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Les États-Unis s’apprêtent à durcir encore le ton contre Huawei

Les ennuis sont loin d'être terminés pour Huawei. L’autorité américaine du secteur des communications va prendre de nouvelles mesures afinn d'interdire aux opérateurs locaux d'acheter des équipements au géant chinois. Le groupe ZTE est également concerné par cette décision.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour Huawei. Le géant chinois des smartphones a obtenu hier le soutien du Britannique ARM, qui a publiquement annoncé son intention de continuer à travailler avec le numéro deux du secteur. Une annonce importante pour Huawei, qui reste en effet dans le viseur du gouvernement américain. L’agence Reuters rapporte que la FCC, le régulateur américain des télécoms, veut empêcher les opérateurs télécoms nationaux de recourir à des financements publics pour acheter des équipements et services des géants chinois Huawei et ZTE.

Huawei MWC

© Huawei

Les deux sociétés subissent depuis plusieurs mois les foudres des autorités américaines. Elles sont régulièrement accusées par Washington de représenter un danger pour la sécurité nationale en raison de liens potentiels avec les services de renseignement chinois, rappelle l’AFP. Ces liens n’ont jusqu’ici pas été prouvés, ce qui n’empêche pas les États-Unis de pousser Huawei et ZTE vers la sortie, et d’inviter ses alliés à en faire de même. Dans son nouveau projet, le régulateur américain prévoit également de demander aux opérateurs de remplacer leurs équipements acquis auprès des groupes chinois, afin de « protéger les réseaux de communication du pays ».

L’Europe reste mesurée

Ajit Pai, président de la FCC, explique dans un communiqué : « Quand il s’agit de la 5G et de la sécurité de l’Amérique, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre le moindre risque et d’espérer que tout ira pour le mieux ». Numéro un mondial des équipements télécoms, Huawei a récemment annoncé avoir livré 400 000 antennes 5G et négocié une soixantaine de contrats 5G dans le monde. Comme nous l’indiquions récemment, l’Europe garde un œil sur le géant chinois mais a décidé de ne pas lui fermer la porte. « Nous ne pouvons pas ignorer le risque que le gouvernement chinois cherche à exploiter les vulnérabilités des réseaux afin de pratiquer l’espionnage, insérer des logiciels malveillants, des virus et autrement mettre en péril nos réseaux essentiels de communication », explique pour sa part le président de la FCC.

Huawei a toujours démenti ces accusations et la Chine dénonce aujourd’hui un « harcèlement économique » des États-Unis. Ce regain de tension intervient alors que l’administration Trump doit statuer sur le cas Huawei le 19 novembre. Cette date marque en effet la fin du sursis accordé par les autorités américaines au géant chinois.


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