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Android P devrait limiter l’installation d’applications trop anciennes

Les vieilles applications, ou du moins celles ne répondant pas aux exigences définies pour Android 4.2, ne devraient pas pouvoir être installées sur Android P.

Améliorer l’expérience Android passe évidemment par des mises à jour du système, mais pas uniquement. Les applications sont également à prendre en compte, et Google a visiblement décidé de serrer la vis. Alors qu’Android P se prépare pour un lancement attendu cet été, la Developer Preview disponible depuis le début du mois a déjà permis de découvrir quelques-unes des nouveautés à attendre et, d’après Android Police, elles incluront un élément censé restreindre l’installation d’applications ciblant des versions trop anciennes de l’interface de programmation (API) de Google.

Les applications ciblant moins d’Android 4.2 écartées

L’élément en question porte le nom MIN_SUPPORTED_TARGET_SDK_INT et définit les niveaux d’API que pourront cibler les applications pour pouvoir être installées. Le minimum requis est l’API 17, déployé avec Android 4.2. L’installation d’applications ne répondant pas à cette exigence fait pour l’heure apparaître une fenêtre avertissant l’utilisateur d’éventuels dysfonctionnements, mais il n’est pas impossible que Google finisse par les bloquer complètement. Dans tous les cas, cela devrait éviter de se retrouver avec des applications mal optimisées. Mais nos confrères soulèvent un autre problème.

Android P

© Google

Recadrer les développeurs malicieux

Chaque nouvelle API redéfinit plus ou moins la manière dont sont exécutées les applications, et les changements ne sont pas toujours bien accueillis du côté des développeurs. Avec Android Marshmallow était par exemple apparu un système de permissions à la carte, et permettant aux utilisateurs d’installer des applications tout en leur refusant l’accès à certaines données ou informations. Pour contourner ces restrictions, certains développeurs préféreraient alors cibler volontairement d’anciennes API. Snapchat est ainsi pointé du doigt, mais ce n’est évidemment pas un cas isolé.

Au-delà de limiter les risques de dysfonctionnement, mais aussi de sécurité, que ces applications peuvent présenter, il s’agit donc également de pousser les développeurs à se mettre en conformité avec les nouvelles règles instaurées par Google.

Mathieu Freitas

Mathieu Freitas

Journaliste


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