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Évincé des réseaux sociaux, Donald Trump va poursuivre Facebook, Twitter et Google en justice

L’ancien Président américain Donald Trump annonce des poursuites judiciaires contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons. Cette décision fait suite à sa mise à l’écart de ces réseaux sociaux en début d’année.

Donald Trump riposte après son éviction des réseaux sociaux. L’ancien Président des États-Unis conteste cette décision et a annoncé le dépôt d’une plainte collective contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons respectifs Mark Zuckerberg, Jack Dorsey et Sundar Pichai. Il accuse ces dirigeants d’être responsables d’une censure “illégale, inconstitutionnelle” et d’avoir “violé le droit à la liberté d’expression garanti par le premier amendement” de la Constitution américaine, rapportent l’AFP et plusieurs médias anglophones comme Ars Technica ou l’agence Reuters.

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© Wikimedia Commons

“Aujourd’hui, aux côtés de l’America First Policy Institute [une organisation qui promeut les politiques défendant ‘l’Amérique d’abord’ de Donald Trump] je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech”, a expliqué Donald Trump depuis son club de golf de Bedminster. L’ancien Président souhaiterait intenter un recours collectif, ce qui signifie qu’il représenterait les intérêts d’autres utilisateurs de Twitter, Facebook ou YouTube (Google) qui estiment avoir été injustement réduits au silence. En plus de s’en prendre aux dirigeants de ces trois géants, le milliardaire a expliqué : “Nous demandons au tribunal fédéral du district sud de la Floride d’ordonner l’arrêt immédiat de la censure illégale et honteuse de la part des groupes de réseaux sociaux visant les Américains. Nous exigeons (…) la fin du silence forcé.”

L’ancien Président américain critique les méthodes de la Big Tech

Il assure qu’“il n’y a pas de meilleure preuve que la Big Tech est hors de contrôle que le fait qu’ils ont interdit le Président des États-Unis en fonctions” sur leurs plateformes. “S’ils peuvent me le faire à moi, ils peuvent le faire à n’importe qui. Et d’ailleurs, c’est exactement ce qu’ils font, a-t-il ajouté. Nous sommes engagés dans un combat que nous allons gagner”. Selon Ars Technica, ces poursuites judiciaires du milliardaire sont pourtant “presque vouées à l’échec”, car la Section 230 du Communications Decency Act permet à Facebook, YouTube et de nombreux autres sites hébergeurs de ne pas être tenus responsables des propos tenus par les utilisateurs et d’intervenir sur leurs plateformes.

Compte Twitter Donald Trump

© Capture d’écran (@realDonaldTrump/Twitter)

Durant son mandat, Donald Trump a tenté d’abolir cette loi qui protège les réseaux sociaux et empêche les poursuites judiciaires liées aux contenus publiés par des tiers. Outre les patrons de Facebook, Twitter ou Google, l’ancien Président est également en froid avec Jeff Bezos, l’ex-PDG d’Amazon.

Le retour médiatique de Donald Trump

L’offensive de Donald Trump pourrait finalement n’être qu’une opération de communication, quelques mois après son éviction des principaux réseaux sociaux. Facebook ou Twitter ont en effet décidé de bannir Donald Trump suite à l’assaut du Capitole le 6 janvier dernier. En juin, Facebook a confirmé que le compte de Donald Trump était suspendu pour deux ans. Avant ces décisions, il comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram.


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