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Les LCS EU à Paris, un événement e-sport à la française

Le milieu de l’e-sport est très régulièrement marqué par un certain nombre d’événements et autres tournois d'importances diverses, partout dans le monde. Beaucoup plus rares, les compétitions majeures qui prennent place dans notre bon pays se font pourtant souvent remarquer par leur ambiance, comme cela pu être le cas le week-end dernier avec les finales régionales des LCS EU, le défi le plus notable sur le vieux continent sur le jeu mondialement connu qu’est League of Legends.

Petit point rapide pour ceux qui ne connaissent pas League of Legends, jeu gratuit qui enregistre tout de même 100 millions de connexions tous les mois. Il s’agit d’un MOBA (multiplayer online battle arena), c’est-à-dire d’un jeu multijoueur en arène où deux équipes de cinq joueurs s’affrontent pour détruire un bâtiment spécifique de l’équipe adverse : le Nexus. Cela implique évidemment une progression tout à fait spécifique au cours de la partie. Il est d’abord question de choisir des personnages parmi la centaine actuellement disponible, en réfléchissant à une composition cohérente et spécifique, pouvant être à même de contrer le jeu des opposants.

League of Legends

Puis vient le cœur de la partie : en évoluant sur les trois lignes différentes de la carte, les joueurs doivent disposer de petits monstres contrôlés par l’IA (intelligence artificielle), les creeps, et, si possible, défaire les champions ennemis. Ce qui représente un apport intéressant en or (permettant d’acheter des objets en jeu pour améliorer son héros), mais aussi en expérience. Enfin, il faut évoluer sur les différentes lignes de la carte en se débarrassant de bâtiments avant d’arriver sur le fameux Nexus, synonyme de victoire lorsqu’il est détruit.

Du LoL à Bercy

Et le week-end dernier, c’est à Paris que l’un des événements les plus importants de la saison de compétitions sur League of Legends, s’est déroulé : les finales régionales des LCS, soit les League of Legends Championship Series. L’AccordHotels Arena (aka Bercy) a donc été le théâtre les 2 et 3 septembre derniers, de l’affrontement virtuel de plusieurs écuries connues du milieu de l’e-sport : G2, fnatic, Misfits ou encore H2K.

Un événement peu commun sur le territoire, qui aura tout de même attiré 17 000 fans et autres curieux (selon le Monde) à hauteur de 20 à 30 euros la place, le temps d’une célébration autour du jeu vidéo compétitif. C’est qu’en France, il y a aussi une réputation à tenir, celle d’un des meilleurs publics du milieu. À l’heure où chaque compétition digne de ce nom est retransmise sur la plate-forme de streaming Twitch pour être vue par plusieurs dizaines – quand ce n’est pas centaines – de milliers de personnes, cela devient un enjeu majeur de montrer que les locaux savent mettre l’ambiance. Une manière de prouver aux organisateurs de l’événement qu’ils judicieusement choisi leur lieu, et éventuellement qu’ils pourront attirer davantage de public à l’avenir. Un cercle vertueux, en somme.

Viewers League of Legends LCS EU

Un événement à suivre en ligne

Ci-dessus, un graphe représentant le nombre de spectateurs regardant League of Legends sur Twitch. S’il est important de souligner que les chiffres ne ciblent pas uniquement les viewers de l’événement, il reste cependant acquis que la partie située entre les deux balises noires les concerne principalement. Pour le 2 septembre, jour de la petite finale où fnatic l’a emporté sur H2K, ce ne sont pas moins de 278 000 spectateurs qui regardaient du League of Legends, lors du pic enregistré en soirée. Le jour suivant, on en comptait plus de 365 000 pour le plus gros relevé.

Sur place, ce sont aussi des fans qui sont venus d’autres contrées d’Europe qui sont venus goûter à l’ambiance à la française. Français qui n’avaient pas véritablement d’équipe d’enfants du pays à soutenir, mais deux joueurs répartis dans deux équipes différentes, avec des Anglais, Allemands et autres Sud-Coréens. L’un sera arrivé troisième, l’autre second avec une qualification pour la plus grande compétition de League of Legends au monde de l’année : les LCS Worlds. Pour Hans Sama, joueur évoluant pour Misfits interviewé par Le Monde, le public français est « le meilleur en termes de fanbase et d’encouragements« .

LCS EU

Image tirée d’ogaming TV.

Un bon point, d’autant que les fans de l’Hexagone pèsent plutôt lourd, selon le rapport intermédiaire remis l’an dernier à la précédente Secrétaire d’État au numérique, Axelle Lemaire. Ce ne sont pas moins de 4,5 millions de spectateurs qui étaient dénombrés à date, pour 850 000 qui pratiquent des jeux compétitifs. Pour remettre les choses en perspectives, l’e-sport au niveau mondial représenterait 600 millions de dollars. Les LCS EU à Paris, un bon moyen de braquer les projecteurs sur le pays l’espace d’un moment et le faire rayonner auprès de la colossale communauté de LoL, quand au même moment, à côté, un autre mastodonte de l’e-sport, Counter-Strike: Global Offensive voyait l’équipe G2 composée uniquement de Français, remporter l’un des gros tournois du moment, la DreamHack Malmö. Pas de doute, c’était un week-end faste pour l’e-sport hexagonal.


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