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Facebook s’explique sur le partage des données personnelles et l’accès aux messages privés

Dans la tourmente après les révélations du New York Times, Facebook s'explique au sujet des accès "partenaires" accordés à des entreprises comme Microsoft, Apple, Amazon ou Yahoo. Le réseau social précise pourquoi Spotify et Netflix ont pu avoir accès aux messages privés.

Après le scandale Cambridge Analytica en début d’année, Facebook doit faire face aux accusations du New York Times en cette fin d’année 2018. Selon le quotidien new-yorkais, Facebook a permis à de nombreuses entreprises d’accéder aux données personnelles de ses utilisateurs. Apple, Microsoft, Netflix et Spotify figurent notamment dans cette liste de sociétés « partenaires » ayant profité d’un accès privilégié. La firme de Cupertino aurait par exemple pu accéder aux contacts et calendriers, tandis que Bing de Microsoft aurait eu un accès aux informations de contacts des utilisateurs. L’information la plus commentée concerne toutefois Netflix et Spotify qui étaient autorisés à lire les messages privés selon le New York Times. Depuis ces révélations, la plupart des entreprises impliquées se défendent d’avoir profité de ces accès pour consulter les données personnelles des utilisateurs sans leur consentement. C’est notamment le cas de Netflix ou d’Apple. Très vite, le réseau social a publié un communiqué dans lequel il assure qu’« aucun de ces partenariats ou fonctionnalités n’a donné à ces entreprises accès à des informations sans la permission des utilisateurs ni enfreint notre accord de 2012 avec la FTC (Federal Trade Commission, autorité américaine de la concurrence) ».

Facebook application

© Creative Commons

Face à la polémique, la firme de Mark Zuckerberg a souhaité apporter des précisions sur l’accusation selon laquelle Facebook aurait divulgué des messages privés à des partenaires à leur insu. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec quatre partenaires pour intégrer des fonctions de messagerie dans leurs produits afin que les gens puissent envoyer des messages à leurs amis Facebook – mais seulement s’ils choisissent d’utiliser la connexion Facebook. Ces expériences étaient claires pour les utilisateurs et n’étaient disponibles que lorsque les gens se connectaient à ces services avec Facebook. Elles sont désormais fermées depuis près de trois ans », précise le réseau social. Alors que le NYT évoquait trois entreprises, Facebook indique qu’il y avait quatre partenaires : Netflix, Spotify, Royal Bank of Canada et Dropbox.

Ime Archibong, vice-président partenariats produits, explique que ces pratiques sont courantes dans le secteur. Il prend l’exemple d’Alexa ou l’application Mail d’Apple qui peuvent accéder aux mails pour les lire à haute voix ou simplement les consulter. Concernant les partenariats de Facebook, les utilisateurs pouvaient par exemple envoyer des messages à leurs amis sur ce qu’ils écoutaient sur Spotify ou regardaient sur Netflix directement via ces applications, à une époque où Messenger n’existait pas encore. Avec Dropbox, l’utilisateur pouvait partager des liens vers des dossiers comme une collection de photos tandis que l’application Banque Royale du Canada donnait la possibilité aux utilisateurs d’être prévenus lors d’un transfert d’argent.

Facebook Netflix messagerie

La fonction messagerie sur Netflix © Facebook

Pourquoi certains partenaires ont-ils un accès de lecture/écriture/suppression des messages ?

Facebook va plus loin dans ces explications concernant le géant de la musique en ligne et le roi de la SvOD Netflix. « Pour que vous puissiez écrire un message à un ami Facebook depuis Spotify, par exemple, nous devions donner à Spotify un « accès en écriture ». Pour que vous puissiez relire vos messages, nous avions besoin de Spotify pour avoir un « accès en lecture ». « Supprimer l’accès » signifie que si vous supprimez un message depuis Spotify, il sera également supprimé de Facebook. Aucun tiers ne lisait vos messages privés ou n’écrivait des messages à vos amis sans votre permission », précise le réseau social. Ce dernier s’attaque également aux révélations du New York Times en expliquant : « De nombreux articles laissent entendre que nous envoyions des messages privés à nos partenaires, ce qui n’est pas exact ». Enfin, le groupe américain indique que « ces partenariats ont fait l’objet de négociations approfondies, détaillant comment la tierce partie utiliserait l’API et à quelles données elle pourrait avoir accès et auxquelles elle ne pourrait pas avoir accès ».


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