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Fake news : le Sénat français souhaite entendre Mark Zuckerberg

La commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat a rejoint la "grande commission internationale" souhaitant entendre Mark Zuckerberg sur l’implication de Facebook dans les fake news. Mais le patron du réseau social sera absent des débats et c'est Richard Allan, directeur des affaires publiques de Facebook, qui fera face aux parlementaires.

Après le Royaume-Uni, le Canada, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, l’Irlande, la Lettonie et Singapour, c’est au tour de la Belgique et de la France de demander des comptes à Facebook. La commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat va rejoindre la « grande commission internationale ». Formée de parlements nationaux, elle souhaite entendre Mark Zuckerberg sur l’implication du réseau social dans les fake news et la coalition a décidé de hausser le ton. Après un passage remarqué devant le Sénat américain en avril dernier, les Parlements britanniques et canadiens avaient décidé d’unir leurs forces pour demander à Mark Zuckerberg de s’expliquer devant eux.

zuckerberg testimony

Mark Zuckerberg lors de son passage devant le Sénat américain © Labo Fnac

Par deux fois, le réseau social a décliné l’invitation en expliquant que son célèbre patron ne « serait pas en mesure d’être à Londres » à la date prévue (le 27 novembre) et qu’il était donc dans « l’incapacité d’accepter l’invitation ». La commission lui a alors proposé de témoigner par visioconférence, mais l’entreprise américaine a une nouvelle fois déclinée la proposition. Face aux refus répétés de Facebook, des parlementaires de plusieurs pays ont décidé de se joindre à la demande « afin d’obliger Mark Zuckerberg à venir répondre aux questions devant les représentations nationales », comme l’explique la commission de la culture du Sénat.

Dans son communiqué, Elle explique que « le scandale de Cambridge Analytica et de la récupération par cette société des données de millions d’internautes a mis en relief les failles du dispositif de protection des données de Facebook ». De plus, la « responsabilité de cette société a également été pointée du doigt dans la manipulation de l’information, notamment au moment de la campagne présidentielle américaine ». Si le fondateur et PDG de Facebook a déjà été auditionné par le Congrès américain et le Parlement européen sur ces sujets, d’autres parlements nationaux « ont émis le souhait de l’entendre ». Le Sénat français « a décidé de s’associer à cette initiative et rappelle ainsi son attachement à la défense des données personnelles et à la responsabilisation des plateformes dans la lutte contre la manipulation des opinions ».

Mark Zuckerberg ne veut pas se rendre à Londres

La sénatrice Catherine Morin-Dessailly, présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, précise : « les fakes news sont une menace pour la démocratie. Il est donc légitime que Facebook compte aux représentants du peuple ». À l’origine de la proposition de loi visant à lutter contre l’exposition précoce des enfants aux écrans, elle sera présente à Londres pour cette audition, mais ne croisera pas Mark Zuckerberg. À la place, Facebook a décidé d’envoyer Richard Allan, son directeur des affaires publiques. Le grand comité international a finalement accepté la proposition du réseau social, mais « croit toujours » que le patron de Facebook reste la « personne la plus appropriée » pour répondre aux questions importantes sur la confidentialité, la sûreté, la sécurité et le partage des données, peut-on lire sur le site du Parlement britannique. En se joignant à cette initiative, le Sénat français a décidé de relancer l’invitation.


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