LaboFnac

Le gouvernement travaille sur une messagerie chiffrée pour les politiques

Le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi a annoncé un projet de messagerie chiffrée. Elle est destinée à remplacer Telegram auprès des parlementaires et ministres.

La messagerie sécurisée Telegram n’a pas toujours bonne presse, mais elle est très populaire auprès des politiques. L’application créée par les frères Durov est notamment utilisée par des parlementaires et des ministres, note Le Figaro. Lors d’une interview sur France Inter, Mounir Mahjoubi a expliqué qu’une alternative allait être proposée. Le secrétaire d’État au numérique explique : « Au sein de ce gouvernement, j’ai aussi une responsabilité qui est la transformation numérique de l’État et les outils numériques de l’État, ce sont donc mes équipes qui développent de nouveaux outils pour l’État. Je vous assure que nous travaillons à une messagerie sécurisée publique qui ne sera pas dépendante d’offre privée ». L’application est déjà en phase de test pour un lancement prévu « cet été ».

Homme smartphone

© Creative Commons

« Il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier »

Pour Mounir Mahjoubi, Telegram n’est pas la seule application visée par cette démarche. L’objectif est de renforcer la sécurité en proposant un outil vérifié par l‘ANSSI, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information. Le secrétaire d’État au numérique explique qu’on a aujourd’hui « des applications de discussions sécurisées – chiffrées de bout en bout – qui font qu’on ne peut pas déchiffrer les contenues qui sont à l’intérieur. Mais ces applications, on leur fait confiance, on ne connaît pas leur code source, on ne sait pas forcément où sont les serveurs et beaucoup d’informations y circulent ». Il ajoute qu’il y a « quelques bonnes pratiques à avoir » et qu’il « ne faut pas jamais mettre tous ses œufs dans le même panier ».

Parmi les conseils, Mounir Mahjoubi évoque le fait de ne pas « mettre toutes les informations dangereuses sur le même canal, c’est une pratique qu’on devrait tous avoir ». Il précise d’ailleurs que « personne, ni dans le gouvernement ni ailleurs » n’utilise à titre exclusif une seule messagerie. Les applications Telegram, WhatsApp, Facebook Messenger, Signal et Viber sont notamment évoquées. Enfin, on apprend que cette application n’a pas vocation à être proposée à tous. Le projet est open source, mais il est ici question « de l’application sécurisée interne à l’Etat ».


Contenus associés

Partager cet article :

Attention, vous avez déjà 3 produits dans le comparateur : supprimez un de ces produits pour rajouter celui-ci au comparateur.