LaboFnac

Nintendo Switch : aux États-Unis, un recours collectif face au « Joy-Con drift »

Un recours collectif a été déposé aux États-Unis. Visant Nintendo of America, il cherche compensation devant les problèmes de fonctionnement que certains utilisateurs rapportent avoir rencontré avec les Joy-Cons de leur console Switch.

Les témoignages de joueurs sont réguliers, sur les réseaux sociaux ou les forums tels que Reddit. Des utilisateurs se plaignent de ce qui a gagné le surnom de « Joy-Con drift » aux États-Unis. Le joystick de l’une ou l’autre des manettes, plus encore lorsqu’elle commence à vieillir, devient incontrôlable. Il exécute des mouvements aléatoires, rapportent-ils (par exemple sur ce post Reddit à succès), alors même qu’il n’est pas actionné.

Nintendo Switch & support Joy-Con

© LaboFnac

Si Nintendo se retranche, d’après les médias américains, derrière la possibilité de faire réparer les contrôleurs, des particuliers tentent aujourd’hui de porter l’affaire plus loin. À l’initiative d’un certain Ryan Diaz, le cabinet d’avocats Chimicles Schwartz Kriner & Donaldson Smith a lancé, en fin de semaine dernière, un recours collectif. Il a été déposé auprès du tribunal de Seattle, lui-même situé à quelques encablures du siège de Nintendo of America. La class-action assure que Nintendo, « qui a fabriqué, lancé et vendu la Switch et les contrôleurs Joy-Con, est informé du défaut par le biais des plaintes en ligne de ses clients ». Et d’ajouter que « pourtant, malgré la connaissance de son défaut de fabrication, [Nintendo] n’a pas révélé ce défaut et refuse systématiquement de réparer sans frais les joysticks quand le défaut apparaît ». Une plainte qui regroupe une centaine de personnes et invite les intéressés à se joindre à l’action par le biais de ce formulaire. L’intégralité de la plainte est quant à elle consultable ici.

Pour l’heure, rien n’indique que la plainte aboutira ne serait-ce qu’à un procès, ce type de recours risquant fort se solder par un accord à l’amiable. On se rappelle le cas de Sony qui, après plus de sept ans de négociations, avait accepté de mettre 3,75 millions de dollars sur la table (65 dollars par propriétaire de sa PlayStation 3) pour une affaire de fonctionnalité supprimée discrètement de sa console de salon.

Bientôt de nouvelles Switch

Cette class-action fait parler d’elle alors même que Nintendo mise plus que jamais sur sa Switch. Le consolier a en effet présenté la semaine dernière la mouture révisée de sa machine hybride, dont l’autonomie a notamment été augmentée. Elle sera complétée à partir du 20 septembre prochain par une Switch Lite, modèle uniquement portable dont les Joy-Cons sont fixes. L’appareil vise à remplacer la série 3DS, arrivée en bout de course.

Laure Renouard

Laure Renouard

Journaliste - Fonctionne aussi hors connexion


Contenus associés

Partager cet article :

Attention, vous avez déjà 3 produits dans le comparateur : supprimez un de ces produits pour rajouter celui-ci au comparateur.