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AMD Ryzen Mobile : les dernières nouvelles du front

Si les rumeurs et autres spéculations allaient bon train concernant le futur d’AMD dans le domaine de l’informatique mobile, nous avons pu avoir quelques éléments de réponse à l’occasion d’une présentation avec des pontes de la société américaine.

Le but affiché pour la boîte qui reste dans l’ombre d’Intel depuis un sacré bout de temps est simple : se remettre dans la compétition aussi bien côté desktop que mobiles, sur le segment du processeur. Ce qui implique de proposer le processeur le plus rapide au monde (à date, ndlr) pour les notebooks ultrafins. Rien que ça.

Un labeur plutôt ambitieux, qui passe par l’annonce de APU Raven Ridge (accelerated processing unit) regroupant l’architecture Zen (CPU) et Vega (GPU), à destination des portables. Du côté des chiffres clés qui ont été fournis en début de présentation, concernant les ambitions d’AMD, on se base sur un CPU 50% plus performant, un GPU qui l’est de 40%, alors que la puissance demandée est de -50%, par rapport aux APU de 7ème génération.

AMD Ryzen 7 2700U vs les APU de 7ème génération

Dans la pratique et toujours selon les chiffres de la firme, l’AMD Ryzen 7 2700U offrirait jusqu’à 200% de performances supplémentaires au niveau CPU, et 128% pour le GPU, toujours par rapport aux APU de 7ème génération. Un résultat qui, sur le papier, semble prometteur.

Comme cela a été introduit avec la dernière génération de processeurs AMD Ryzen, la technologie SenseMI s’embarquera également dans la mouture mobile, avec quelques améliorations : au programme, là encore, un meilleur algorithme de boost en fonction de la puissance et de la température et une optimisation du boost en fonction du refroidissement (il durerait plus longtemps sur mobile si le cooling est au point), notamment. Autant de choses qu’il sera plus simple de juger sur pièce, en fonction des itérations précédentes, lors de la sortie des premiers laptops équipés de la nouvelle solution technique.

Et plus concrètement, ça donne quoi ?

Toujours selon les données fournies par AMD, les deux structures présentées ici (AMD Ryzen 7 2700U et Ryzen 5 2500U) lanceraient respectivement 28% et 32% plus rapidement Chormium, 28% et 21% plus vite pour Writer, 41% et 40% pour GIMP et 28% pour les deux concernant Firefox ; le tout par rapport à AMD FX 9800P tournant sur le HP ENVY X360, pris comme référence dans le cas présent. Autant de chiffres qui apportent la confirmation que, oui, les nouvelles solutions AMD seront plus performantes que les anciennes, sans toutefois apporter de données plus précises.

C’est après que viennent les datas qui intéresseront un peu plus les technophiles : celles des benchs. Et c’est les threads qui s’avancent en premier et pour cause. Sur du Cinebench R15 (1T), si le Ryzen 7 2700U se situe en dessous d’un Core i7-8550U de près de 10% sur les performances en single thread, et très légèrement derrière un Core i7-7500U ; c’est sur le multi-thread (capacité d’exécuter plusieurd threads en simultané) que le 2700U se distingue réellement d’une bonne marge contre les i7-8550U (de +44%) et encore plus du i7-7500U (+121%) de chez Intel.

L’une des choses que les représentants de la firme ont probablement été le plus content de présenter, c’est la petite supériorité du 2700U (à 15W de TDP, pour Thermal Design Power : le système de refroidissement qui devra pouvoir dissiper la chaleur pour garder le processeur dans une situation pour qu’il fonctionne de façon optimale) par rapport à un Core i-5-7600K (une version desktop de chez Intel, avec un enregistrement de 91W de TDP) sorti en début d’année 2017, du point de vue d’un Cinebench R15 nT – de multi-thread encore une fois.

Et les capacités graphiques dans tout ça ?

Bonne question. Car c’est effectivement un focus tout particulier qui était abordé par AMD en tout début de présentation : un petit bench 3DMark plus tard – effectué par les petites mains de la firme de Sunnyval, là encore – on peut effectivement voir que le Ryzen 7 2700U dispose d’une bonne marge avant d’être inquiété par un Core i7-8550U intégré dans un Acer Swift 3, ou un encore i7-7500U embarqué dans un HP ENVY X360. Un score de 915 pour le premier, contre respectivement 350 et 377 pour les alternatives de chez Intel.

Dans une situation un peu plus factuelle, sur le papier tout du moins, les représentants de la firme ont donné quelques exemples de performances dans des applications gaming, notamment sur le segment des jeux compétitifs très en vogue en ce moment. Pour du League of Legends en 1080p, DirectX 9 en Medium, le framerate moyen serait de 59 images par seconde.

Tarif un peu moins élevé pour DotA 2, forcément plus gourmand que la contrepartie de Riot Games, puisque pour du 1080p en DirectX 11 et des presets en Fastest+, l’APU dans sa version standard délivrerait 49 images par seconde. Overwatch, encore plus gourmand, dépassera les 60 images par seconde en 720p, avec DirectX 11 et le tout en Low et un Render Scale à 79%, pas mal de concessions visuelles à faire pour obtenir la sacro-sainte fluidité en somme.

