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Les déchets électroniques ont doublé en Chine en l’espace de 5 ans

D'après une étude réalisée par l'Université des Nations Unies, le continent asiatique doit faire face à une augmentation de plus de 60 % de ses déchets électroniques. En Chine, entre 2010 et 2015, ceux-ci ont plus que doublé.

Trimestre après trimestre, année après année, on rapporte dans diverses publications que les ventes de produits électroniques augmentent. Désormais, avec l’avènement de la microélectronique, ces produits se déclinent sous toutes les formes et dans toutes les tailles. Et ces objets connectés, que l’on comptera par dizaines de milliards très bientôt, s’introduisent avec enthousiasme dans la vie des consommateurs, mais en sortent parfois de façon moins glorieuse.

107 % en Chine

La preuve, c’est que d’après une étude publiée par l’Université des Nations Unies, l’Asie a bien du mal à gérer ses déchets électroniques. En effet, le document explique que ces déchets ont augmenté de 62,7 % en moyenne entre 2010 et 2015 dans les douze pays concernés par l’étude (Chine, Thaïlande, Corée du Sud, Japon, Taiwan, Hong Kong, Philippines, Indonésie, Singapour, Malaisie, et Cambodge). Le plus mauvais élève dans ce domaine, c’est l’ancien empire du Milieu, où les déchets électroniques ont plus que doublés (107 %) sur cette période, atteignant 6681 kilotonnes.

dechets electroniques

 

Toutefois, la Chine n’est pas le seul mauvais élève. Le Vietnam, par exemple, affiche une augmentation de 90,9 % de ces déchets sur la même période, mais en a produit « seulement » 451 kilotonnes. Le Japon, quant à lui, n’a vu ses déchets augmenter que de 13,2 %, mais en a tout de même produit 2232 kilotonnes sur la période de référence.

Des raisons variées

Comment expliquer ces énormes augmentations de déchets ? L’Université des Nations Unies, basée au Japon, a plusieurs pistes. D’abord, il y a la multiplication des objets connectés et autres gadgets, faciles à produire et qui peuvent se vendre à bas prix. On peut coupler ceci à une augmentation du pouvoir d’achat en Asie de l’Est et du Sud-Est, avec plus d’acheteurs potentiels à la clé pour ces gadgets.

L’étude soulève aussi l’inévitable durée d’usage de ces produits, qui a tendance à toujours décroître. Plus les produits sont renouvelés – pour une question de mode ou d’obsolescence de la technologie -, plus les déchets s’accumulent. Reste alors la question du traitement de ces déchets, dont la réponse manque cruellement.

N’hésitez pas à consulter l’étude complète.

Romain Challand

Romain Challand

Journaliste


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