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5G : la Nouvelle-Zélande ne veut pas non plus des équipements de Huawei

Après les États-Unis et l'Australie, la Nouvelle-Zélande a fermé la porte de sa 5G à Huawei. Malgré son statut de premier équipementier mondial, le géant chinois inquiète toujours de nombreux États.

C’est un nouveau revers pour Huawei qui voit un nouveau marché de la 5G lui fermer ses portes. Après son voisin australien fin août, la Nouvelle-Zélande a décidé de se passer des équipements de Huawei pour le développement de son réseau 5G, rapporte The Telegraph. Le premier opérateur de télécommunication néozélandais, Spark, a indiqué que le Bureau de la sécurité des communications du gouvernement (GCSB) lui a interdit de se tourner vers Huawei pour développer son réseau 5G, évoquant des « risques significatifs pour la sécurité nationale ».

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© Huawei

Cette décision intervient quelques jours après les révélations du Wall Street Journal, le quotidien américain avait annoncé que Washington demandait aux pays alliés des États-Unis d’éviter les équipements télécoms du groupe chinois. Le message semble avoir été entendu par la Nouvelle-Zélande qui fait partie du Five Eyes (les Cinq Yeux ou Groupe des cinq), l’alliance des services de renseignements de l’Australie, du Canada, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande. Wellington a toutefois rejeté ces allégations et évoque plutôt des problèmes technologiques, indique l’AFP. « Il ne s’agit pas du pays, et même pas particulièrement de l’entreprise. Il s’agit de la technologie qui est proposée », a déclaré à la radio nationale le ministre néo-zélandais de la Justice Andrew Little, qui chapeaute aussi le GCSB. « Aucun avis n’a été transmis au GCSB par l’Australie, par les Etats-Unis ou autres, quant aux décisions qu’il doit prendre ».

Alors que le pays dirigé par Donald Trump affiche sa défiance face aux acteurs télécoms chinois depuis plusieurs années, plusieurs autres pays occidentaux – dont la France – hésitent à faire confiance à Huawei pour le déploiement de la 5G sur leur territoire. Ils redoutent une éventuelle proximité entre la firme chinoise et le pouvoir de Pékin, craignant des risques d’espionnage. Dans un communiqué, Huawei assure qu’il « répondra activement à toutes les préoccupations et travaillera de concert pour trouver une solution ». Le constructeur ajoute qu’il a déjà signé plus de 20 contrats 5G avec des opérateurs du monde entier. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, se dit aujourd’hui « très préoccupé » par cette décision. « La coopération économique et commerciale entre la Chine et la Nouvelle-Zélande est mutuellement bénéfique. Nous espérons que la Nouvelle-Zélande offrira des conditions de concurrence équitables aux entreprises chinoises et qu’elle  instaurera un climat propice à la confiance mutuelle et à la coopération », a expliqué Geng Shuang.

La France ne devrait pas interdire totalement les équipements de Huawei

D’autres pays pourraient suivre l’exemple du pays des All Blacks, puisque le gouvernement américain aurait aussi fait pression sur des pays amis comme le Japon, l’Italie et l’Allemagne. En revanche, la France et le Royaume-Uni ne devraient pas totalement se passer des équipements télécoms de Huawei. Plus tôt cette année, l’Australie a interdit à Huawei de fournir de l’équipement 5G, invoquant également des risques pour la sécurité. Et la semaine dernière, il a été rapporté que le gouvernement américain a fait pression sur des pays amis comme le Japon, l’Italie et l’Allemagne pour qu’ils abandonnent la technologie de Huawei. La société chinoise vient par ailleurs d’annoncer l’ouverture de son cinquième centre de R&D à Grenoble.


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