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Facebook progresse dans sa lutte contre les fake news

Une nouvelle étude met en lumière les progrès de Facebook en matière de lutte contre la prolifération de fake news. Le réseau social de Mark Zuckerberg se montre plus efficace que Twitter.

En plus des différents scandales – dont l’affaire Cambridge Analytica -, Facebook fait face à des « problèmes importants » dixit Mark Zuckerberg. Le patron du plus grand réseau social du monde a fait la promesse de « réparer » son Facebook et veut notamment s’attaquer à l’épineux problème des fake news. Les fausses informations empoisonnent depuis quelques années la vie des géants du web tels que Google, Facebook ou Twitter. Critiqués pour leur laxisme, ils ont tous décidé de réagir et les premiers résultats se font sentir.

Fake News

© Creative Commons

Des chercheurs des universités de Stanford et New York se sont penchés (Trends in the Diffusion of Misinformation on Social Media) sur l’engagement et le partage de fake news sur Facebook et Twitter entre janvier 2015 et juillet 2018. Ils ont constaté que les interactions avec des sites diffusant de fausses informations n’ont pas cessé de progresser entre le début de l’année 2015 et la fin de l’année 2016. Une période qui correspond à la campagne pour l’élection américaine finalement remportée par Donald Trump. L’événement avait été marqué par la prolifération de fausses informations et l’ingérence présumée du gouvernement russe.

Après cette période, les interactions ont diminué de manière significative (plus de 50 %) sur le réseau social de Mark Zuckerberg. Une baisse constante alors que Facebook a décidé de déclarer la guerre aux fake news et multiplie les efforts en ce sens. Malgré sa lutte contre la désinformation, Twitter ne peut pas en dire autant puisque l’engagement généré par la publication de fausses informations a continué de progresser, passant de 4 millions d’engagements en 2016 à 6 millions en 2018.

2016, l’apogée des fake news

Pour arriver à de tels résultats, les chercheurs Hunt Allcott, Matthew Gentzkow et Chuan Yu ont analysé les données et les interactions de plus de 570 sites identifiés comme étant des diffuseurs de fausses informations par Poltifact, FactCheck et Buzzfeed. Ils ont ainsi pu découvrir que l’engagement de tous ces sites sur Facebook se chiffrait à 70 millions en juillet contre 200 millions en 2016, note Engadget. Si le chiffre reste élevé, il tend à démontrer que les efforts du roi des réseaux sociaux ne sont pas vains. Les auteurs de l’étude expliquent néanmoins que le plus dur reste à faire pour les géants du web alors que les sites diffusant des fake news « apparaissent et disparaissent tout le temps » et changent régulièrement leurs noms de domaine pour échapper aux radars. Ces recherches se sont uniquement concentrés sur des sites reconnus sur la durée comme étant vecteurs de fausses informations.


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