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5G en France : Huawei ne sera pas totalement banni

Huawei ne fera pas l'objet d'un "bannissement total" du marché français de la 5G, mais son avenir s'est sérieusement obscurci. Le géant chinois sera sous très haute surveillance et pourrait faire l'objet de restrictions.

Les mois passent et le cas Huawei continue de diviser l’Occident. Déjà privé des services de Google dans ses smartphones, le géant chinois doit également faire face à la méfiance de l’Europe au sujet de la 5G. Dans une interview accordée au quotidien Les Echos, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a évoqué la situation du premier équipementier télécoms au monde. Guillaume Poupard confirme que Huawei ne sera pas totalement banni dans l’Hexagone, mais le groupe chinois n’est pas forcément le bienvenu.

Huawei Mate 20 X 5G

Un smartphone du constructeur chinois compatible 5G © Huawei

“Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y aura pas un bannissement total”, précise-t-il, ajoutant cependant qu’« il y aura des refus » et qu’ils ne concerneront pas Nokia et Ericsson, comme le rapportent Reuters et l’AFP. Ces deux entreprises nordiques sont les concurrents européens du groupe chinois dans la course à la 5G. Guillaume Poupard incite également les opérateurs qui n’utilisent pas Huawei « à ne pas y aller car c’est un peu le sens naturel des choses ». Pour les autres, le directeur de l’Anssi assure que des « autorisations dont la durée varie entre trois et huit ans » seront délivrées. Cette situation ne devrait pas inquiéter Orange qui avait très tôt écarté Huawei de son réseau 5G en France. L’opérateur historique avait confirmé fin janvier qu’il préférait s’appuyer sur Ericsson et Nokia. Même son de cloche du côté de Free qui a choisi dès septembre 2019 de faire confiance à Nokia pour le déploiement de son réseau 5G.

« Nous ne sommes pas dans du Huawei bashing »

En revanche, Bouygues Telecom et SFR pourraient être directement concernés par cette annonce. Les deux opérateurs ont en effet prévu d’utiliser des équipements Huawei pour leurs réseaux 5G. « La vraie question en cas de refus, c’est comment on rend cette décision absorbable par l’opérateur (…) L’objectif n’est évidemment pas de les tuer ! », explique Guillaume Poupard. Le patron de l’Anssi se défend également de toute campagne de dénigrement à l’encontre du géant chinois. « Nous ne sommes pas dans du Huawei bashing, ni dans du racisme anti-chinois (…) Nous disons juste que le risque n’est pas le même avec des équipementiers européens, qu’avec des non-européens. Il ne faut pas se mentir », dit-il.


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