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Grâce à la réforme fiscale de Trump, Apple rapatrie ses sous aux États-Unis

Tim Cook, le patron d'Apple, a décidé de profiter du nouveau taux d'imposition sur les sociétés américain pour rapatrier l'argent engrangé à l'étranger par la marque.

Avec l’élection de Donald Trump à la tête du pays, il fallait s’attendre à voir une politique encore plus libérale s’installer aux États-Unis. Une politique qui, couplée à la doctrine « America First » du Président, a accouché d’une réforme fiscale qui est vécue comme un cadeau aux grandes entreprises et aux Américains les plus riches.

tim cook donald trump

Une réforme fiscale promise

Mais en quoi ? Cette réforme fiscale prévoit en outre une réduction des impôts de 1500 milliards de dollars, générée par plusieurs mesures phares, à commencer par l’abaissement de l’impôt sur les sociétés de 35 à 21 %. Pour inciter les entreprises américaines à rapatrier les bénéfices réalisés à l’étranger, le texte prévoit également un taux bonifié à 15,5 %, avec étalement du paiement sur 8 ans. En partie remanié pendant son élaboration, le texte a été définitivement adopté le 19 décembre dernier par le Sénat américain.

Voilà qui nous amène à Apple. La réforme fiscale de Donald Trump tombe au moment même où Bruxelles hausse le ton vis-à-vis de l’entreprise californienne, et du gouvernement irlandais accusé de grande indulgence envers les multinationales. Il faut dire que le taux d’imposition sur les sociétés n’y est par exemple que de 12,5 % contre 33 % en France. Mais le cadeau fiscal de Trump risquant d’être éphémère en cas de victoire démocrate dans quatre ans, il s’agit de prendre le train en marche.

Apple saute sur l’occasion

Tout cela convergeant, il n’en fallait pas moins pour convaincre Apple et Tim Cook qu’il est grand temps de renvoyer l’argent amassé à l’étranger vers la mère patrie. Le patron d’Apple a donc profité d’une interview télévisée – et d’un communiqué de presse – pour faire plaisir à l’Amérique et annoncer le règlement de 31 milliards d’euros de taxes au gouvernement US sur ses 206 milliards, environ, détenus à l’étranger.

Apple prévoit également d’investir plus de 30 milliards de dollars aux États-Unis en infrastructures au cours des cinq prochaines années et de créer plus de 20 000 nouveaux emplois grâce à l’embauche sur les campus existants et l’ouverture d’un nouveau campus. Ce qui devrait porter le nombre total de salariés d’Apple à plus de 100 000 sur le territoire américain. La compagnie chiffre son investissement dans l’économie américaine à 286 milliards d’euros sur les 5 prochaines années.

Donald Trump a quant à lui ramassé les lauriers lui-même, sur Twitter évidemment, rappelant qu’il s’agissait là de sa promesse de campagne.

Romain Challand

Romain Challand

Journaliste


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