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En Belgique comme à Hawaï, on affirme le combat contre les loot boxes

La polémique autour du modèle économique initialement mis en avant par Electronic Arts en ce qui concerne Star Wars Battlefront 2 ne risque pas de s'arrêter de sitôt. C'est en tout cas que qu'indique la classe politique belge en débattant sur la qualification des jeux contenant des loot boxes, des propos repris en cœur du côté d'Hawaï par la chambre des représentants.

Non, la controverse autour des loot boxes de Star Wars Battlefront 2 ne s’arrêtera pas, même après la trêve temporaire proposée par Electronic Arts. Si l’éditeur s’est effectivement rétracté en retirant toutes les micro-transactions du jeu pour sa sortie, la classe politique belge ne compte pas lâcher l’affaire sur ce qu’elle considère comme de la prédation économique. C’est en tout cas ce que rapporte le site VTM.

Koen Geens, ministre de la Justice dans le pays, aimerait ainsi interdire purement et simplement les achats amenant un résultat aléatoire, qu’il considère comme relatif aux jeux d’argent. Le point central derrière la réflexion de l’homme, mais aussi de la commission qui avait étudié la question il y a un peu moins d’une semaine, reste tout de même tourné vers les jeunes joueurs. Grosso modo, mélanger jeux et jeux d’argent (pour l’aspect aléatoire de la récompense en payant des caisses de butin) serait dangereux et nuisible pour la santé mentale des enfants.

loot boxes

Son de cloche similaire pour Chris Lee, membre de la chambre des représentants de l’État d’Hawaï. L’homme a d’ailleurs précisé sa pensée sur Reddit : « ce combat existe pour protéger les enfants, les familles, la liberté d’exploitation, mais également le futur du divertissement dans ce pays. »

« Pendant que nous nous faisons entendre à Hawaï, nous avons aussi discuté avec nos homologues dans d’autres Etats, qui pensent se pencher sur cette problématique » a ainsi continué Lee, avant d’inviter tout un chacun à faire entendre sa voix et solliciter ses représentants afin de donner du poids à l’action. « Ce genre de loot boxes et autres micro-transactions sont ouvertement confectionnées pour s’attaquer et exploiter la psychologie humaine, de la même manière que les jeux au casino sont créés. Ce qui est particulièrement vrai pour les jeunes adultes, comme l’expliquent des psychologues et autres experts dans le domaine. »

Une affaire qui va toucher l’Europe

Du côté de la Belgique, Geens souhaite lui empêcher que de telles fonctionnalités s’étendent et ne se reproduisent, ce qui se fera avec plus de temps, mais aussi la saisie de l’Union européenne dans son ensemble. En France, c’est l’UFC-Que-Choisir qui continue l’offensive, après l’interpellation du secrétaire d’Etat aux affaires numériques par le sénateur Jérôme Durain. « l’UFC-Que Choisir demande que ces « loot boxes », dont le contenu est nécessaire pour avancer dans le jeu, soient qualifiées de jeux de hasard et régulées comme telles » commence dont l’organisme, avant d’indiquer la saisie de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel).

Nul doute que l’affaire continuera de rebondir encore un long moment, touchant potentiellement un grand nombre de jeux comme Overwatch, les jeux mobiles, les MMO ou encore les jeux de cartes. La suite au prochain épisode, donc.


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