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Death by Pokémon Go : l’étude alarmiste sur les dégâts causés par le jeu

Pokémon Go serait, sans surprise, à l'origine d'une augmentation des accidents de la route sur la période suivant la sortie du jeu.

Peut-on comptabiliser le nombre de morts, de blessés, ou même les dégâts matériels causés par Pokémon Go ? Peut-être, du moins d’après l’étude Death by Pokémon Go, qui se base sur un comté de l’Indiana pour établir des conclusions à l’échelle des États-Unis.

Signée par deux chercheurs de la Krannert School of Management de l’Université de Purdue, l’étude explique que Pokémon Go a causé « une augmentation disproportionnée des accidents de véhicules et des dommages aux véhicules, des blessures corporelles et des décès dans les environs des PokéStops, où les utilisateurs peuvent jouer au jeu en conduisant ». Ils expliquent ainsi avoir étudié 12 000 rapports de police, sur la période du 1er mars 2015 au 30 novembre 2016 correspondant, avant la sortie du jeu, puis sur les cinq mois la suivant. Ils ont alors pu recueillir l’heure, la date, la localisation, la valeur des dommages, ainsi que des données sur les blessures ou les décès.

pokemon go driving

L’augmentation du nombre d’accidents à proximité de PokéStops pouvant être attribué à l’introduction de Pokémon GO est alors, selon eux, de 134 à travers le comté au cours des 148 jours qui ont suivi l’introduction du jeu, soit 47 % des augmentations d’accidents à travers le comté. De plus, 31 blessures corporelles supplémentaires ont été enregistrées, et le comté aurait connu deux décès de moins si Pokémon Go n’avait pas été lancé. L’étude se risque donc à transposer théoriquement ces chiffres à l’échelle nationale : 145 632 accidents, 29 370 blessures, et 256 décès. Quant à l’augmentation des coûts liés à ces accidents, elle se situerait entre 2 et 7,3 milliards de dollars.

Néanmoins, il ne s’agit là que de statistiques, mêlées à des « si ». Et les deux chercheurs semblent s’être attelés à prouver la théorie plus qu’à la réfuter, et donc aller dans le sens des faits qui tendent à incriminer Pokémon Go. L’autre élément à garder en mémoire au moment de lire l’étude, c’est que Pokémon Go pourrait très bien être remplacé par d’autres phénomènes de mode ayant bousculé les habitudes et comportements : le smartphone, le selfie, Snapchat, et tant d’autres facteurs d’accidents.

Romain Challand

Romain Challand

Journaliste


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