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Huawei et ZTE bannis de la course à la 5G en Australie

Après les États-Unis, Huawei et ZTE sont désormais dans le viseur du gouvernement australien. Ce dernier a décidé d'exclure les deux entreprises chinoises du marché de la 5G.

Les entreprises chinoises suscitent toujours méfiance et inquiétude sur le plan international. Huawei et ZTE sont surveillés de près par le gouvernement américain. Ce dernier a récemment pris de nouvelles mesures, mais le pays dirigé par Donald Trump n’est pas le seul à prendre des restrictions à l’encontre des deux géants des télécoms chinois. L’Australie a décidé d’exclure Huawei et ZTE des opérations de déploiement du réseau mobile 5G sur son territoire, invoquant des risques d’ingérence étrangère et de piratage. Comme le rapporte le New York Times, cette mesure est prise alors que les opérateurs du monde entier se préparent à la prochaine révolution mobile. Les réseaux mobiles de cinquième génération promettent des débits encore plus élevés et auront un rôle à jouer dans le secteur des voitures autonomes.

Huawei MWC

© Huawei

L’enjeu est donc de taille pour des entreprises comme Huawei et ZTE, deux des plus importants fournisseurs mondiaux d’équipements et de services de télécommunications. Sur son compte Twitter, Huawei Australie évoque « une décision extrêmement décevante pour les consommateurs » et rappelle que l’entreprise est « un leader mondial de la 5G » qui fournit depuis près de 15 ans de la technologie sans fil en Australie « de manière sûre et sécurisée ». Dans un communiqué, la société ajoute qu’elle « continuera de collaborer avec le gouvernement australien et, conformément au droit australien et aux conventions et protocoles internationaux, [prendra] toutes les mesures possibles pour protéger [ses] droits et intérêts juridiques« . De son côté, le gouvernement australien n’a pas nommément cité Huawei, mais a annoncé que les mesures de sécurité appliquées aux opérateurs de télécommunication sont désormais étendues aux équipementiers. Il ajoute que les entreprises “susceptibles d’être soumises aux décisions extrajudiciaires d’un gouvernement étranger” exposeraient le réseau national au risque d’accès non autorisés ou à des ingérences, rapporte Reuters.

Huawei réseaux

© Huawei

Un nouveau coup dur pour Huawei et ZTE

Cette annonce intervient alors que les relations entre Canberra et Pékin se sont tendues, après les allégations d’ingérences chinoises dans la politique australienne, alors même que la Chine est son principal partenaire commercial. Une situation qui rappelle celles des États-Unis, qui n’ont pas hésité à prendre des mesures à l’encontre de Huawei et de son compatriote ZTE pour des raisons similaires. Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, évoque des « mesures discriminatoires » de la part de l’Australie et encourage plutôt la coopération entre les entreprises australiennes et chinoises, estimant que cela profiterait aux consommateurs australiens. Dans la bataille que se livrent les équipementiers télécoms, la décision du gouvernement australien pourrait faire les affaires de Nokia et Ericsson. Selon IHS (via le Financial Times), Huawei domine le secteur avec 28 % de parts de marché et devance les deux Européens (27 % pour Ericsson et 23 % pour Nokia). Juste derrière ce trio, on retrouve ZTE avec une part de marché de 13 %.


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