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ARM va continuer de travailler avec Huawei sur ses puces mobiles

Malgré l'embargo américain, Huawei et ARM vont pouvoir poursuivre leur collaboration. Le concepteur de puces assure que ses technologies sont d'origine britannique, ce qui va permettre au géant chinois de continuer à développer ses puces Kirin.

Vous le savez sans doute déjà : Huawei traverse une crise sans précédent. Dans le viseur de Donald Trump et de son gouvernement, le géant chinois a vu beaucoup de ses partenaires prendre du recul, à commencer par Google et ARM. Spécialiste de la conception de puces pour mobiles, la firme britannique avait annoncé en mai qu’elle suspendait ses activités avec Huawei, pour se conformer au décret de Donald Trump. Ce dernier interdit aux entreprises américaines de partager leurs technologies avec des sociétés jugées « à risques », figurant sur une liste noire. Le fabricant de smartphones et équipementier chinois étant bien sûr la principale cible du président américain.

Huawei Kirin 990

© Huawei

Pour permettre à Huawei et surtout aux entreprises américaines de s’adapter à la situation, les États-Unis ont accordé en août un nouveau sursis de 90 jours. Celui-ci se termine le 19 novembre et il ne devrait pas être renouvelé, obligeant la firme chinoise a ne plus commercer avec les sociétés américaines. Huawei pourra néanmoins compter sur le soutien de ARM, qui rappelle qu’il n’est pas américain mais anglais. Le concepteur de puces britannique, filiale de la société japonaise SoftBank, annonce qu’il va continuer à fournir ses technologies à Huawei et sa filiale HiSilicon, permettant à ces derniers de poursuivre le développement des puces Kirin, basées sur une architecture ARM. Selon Reuters, l’équipe juridique de la firme britannique a déterminé que ses technologies étaient d’origine britannique et ne seraient donc pas concernées par les restrictions américaines.

« Les architectures ARM V8 et V9 sont des technologies d’origine britannique », a confirmé une porte-parole à l’agence de presse. Elle ajoute : « ARM peut fournir un support à HiSilicon pour l’architecture ARM v8-A, ainsi que pour la nouvelle génération de cette architecture, à la suite d’un examen approfondi des deux architectures, qui sont considérées comme d’origine britannique ». Une prise de position forte et une excellente nouvelle pour Huawei qui n’avait pas manqué d’apporter son soutien à son partenaire au mois de mai. Alors que l’avenir de la marque reste flou et dépend de la guerre commerciale sino-américaine, le fait de ne plus pouvoir compter sur ARM aurait été catastrophique.

Huawei n’a pas réglé tous ses problèmes

Spécialiste en design de processeurs, la firme britannique propose des licences qui sont utilisées par la quasi-totalité du marché, dont Samsung, Apple ou Huawei. Ce dernier ne fait pas exception et utilise les technologies d’ARM pour concevoir ses processeurs Kirin. Toujours en grande forme malgré les sanctions américaines, Huawei peut souffler mais sait que le chemin est encore long. L’absence des services de Google reste très préjudiciable hors de Chine, même si la firme a trouvé une parade pour lancer les Nova 5T et Honor 9X avec les applications de la firme de Mountain View en Europe.


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