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La France réfléchirait à des mesures pour mieux contrôler Huawei

Le gouvernement pourrait durcir le ton contre Huawei en prenant une série de mesures pour mieux contrôler le géant chinois. Un amendement "anti-Huawei" a déjà été présenté.

Le dossier Huawei continue de faire des remous. Persona non grata dans de nombreux pays, dont les États-Unis, le géant chinois pourrait désormais se trouver en difficulté sur le sol français. Selon Les Échos, le gouvernement « envisage de prendre une série de mesures visant à limiter le déploiement de Huawei dans l’Hexagone » et mieux le contrôler. Numéro un mondial des équipements télécoms, Huawei a déjà été écarté du marché de la 5G dans de plusieurs pays occidentaux (Australie, Nouvelle-Zélande, Japon et États-Unis) et subit la pression de Washington. Donald Trump souhaiterait en effet voir ses alliées boycotter les équipements Huawei et le débat fait rage en Europe, en particulier en France et Allemagne.

Pour museler les ambitions de Huawei en France, plusieurs pistes sont à l’étude et l’une des premières mesures consisterait en une extension du pouvoir d’agrément de l’Anssi, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, indique le quotidien français. L’objectif du gouvernement serait de mieux contrôler Huawei, sans toutefois déclarer ouvertement la guerre à la Chine comme ont pu le faire les États-Unis. Outre-Atlantique, l’administration Trump réfléchirait d’ailleurs à instaurer un embargo à l’encontre du géant chinois selon Bloomberg.

Huawei Logo

© Huawei

La France surveille aussi Huawei

De son côté, le gouvernement français compterait profiter de la loi pacte pour faire passer un amendement « anti-Huawei ». Toujours selon Les Échos, cet amendement « a été présenté le 16 janvier lors d’une réunion à Bercy qui a rassemblé Orange, SFR, Free, Bouygues Telecom, la Direction générale des entreprises (DGE), l’Arcep (le régulateur des télécoms), la Fédération française des télécoms (FFT) et l’Anssi ». À noter que l’Anssi pourrait également avoir un droit de regard « rétroactif » qui toucherait alors les produits Huawei installés lors des précédentes générations mobiles (3G, 4G). Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Huawei n’étaient pas présents lors de cette rencontre.

Contrairement à d’autres pays, la France s’était jusqu’ici montrée prudente sur le cas Huawei. Fin novembre, nous rapportions qu’il n’était pas question d’interdire totalement les équipements de Huawei, mais que le gouvernement s’inquiétait de voir les opérateurs télécoms français s’équiper auprès du géant chinois pour préparer l’arrivée de la 5G. Si Orange a confirmé qu’il n’était pas question d’utiliser les équipements de Huawei pour sa 5G française, « plusieurs événements récents » ont poussé le gouvernement à se presser. Le projet de SFR qui souhaitait installer des équipements de la marque chinoise en région parisienne est notamment évoqué.


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