la taille du spectre de fréquences attribuées, entraînant un nouveau retard d’au moins trois mois.

La 5G est déjà disponible dans neuf pays européens

Dernier grand pays du continent à adopter la technologie 5G – après l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Allemagne et l’Italie -, la France souhaiterait éviter le scénario allemand pour l’attribution des fréquences 5G. Pour l’heure, l’AFP indique avoir appris auprès du ministère de l’Économie et des Finances que l’attribution des futures fréquences pour le déploiement de la 5G est attendue « au début du printemps ». L’exécutif se veut rassurant et assure que le lancement de la procédure devrait intervenir « fin novembre ou début décembre », ajoutant que ce décalage « ne remet pas en cause les objectifs de déploiement » de la 5G pour l’an prochain. L’opérateur Orange promettait l’arrivée des premières offres 5G au printemps 2020, un objectif qui pourrait toutefois être repoussé de quelques mois.

De son côté, le président de la Fédération française des télécoms (FFT) confie que les opérateurs français ont besoin de « clarification au sujet de la norme ». « Les opérateurs télécoms sont impatients, mais nous avons besoin de clarification sur l’utilisation de tel ou tel équipementier pour prévoir nos investissements colossaux sur le long terme”, a expliqué Arthur Dreyfuss sur BFM Business, rapporte Reuters. Selon le schéma présenté par l’Arcep, l’objectif est d’avoir des offres 5G dans cinq à dix villes dès 2020 et que chaque opérateur propose une formule 5G dans deux villes avant la fin de 2020. La montée en puissance doit ensuite se faire progressivement, avec l’objectif d’atteindre une couverture des deux tiers de la population à la fin 2025, comme l’indiquait Robert Soriano, président de l’Arcep.


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