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Applications de visioconférence : les unions de consommateurs invitent à la prudence

Très utilisées ces dernières semaines, les applications de visiophonie voient transiter nombre d'informations privées et réunissent des utilisateurs parfois novices aux outils connectés. Aux USA, l'organisme dédié à la consommation invite à la prudence.

Depuis le début du confinement, les applications de visioconférence voient leur succès croître à grande vitesse. L’un des service les plus en vue du moment, Zoom, a d’ailleurs vu son usage atteindre 300 millions de personnes connectées à des réunions virtuelle par jour – et non 300 millions d’utilisateurs inscrits par jour, comme initialement indiqué par la firme -, tandis que des outils tels que Facebook Messenger ou Whatsapp revendiquent des usages plus que doublés depuis mars.

Zoom

© Zoom

La vogue des services de conversations vidéo pose évidemment la question, moins exposée jusqu’alors, de la confidentialité des données partagées pendant les échanges. Zoom s’est rapidement vu épingler pour un respect de la vie privée jugé insuffisant, et s’est engagé en avril à passer trois mois à rectifier le tir, publiant il y a une dizaine de jours une première mise à jour. Est-ce à dire que Zoom – dont l’usage a été interdit par certaines collectivités et institutions – fait figure d’exception dans un paysage applicatif irréprochable ? À en croire Consumer Reports, l’équivalent américain de l’Union française des consommateurs, « ce n’est pas seulement Zoom ».

L’organisation s’est attachée à étudier les conditions d’utilisation de certaines d’entre elles : chez Microsoft, Skype et Teams, chez Google, Meet, Duo et Hangouts et enfin l’outil Webex de Cisco. Quoique les règles d’usage de ces derniers services ne soient pas exactement les mêmes, Consumer Reports rappelle que « ces services collectent davantage de données que ne le savent les consommateurs ». Et d’expliquer : « Selon leur politique de confidentialité, ces trois entreprises peuvent récolter des données pendant que vous êtes en visioconférence, les recouper avec des informations livrées par des fournisseurs de données et autres sources pour établir des profils de consommateurs, et potentiellement puiser dans les vidéos dans l’optique, par exemple, d’entraîner des systèmes de reconnaissance faciale ».

Concrètement donc, l’association de consommateurs ne relève pas de faille particulière, mais invite à la prudence. Elle encourage notamment à éviter de divulguer des informations confidentielles durant les réunions en ligne, à s’y loguer à l’aide d’une adresse email dédiée, à couper sa webcam au cas où l’organisateur de la visio choisisse de l’enregistrer ou encore à… passer de bons vieux appels téléphoniques. Des conseils de bon sens, donc, que l’organisme recommande d’appliquer au tout nouveau venu Facebook Rooms, mais aussi au très ludique Houseparty, dont le fonctionnement diffère légèrement.

Laure Renouard

Laure Renouard

Journaliste - Fonctionne aussi hors connexion


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