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Facebook confirme qu’il piste les internautes, comme Google ou Twitter

En pleine tourmente, Facebook revient sur la manière dont il collecte les données personnelles des utilisateurs déconnectés ou qui n'ont pas de compte. Le réseau social rappelle également qu'il n'est pas le seul et vise Twitter ou Google.

La semaine dernière, Mark Zuckerberg avait rendez-vous devant le Congrès américain. Son témoignage était très attendu et le PDG du réseau social a répondu « à plus de 500 questions ». Nous avions d’ailleurs évoqué les cinq points à retenir de ce passage très médiatique. Il avait également prévenu que sa firme reviendrait sur certains points qui n’ont pu être évoqués lors de son passage. Sur son blog, le réseau social revient sur la façon dont il rassemble des informations à votre sujet, même lorsque vous n’êtes pas connecté à Facebook. C’est David Baser, Product Management Director du groupe, qui propose une série de questions-réponses afin d’éclaircir plusieurs points. Il revient notamment sur la façon dont Facebook récupère des données personnelles à partir d’autres sites et applications.

Facebook

© Creative Commons / geralt

Le réseau social rappelle que « de nombreux sites et applications utilisent les services de Facebook pour rendre leur contenu et leurs publicités plus attrayants et pertinents ». Parmi ces services, on notera la présence des boutons J’aime et Partager ou l’utilisation de son compte pour se connecter à un autre site ou application (Facebook Login). L’outil Facebook Analytics permet également d’avoir des informations sur les utilisateurs (adresse IP, navigateur et OS utilisés…). David Baser explique : « Lorsque vous visitez un site ou une application qui utilise nos services, nous recevons des informations même si vous êtes déconnecté ou si vous n’avez pas de compte Facebook. C’est parce que les autres applications et sites ne savent pas qui utilise Facebook ».

Facebook fait comme Google, Twitter ou LinkedIn

Facebook ne s’arrête pas là et explique qu’il fait simplement comme les autres. « De nombreuses entreprises offrent ce type de services, et, comme Facebook, elles obtiennent aussi des informations depuis les applications et les sites qui les utilisent. Twitter, Pinterest et LinkedIn ont tous des boutons J’aime et Partager similaires, pour aider les gens à partager sur leurs sites. Google a un service d’analyses populaire. Et Amazon, Google et Twitter offrent tous des fonctionnalités de connexion. Ces entreprises – et bien d’autres – offrent également des services de publicité. En fait, la plupart des sites Web et des applications envoient la même information à plusieurs entreprises chaque fois que vous les visitez ». L’argument du géant américain est irréfutable, l’exemple Google est l’un des plus célèbres. Pour autant, cela rend-il l’action de Facebook plus légitime ? Pas sûr.

Sûr de son fait, le roi des réseaux sociaux estime que la collecte de ces données est utile, voire nécessaire. Le fait de connaitre le système d’exploitation (Android, Windows…) et le navigateur (Chrome, Firefox, Safari…) permet de vérifier quelles fonctionnalités peuvent être proposées. Aussi, le site qui utilise l’un des services de Facebook envoie des informations au réseau social. Ce dernier va également collecter des informations sur le site ou l’application que vous utilisez. Là encore, le dirigeant du groupe américain explique que le principe est identique à celui utilisé par Google avec YouTube. Toutefois, on notera que le réseau social ne s’explique pas sur les « profils fantômes ». Un sujet qui embarrasse Mark Zuckerberg.


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