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Apple n’est « pas une société dominante » pour la Commission européenne

Apple peut avoir l'esprit tranquille, le géant américain est considéré comme une "grande entreprise", mais n'est pas une "société dominante" selon la Commission européenne. Une différence de taille qui permet à Cupertino d'éviter une enquête, contrairement à son rival Google.

Géant de la tech, Apple aime cultiver sa différence. Cette stratégie lui permet d’être la marque la plus puissante du monde depuis 2013. Cette année encore, Cupertino devance Google et si les deux firmes dominent le monde avec le reste des GAFAM, elles ne sont pas logées à la même enseigne, en particulier en Europe. La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, a profité de sa présente au Web Summit à Lisbonne pour revenir sur la situation de ces deux géants, dans son viseur depuis sa prise de fonction en 2014. Surnommée « le pire cauchemar des multinationales » ou « la dame de fer », elle dispose d’un réel pouvoir de sanction qui lui permet de s’attaquer aux géants du web. Des pratiques fiscales d’Apple aux abus de Google, la firme de Mountain View a écopé durant l’été d’une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante, et les actions à leur encontre se multiplient.

Apple Store

© Apple

Condamnée par Bruxelles à payer une amende record de 13 milliards d’euros, l’entreprise dirigée par Tim Cook est elle aussi dans le collimateur de l’Union européenne. Magrethe Vestager a expliqué lors d’une conférence de presse que la Commission européenne avait mené « des enquêtes très préliminaires » afin de savoir si la taille d’Apple pourrait avoir un effet anticoncurrentiel en Europe. Les résultats de ses investigations ont conduit à la conclusion que la firme californienne ne se trouvait pas dans une position dominante sur ses différents marchés. « Nous avons mené des enquêtes préliminaires dans certains domaines et nous constatons qu’Apple n’est pas une société dominante. C’est une grande entreprise, mais elle n’exerce pas une position dominante, contrairement à Google sur certains de ses marchés », a déclaré la commissaire européenne à la concurrence dans des propos relayés par Business Insider.

Apple occupe une place centrale sur le segment des smartphones, mais évite d’être en situation de monopole

Margrethe Vestager était notamment interrogée sur le cas iMessage et sur le risque de voir la plateforme d’Apple faire trop d’ombre à ses concurrents sur le marché des messageries. Si la commissaire à la concurrence de l’UE assure ne pas avoir « spécifiquement examiné les messages », elle indique que le statut de la firme de Cupertino ne justifie pas l’ouverture de procédures. Cette différence de traitement s’explique par la position dominante de Google dans la recherche, mais aussi par la part de marché de leur système d’exploitation mobile respectif. Selon StatCounter, la part de marché d’Android dans le monde est de 74,73 % contre 22,3 % pour iOS. Des chiffres impressionnants pour une marque présente uniquement sur le haut de gamme avec son iPhone, mais insuffisants pour la placer en situation de monopole.


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