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Facebook supprimera les « fakes news » susceptibles d’entraîner des violences

Facebook va supprimer les fausses informations qui encouragent la violence. Le réseau social poursuit sa lutte contre les fakes news, entamée en début d'année.

Facebook a un problème avec les fausses informations et le sait. Le réseau social n’est pas le seul, mais quand on compte plus de deux milliards d’utilisateurs actifs dans le monde, cela prend des proportions considérables. Lors de l’annonce de son « défi personnel » en début d’année, Mark Zuckerberg a ainsi fait part de sa volonté de « réparer » Facebook et la lutte contre les fake news (fausses informations) fait partie des priorités du réseau social.

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© Facebook

Le géant américain a déjà mis en place plusieurs mesures et opéré un grand nettoyage en supprimant 583 millions de faux comptes en trois mois. Facebook veut continuer dans cette voie et va retirer les fausses informations qui circulent sur son réseau et sont susceptibles d’entraîner des violences. L’information, confirmée par plusieurs grands médias américains, dont CNBC, vise à établir « un juste équilibre entre la liberté d’expression et une communauté sûre et authentique », explique un porte-parole de Facebook. « Il y a certaines formes de désinformation qui ont contribué à des violences physiques, et nous apportons un changement de politique qui nous permettra de réduire ce type de contenu. Nous commencerons à mettre en œuvre la politique au cours des prochains mois », ajoute-t-il.

Facebook travaillera avec des organisations locales et internationales ainsi qu’avec ses propres technologies de reconnaissances d’images pour repérer ces publications indésirables. L’AFP note que le réseau social pourra retirer des contenus inexacts ou trompeurs, comme des photos truquées, créées ou partagées pour contribuer à la violence physique ou l’exacerber.

Déjà en test au Sri Lanka

Mark Zuckerberg a toutefois déclaré que sa société ne retirerait pas les articles – même s’ils sont faux – si elle estime qu’ils n’entraînent pas des violences. Dans une interview accordée à ReCode, le PDG a réaffirmé que Facebook ne devrait pas « avoir affaire à des gens qui décident de ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas ». Le réseau social a néanmoins la responsabilité d’intervenir dans certains cas où des « informations qui divisent » seraient diffusées de manière malveillante, précise-t-il.

La nouvelle politique de Facebook a déjà été testée au Sri Lanka et sera déployée dans plusieurs pays. « Nous commençons à mettre en œuvre cette nouvelle politique dans des pays où nous voyons des exemples où la désinformation a (…) entraîné des violences », a précisé Tessa Lyons, Product Manager chez Facebook. La décision du roi des réseaux sociaux fait écho à celle de Twitter qui multiplie les initiatives pour lutter contre les fake news et les faux comptes sur sa plateforme.


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