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Facebook : un quart des utilisateurs américains ont supprimé l’application

Une vague de désamour semble toucher Facebook. Une étude révèle que 26 % des utilisateurs américains du plus grand réseau social du monde ont décidé de supprimer l'application. Plus inquiètant pour Facebook, la proportion atteint 44 % chez les jeunes.

Facebook n’a plus la cote et la tendance semble s’intensifier au fil des mois. Une nouvelle enquête publiée par le Pew Research Center révèle que 74 % des utilisateurs américains de Facebook ont changé leur relation avec le réseau social. Un peu plus de la moitié des membres âgés de 18 ans et plus (54 %) disent avoir modifié leurs paramètres de confidentialité au cours des douze derniers mois, tandis que 42 % des utilisateurs expliquent avoir fait une pause de plusieurs semaines.

Plus inquiétant pour le réseau social, plus d’un quart (26 %) des personnes interrogées déclarent avoir supprimé l’application Facebook de leur smartphone. Le sondage a été réalisé du 29 mai au 11 juin, sur un échantillon de 3 413 utilisateurs de Facebook, issus d’un échantillon plus large de 4 594 personnes.

Réseaux sociaux

© Creative Commons

Le phénomène est encore plus marqué chez les jeunes utilisateurs (âgés de 18 à 29 ans). 44 % d’entre eux affirment avoir supprimé l’application de leur appareil et 64 % déclarent avoir modifié les paramètres de confidentialités. Depuis quelques années déjà, le plus important réseau social du monde intéresse moins les jeunes générations qui lui préfèrent YouTube ou Instagram. L’étude met aussi en avant la différence de comportement puisque les plus de 65 ans ne sont que 12 % à avoir supprimé l’application Facebook (33 % ont modifié les paramètres liés aux données personnelles). Jugé non significatif à ses débuts, le mouvement #deleteFacebook a peut-être des effets à long terme.

Une tendance plus marquée chez les jeunes

Dernier point notable, l’affaire Cambridge Analytica a poussé le réseau social à mettre à jour ses paramètres de confidentialité pour faciliter le téléchargement de l’archive contenant les données personnelles que Facebook a en sa possession. L’enquête met en lumière qu’un américain sur dix (9 %) a utilisé l’outil pour récupérer son archive personnelle. Parmi ces utilisateurs, 79 % ont modifié les paramètres de confidentialité et près de la moitié (47 %) ont décidé de supprimer l’application. S’ils sont relativement peu nombreux à vérifier les données recueillies par Facebook, ces utilisateurs semblent plus soucieux de protéger leur vie privée.

Les résultats de cette étude viennent confirmer les difficultés rencontrées par Facebook au deuxième trimestre. L’entrée en vigueur du RGPD a également fait perdre 3 millions d’utilisateurs quotidiens dans l’Union européenne. Outre-Atlantique, la volonté du gouvernement de mettre la main sur les conversations Messenger ne devrait pas rassurer les membres du plus grand réseau social du monde.


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