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Loin de Huawei, Honor reste sous la menace d’un placement sur liste noire

L’ex-filiale de Huawei est dans le viseur d’un groupe de républicains américains. Il souhaite que Honor figure de nouveau sur la liste noire des États-Unis, avec les mêmes sanctions que son ancienne maison-mère.

Le placement de Huawei sur la liste noire des États-Unis perturbe le fonctionnement du géant chinois. L’entreprise a récemment annoncé une forte chute de son chiffre d’affaires au premier semestre 2021. Un déclin sur le marché du smartphone qui s’explique par les sanctions américaines et la vente de sa marque Honor. Annoncée fin 2020, cette séparation a pour but de permettre à Honor de continuer à exister et de se relancer. La firme n’a pas tardé à réagir en dévoilant le View 40 en début d’année et surtout les Honor 50, 50 Pro et 50 SE en Chine. Ce trio de smartphones devrait d’ailleurs bénéficier d’un lancement à l’international cette semaine, profitant du retour des services de Google.

Honor MagicBook Pro

Honor MagicBook Pro © LaboFnac

Contrairement aux produits de son ancienne maison-mère, Honor a de nouveau le droit de travailler avec des sociétés américaines. Une différence de traitement qui lui permet de proposer des smartphones compatibles 5G avec des puces Snapdragon récentes ou de disposer du Play Store de Google. Une indépendance retrouvée qui ne convainc pas totalement la classe politique américaine, explique l’agence Reuters sur le site South China Morning Post. Ce dernier rapporte qu’un groupe de 14 représentants républicains souhaite que Honor figure de nouveau sur l’Entity List du département du Commerce des États-Unis. Le groupe qui siège à la Chambre des représentants estime que la marque a été vendue par Huawei “dans le but d’échapper aux politiques américaines de contrôle des exportations destinées à empêcher les technologies et les logiciels américains de tomber entre les mains du Parti communiste chinois”.

Une situation différente de celle de Huawei

Dans une lettre, ils affirment que Honor “aurait vraisemblablement été bloquée si la cession n’avait pas eu lieu” en n’ayant pas la possibilité d’accéder aux semi-conducteurs et logiciels. Pour rappel, Huawei n’avait pas caché ses intentions en annonçant avoir pris cette décision pour permettre à son ancienne marque “d’assurer sa propre survie”. Pour l’heure, un porte-parole du ministère américain du Commerce a accusé réception de la lettre et indique que le gouvernement “examine en permanence les informations disponibles pour identifier les ajouts potentiels à l’Entity List”. Contrairement à son ancienne maison-mère, Honor n’est pas un équipementier et ne travaille pas sur le déploiement des réseaux 5G. La marque chinoise pourrait donc passer outre les sanctions américaines, comme Xiaomi. Le nouveau géant du smartphone figurait lui aussi sur une liste noire, différente de celle de Huawei, avant d’obtenir gain de cause pour ne plus être dans le collimateur des États-Unis.


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