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Espionnage : les États-Unis affirment avoir des preuves contre Huawei

Des responsables américains affirment pouvoir démontrer que Huawei utilise des "backdoors" pour espionner les réseaux mobiles du monde entier. Le géant chinois continue de nier.

Après les accusations, les États-Unis assurent avoir la preuve que Huawei peut espionner les réseaux de télécommunications. Des responsables américains ont indiqué au Wall Street Journal que le géant chinois a installé des « portes dérobées » (backdoors) sur les réseaux télécoms pour lesquels il fournit des équipements. En plus d’être le numéro deux du marché du smartphone, Huawei est en effet le premier équipementier réseau mondial. Une situation qui inquiète les États-Unis depuis de nombreuses années et tout particulièrement Donald Trump. Tandis qu’ils ont placé Huawei sur liste noire sur leur territoire, les États-Unis tentent de convaincre leurs alliées de boycotter les équipements du fabricant, tandis que ce dernier se défend des accusations portées contre lui.

Huawei Logo

© Huawei

« Nous avons la preuve que Huawei a la capacité d’accéder secrètement à des informations sensibles et personnelles dans les systèmes qu’il maintient et vend dans le monde entier », assure le conseiller américain pour la sécurité nationale, Robert O’Brien, au Wall Street Journal, cité par Ars Technica. Les États-Unis accusent depuis longtemps Huawei d’espionnage pour le compte de la Chine, mais le gouvernement n’a jamais directement présenté de preuves. Le WSJ rappelle que les équipementiers « sont tenus par la loi d’intégrer dans leur matériel des moyens permettant aux autorités d’accéder aux réseaux à des fins légales », mais ils « sont également tenus de construire les équipements de manière à ce que le fabricant ne puisse pas y accéder sans le consentement de l’opérateur du réseau ». Or les responsables américains affirment que Huawei a violé ces lois afin de conserver la capacité d’accéder aux réseaux.

Huawei-USA : la guerre des mots fait rage

Les États-Unis auraient récemment partagé ces preuves avec d’autres pays, dont le Royaume-Uni et l’Allemagne. Fin janvier, le gouvernement allemand indiquait disposer de preuves montrant que Huawei coopérait avec les services de renseignements chinois. Ces éléments auraient été « transmis par les États-Unis » à la fin de l’année 2019. La firme de Shenzhen, qui était sortie de sa réserve pour démentir ces informations, a une nouvelle fois nié ces accusations. Le responsable de la sécurité de Huawei, Andy Purdy, a déclaré : « Nous nions vigoureusement l’allégation selon laquelle nous conservons une telle capacité. Nous nions également avoir jamais accédé de façon inappropriée à des informations ou des données relatives aux clients ».

Ces déclarations font suite à la décision du Royaume-Uni d’autoriser Huawei à participer au déploiement de la prochaine génération de communication mobile sur son territoire. Pour Huawei, il ne fait aucun doute que la société est victime de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. « Les États-Unis sont déterminés à agir de la sorte, et je pense que c’est la situation géopolitique entre la Chine et les États-Unis qui est à l’origine de cette situation. Les États-Unis ne sont pas disposés à examiner les faits et les preuves, et ils vont faire tout ce qu’ils peuvent pour bloquer notre capacité à fournir des produits aux réseaux de communication du monde entier », détaille Andy Purdy.


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