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Futur en Seine 2017 ouvre ses portes et dévoile ses talents

Le festival Futur en Seine version 2017 est lancé, et les quelques 150 exposants présents à la Villette dévoilent leurs projets plus ou moins originaux.

Hier marquait le lancement de l’édition 2017 du festival Futur en Seine. Cette année, celui qu’on a connu du côté de la Gaieté Lyrique, dans le centre de Paris, a opté pour un espace moins labyrinthique avec les 3000 m2 de la Grande Halle de la Villette. Une surface à la mesure de ses ambitions, lui qui accueille environ 150 exposants durant ces trois jours dédiés au futur.

futur en seine

Sur place, la tendance était sans surprise à la réalité virtuelle. Sur de nombreux stands, on trouvait des HTC Vive et autres Oculus Rift prisés par les visiteurs. Une simulation de marche sur la lune permet à une foule de jeunes gens de se faire harnacher et faire des rebonds grâce à un système de poulie. Une autre, plus classique encore, propose de jouer avec le vertige en marchant sur une planche en haut d’un gratte-ciel. D’autres stands promettent de faire entrer du mouvement dans la VR, avec une plateforme sur laquelle on pose les pieds et qui pivote.

VR, robots et terroir

Plus intéressant : la start-up Iconem. Elle aussi travaille dans la VR, mais elle possède une portée culturelle bien particulière. En fait, elle relève les cités en ruines pour permettre de les admirer en VR. Le triste exemple le plus récent concerne la cité de Palmyre, en Syrie, qu’Iconem a filmé à l’aide de drones, et qu’il est donc possible d’observer à travers un casque de réalité virtuelle. Du coup, il faut s’attendre à voir la start-up, qui a le soutien de l’Unesco et du Ministère de la Culture, réitérer l’expérience dans de futures destinations menacées ou difficiles d’accès.

robot

Au rayon de la robotique, on a pu faire la rencontre d’un bras qui rédige en boucle la phrase « je ne dois pas faire de mal aux humains » sur un cahier. C’est un peu glauque et déprimant.

Plus joyeux, le robot Heasy de Hease Robotics est un hôte d’accueil. Ressemblant un peu aux robots déployés par LG dans certaines gares et aéroports de Corée, le robot kiosque permet d’obtenir des informations via un écran Full HD de 19 pouces ou de payer un billet (de cinéma par exemple) si on l’équipe d’un terminal de paiement. Il embarque des caméras 3D au niveau de la tête, pour s’orienter face aux utilisateurs, et il se déplace sans risque grâce à un système anti-collision. Si vous lui faites du mal, il se met même à faire un bruit pas possible, et vous ne voulez pas être jugé parce que vous maltraitez un robot inoffensif.

hease robotics

Pour les objets connectés, peu d’originalités à signaler : une ruche connectée, des casques pour améliorer le sommeil. Ah si, peut-être le bouchon connecté pour bouteilles de vin, même s’il en existe des versions non connectées peu différentes. Aveine promet en tout cas de décanter avec précision en simulant une aération comprise entre 30 minutes et 24 heures. Une décantation commandée via smartphone et qui prend en compte précisément le vin. Visiblement, l’entreprise compte créer sa propose base de données pour son outil.

Autrement, le festival organise également de nombreuses conférences. Outre une matinée de lancement dédiée à l’IA, Futur en Seine promettait hier de parler de voitures autonomes, et de la ville du futur. Le programme d’aujourd’hui gravite autour de la santé, tandis que celui de samedi s’enquiert du travail et de la robotisation. Des thèmes évidemment récurrents dans ce genre d’environnement. Vous pouvez consulter le programme complet sur le site du festival.

 

Romain Challand

Romain Challand

Journaliste


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