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L’administration Trump place Xiaomi sur liste noire et s’attaque à Huawei

À quelques jours de la fin de son mandat, Donald Trump s'attaque une nouvelle fois aux entreprises chinoises. Son administration a inscrit Xiaomi sur liste noire et s'en prend une dernière fois à Huawei. La division PC du constructeur n'a plus le droit de se fournir auprès de ses partenaires américains, dont Intel.

Après un début d’année marqué par les violences à Washington, les États-Unis préparent la passation de pouvoir entre Donald Trump et Joe Biden. À quelques jours de son départ de la Maison-Blanche, le président sortant Donald Trump poursuit ses coups d’éclat et intensifie la guerre économique entre son pays et la Chine. Pendant quatre ans, l’administration Trump a multiplié les attaques contre les entreprises chinoises dans le cadre d’une guerre commerciale entre les deux superpuissances. Au centre de cette bataille se trouve notamment Huawei, qui se trouve aujourd’hui fragilisé sur le marché du smartphone et des réseaux de télécommunication. Pour ses derniers jours en tant que 45e président des États-Unis, Donald Trump et son administration ont inscrit neuf entreprises chinoises sur une liste noire, en raison de leurs liens présumés avec l’armée chinoise.

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© Wikimedia Commons

Dans cette « liste noire militaire », on retrouve notamment le fabricant de smartphones Xiaomi. Très populaire en Europe et notamment en France, Xiaomi est dans le viseur de l’administration Trump aux côtés du fabricant aéronautique Comac (pour Commercial Aircraft Corporation of China), du concepteur de semi-conducteurs SMIC (Semiconductor Manufacturing International Corporation) ou encore DJI et Huawei. Un nouveau statut pour Xiaomi qui ne s’attendait sans doute pas à être visé par une telle annonce, à moins d’une semaine de la fin du mandat du président américain sortant. En l’état, l’agence Reuters nous apprend que les investisseurs états-uniens ne seront plus en mesure de financer les neuf entreprises visées et qu’ils devront céder leurs participations « d’ici le 11 novembre 2021 ».

Suite à cette décision, le fabricant chinois de smartphones a publié un communiqué. « Xiaomi a respecté la loi et a opéré en conformité avec les lois et règlementations des juridictions où elle mène ses activités. La société rappelle qu’elle fournit des produits et des services à usage civil et commercial. La société confirme qu’elle n’est pas détenue, contrôlée ni affiliée à l’armée chinoise, et qu’elle n’est pas une « société militaire communiste chinoise » au sens de la NDAA [National Defense Authorization Act pour Loi d’autorisation de la Défense nationale]. La société prendra les mesures appropriées pour protéger les intérêts de la société et de ses actionnaires ».

Donald Trump interdit à Huawei de se fournir chez Intel

Les conséquences de cette décision sont, pour l’heure, loin de placer Xiaomi dans une situation comparable à celle de Huawei. Ce dernier ne figure pas seulement sur une liste noire « militaire », mais aussi est surtout sur une liste noire « commerciale » (appelée entity list) qui l’empêche de travailler avec des entreprises américaines. La cible favorite de Donald Trump n’a d’ailleurs pas été oubliée, comme le rapporte une nouvelle fois Reuters. L’administration du président américain a informé les fournisseurs de Huawei, dont Intel, qu’elle révoquait certaines licences spéciales qui permettaient à des firmes américaines de travailler avec Huawei.

Malgré les sanctions, le fabricant chinois pouvait encore proposer des ordinateurs portables sous Windows avec des composants Intel. Outre les processeurs, le fondeur de Santa Clara peut fournir des puces nécessaires au bon fonctionnement d’un PC portable, comme la carte Wi-Fi. Après les smartphones, la division PC de Huawei pourrait être fragilisée par cette annonce. Cette action – probablement la dernière contre Huawei sous l’administration Trump – pourrait recevoir un écho favorable de la part de Joe Biden. En effet, rien n’indique que le président élu se montre plus clément avec les entreprises chinoises. Rappelons que Honor, qui ne fait plus partie de Huawei, n’est pas concerné par ces nouvelles sanctions et peut continuer à lancer des machines sous Windows.


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