Counter-Strike : Global Offensive, lui, se maintiendrait à 49 images pas seconde en moyenne, en 1080p, DirectX 9 et les presets graphiques en Medium, avec suppression des options d’antialising. Plus récent, Quake Champions sera celui qui sera le plus bas avec 43 fps en 720p, DirectX 11 et les presets visuels en High.

Tout ça, c’est quand même bien beau, mais c’est aussi sans avoir tellement d’informations sur les scènes qui ont été utilisé pour faire les mesures, sur tous les jeux ainsi exposés, on retrouve aussi bien des phases plutôt légères, que d’autres particulièrement chargées en effets visuels et autres particules qui peuvent affecter les performances. Sur le papier, le résultat reste tout de même bien honorable.

Et tous les sujets du moment

Mais les enjeux ne se situent pas – principalement – sur le gaming. Cela vient “en bonus” comme l’indiquaient nos hôtes du jour. De quoi légèrement contredire la nature même de l’architecture et la mise en avant du GPU par rapport à la concurrence. Il y a aussi tout l’autour, le divertissement avec les Netflix et compagnie en tête de file : prêt pour le streaming en 1080p et 4K ; compatible HDR, FreeSynch 2, 1080p, 2K, 4K…tout l’attirail des concepts qui se sont installés comme les standards de notre époque, sont au rendez-vous.

Point d’importance pour les appareils pour lesquels le Ryzen 7 2700U est destiné : la batterie. Un point qui a également été couvert par AMD avec trois solutions distinctes, en comparaison avec l’AMD FX-9800P : VP9 Playback, 1080p H.264 Playback et MobileMark 14. Pour le premier, on est sur environ 9,2 heures d’autonomie contre 4,5 heures pour le CPU de septième génération, 12,2 heures pour le second (vs. 10,6 heures) et 13,5 heures pour le dernier (vs.10,7 heures). Une amélioration indéniable qui s’accompagne d’une structure plus fine de 24%, ce qui correspond théoriquement bien au segment des notebooks ultrathins qu’ADM drague ici.

Trois marques se sont déjà avancées sur le terrain du partenariat : HP avec un modèle ENVY X360 se positionnant uniquement sur du Ryzen 5 2500U, aux caractéristiques selon le modèle en ce qui concerne la RAM (jusqu’à 8 Go en dual channel DDR4-2400), ou le stockage (jusqu’à 512 Go en SSD ou un HDD de 1 To pour ceux peu regardant), alors que l’écran de 15,6 pouces permettra l’affichage – encore heureux – du 1080p. Enfin, côté poids, on se situe autour des 2,15 kg, avec une batterie à 55,8Wh.

Lenovo est le second à se démarquer pour le moment avec l’Ideapad 720S. On trouvera aussi bien des modèles avec le Ryzen 5 que le Ryzen 7 2700U, avec un single channel de DDR4-2133 pour la RAM. Le stockage pourra aller jusqu’à 1 To en SSD (sans davantage de précisions), alors que deux options d’affichage se distinguent : 1920×1080 ou 3840×2160 en 2K. L’écran, lui, reste en 13,3 pouces quel que soit le résultat. Nettement plus léger que le HP, l’Ideadpad 720S tournera veres les 1,14 kg, avec un batterie à 48Wh.

Et enfin Acer, avec son Swift 3, fera pareil que Lenovo avec les deux modèles de Ryzen, 5 et 7, du dual channel DDR4-2133 (jusqu’à 8 Go), un espace de stockage pouvant aller jusqu’à 256 Go en SSD, ce qui fait un peu light, mais qui devrait se répercuter positivement sur le prix ; alors que du côté de l’écran, la marque opte pour un 15 pouces tout pile, avec support du Full HD. Le produit se positionne entre les deux autres en ce qui concerne le poids, avec ses 1,8 kg, pour une batterie à 48Wh, comme le Lenovo.

Enfin, si les prix n’ont évidemment pas été dévoilé, les premiers appareils qui intégreront l’une des puces sortiront dès la fin d’année 2017.

Les specs brutes

Ryzen 7 2700 U :

  • 4 Cores
  • 8 Threads
  • 10 CUs Radeon RX Vega
  • 2,2 GHz en base / 3,8 GHz en boost
  • TDP 9-25W (paramétrable), 15 W en nominal
  • Compatible jusqu’à la DDR4-2400 en dual channel pour la RAM

Ryzen 5 2500U :

  • 4 Cores
  • 8 Threads
  • 8 CUs Radeon RX Vega
  • 2,0 GHz en base / 3,6 GHz en boost
  • TDP 9-25 Watts (paramétrable), 15 Watts en nominal
  • Compatible jusqu’à la DDR4-2400 en dual channel pour la RAM

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