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Embargo : vers un nouveau sursis de deux semaines pour Huawei

Les États-Unis pourraient accorder un nouveau sursis de deux semaines à Huawei. La mesure doit permettre aux entreprises américaines de continuer à traiter avec le géant chinois, alors qu'une prolongation plus importante serait à l'étude.

Les mois se suivent et se ressemblent pour Huawei, engagé dans un bras de fer qui l’oppose au gouvernement de Donald Trump. Le géant chinois est toujours dans le flou,alors que le second sursis accordé par Washington doit prendre fin ce 19 novembre. Peu enclins à faire des efforts concernant le cas Huawei, les États-Unis pourraient finalement accorder une nouvelle autorisation commerciale à l’entreprise, si l’on en croit Reuters. L’agence affirme que l’administration de Donald Trump devrait prolonger de deux semaines l’autorisation accordée aux firmes américaines de commercer avec Huawei.

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© Huawei

Cette prolongation serait beaucoup plus courte que la précédente, de 90 jours, et pourrait être officialisée d’ici quelques heures. En pleine guerre commerciale avec la Chine, cette décision ne vise pas à apaiser les tensions entre les deux puissances, mais à laisser du temps aux opérateurs ruraux américains qui utilisent toujours des équipements Huawei. « Il y a suffisamment de problèmes de service téléphonique dans les zones rurales – nous ne voulons pas les assommer davantage. L’un des principaux objectifs des licences générales temporaires est donc de permettre à ces [opérateurs] ruraux de poursuivre leurs activités », explique le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross.

Une prolongation longue durée serait à l’étude

Une décision qui permettrait aussi à Huawei de repousser l’échéance jusqu’au 3 décembre, avec l’espoir d’obtenir un nouveau sursis plus important. Selon l’une des sources de Reuters, une prolongation « plus importante est à l’étude, mais elle n’a pas encore été finalisée en raison d’obstacles réglementaires ». Le site Politico évoquait il y a quelques jours un possible répit de six mois pour Huawei qui a déjà obtenu deux sursis de trois mois. Le géant chinois, qui a toujours nié les accusations de Donald Trump, n’a pas souhaité commenter les rumeurs et hypothèses, tout comme le département américain du Commerce. Une prolongation pourrait néanmoins faire les affaires des deux camps, laissant du temps aux opérateurs ruraux de changer d’équipements et à Huawei de trouver une alternative logicielle à Android.


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