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Google a supprimé 3,2 milliards de « mauvaises publicités » en 2017

Chaque année, Google publie son rapport "Bad Ads". L’occasion pour le géant américain de faire le point sur sa lutte contre les publicités non conformes.

Google est partout et si les internautes ont l’habitude d’utiliser ses services (Maps, YouTube, Chrome, Gmail, Android…), la firme américaine dépend avant tout de la publicité. Cette dernière reste son plus gros marché et lui a permis de dépasser la barre symbolique des 100 milliards de dollars de chiffres d’affaires pour la première fois en 2017. Environ 85 % de ses revenus proviennent de son cœur de métier au dernier trimestre 2017.

Google

© Creative Commons / Simon

100 publicités non conformes retirées chaque seconde en 2017

Un problème pour la maison mère Alphabet qui n’arrive pas à diversifier ses revenus. Sa filiale Google a, de son côté, fait de la lutte contre les publicités trompeuses une priorité. L’an dernier, le géant américain a retiré 3,2 milliards de publicités non conformes, soit 100 publicités par seconde. Parmi ces mauvaises publicités, 79 millions ont été bloquées pour avoir tenté de renvoyer les internautes vers des sites logiciels malveillants, 66 millions correspondaient à des publicités « trick-to-click » et 48 millions tentaient de pousser les utilisateurs à installer des logiciels indésirables. La firme californienne en a également profité pour supprimer 400 000 sites jugés dangereux.

Google fait le ménage

En 2016, Google avait « seulement » supprimé 1,7 milliard de mauvaises publicités, mais beaucoup plus de publicités de type « trick-to-click » (112 millions). Peu avare en chiffres, le rapport évoque également la suppression 320 000 mauvais éditeurs de son réseau publicitaire, le blocage de près de 90 000 sites et de 700 000 applications mobiles pour violation de ces règles. On note également que Google s’attaque aux sites frauduleux qui aspirent le contenu d’autres sites (12 000 ont été bloqués) et 7 000 comptes AdWords ont été suspendus, contre 1 400 en 2016. Ces derniers incitaient au clic en utilisant des titres mensongers ou sensationnalistes. Un phénomène connu sous le nom de clickbait ou « piège à clic » qui est de plus en plus dans le viseur des géants du Web tels que Facebook ou Google.

L’année dernière, la société derrière le navigateur Chrome a ajouté 28 nouvelles règles relatives aux annonceurs et 20 nouvelles stratégies d’éditeur pour lutter contre les nouvelles menaces. Cette année, elle a décidé de bannir les publicités liées aux cryptomonnaies et autres produits hautement spéculatifs. Une décision qui fait écho à celle de Facebook.


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