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Panasonic et plusieurs opérateurs prennent leurs distances avec Huawei

Le géant chinois Huawei enregistre de nouvelles défections suite à la décision des États-Unis de le placer sur liste noire. Les groupes japonais Panasonic et Toshiba ainsi que plusieurs grands opérateurs nippons et britanniques ont fait savoir qu'ils prenaient leurs distances avec Huawei.

Les ennuies s’accumulent pour Huawei après la décision de l’administration Trump de placer le géant chinois sur liste noire. Considéré comme une entreprise « à risque », le groupe a vu plusieurs entreprises américaines s’éloigner ces derniers jours, à commencer par Google. Privé de licence Android, Huawei a ensuite vu des fabricants de puces (Intel, Qualcomm) et Microsoft prendre leurs distances. Le Britannique ARM a également porté un coup très dur à Huawei en rejoignant la liste des groupes qui ont annoncé couper certains liens avec le fabricant chinois de smartphones.

Huawei Schubert

© Huawei

Des décisions qui risquent de ternir l’image du groupe chinois

C’est désormais au tour de Panasonic de rejoindre le mouvement. Le site BBC et l’AFP confirment que le géant japonais de l’électronique a décidé de suspendre une partie des échanges avec Huawei afin de se conformer à la décision de Washington. Selon la BBC, les restrictions américaines ne s’appliquent qu’aux produits contenant au mois 25 % de matériaux d’origine américaine et Panasonic a décidé de ne pas totalement couper les ponts avec son partenaire chinois. Dans un communiqué, la firme japonaise explique qu’elle va cesser de fournir des composants à Huawei et ses 68 sociétés affiliées soumises à l’interdiction américaine. Interrogée par l’AFP, une source proche du dossier indique qu’il « s’agit des produits fabriqués complètement ou partiellement aux États-Unis, mais [que] le volume est faible et l’impact limité ».

Dans le même temps, un autre groupe japonais, Toshiba, a expliqué qu’il allait « suspendre » temporairement ses livraisons à la société chinoise, le temps de procéder aux vérifications nécessaires. Là encore, un porte-parole de la société évoque un « impact peu important » et explique : « Nous les reprendrons au cas par cas quand nous aurons confirmé que nos produits n’utilisent pas de pièces produites sur le sol américain ».

Les opérateurs aussi se méfient de Huawei

Malgré le délai de 90 jours accordé par les autorités américaines, plusieurs entreprises préfèrent donc prendre les devants face aux incertitudes planant au-dessus des produits Huawei. Plusieurs opérateurs nippons et britanniques ont aussi pris de nouvelles mesures contre le colosse chinois des télécommunications. Déjà dans le collimateur de plusieurs pays concernant le déploiement de la 5G, Huawei voit les opérateurs japonais KDDI et SoftBank Corp reporter le lancement de nouveaux modèles. L’opérateur mobile numéro un du marché au Japon, NTT Docomo, a également indiqué « stopper les commandes » d’un appareil Huawei qu’il prévoyait de lancer cet été.

Au Royaume-Uni, les opérateurs EE et Vodafone ont quant à eux décidé d’exclure les smartphones de la marque chinoise compatibles 5G de leurs précommandes. Un porte-parole de Vodafone précise qu’il s’agit d’« une mesure temporaire tant que des incertitudes entourent les nouveaux modèles 5G de Huawei ». Si des accords peuvent être trouvés dans les semaines à venir, ces annonces devraient toutefois entacher durablement l’image de l’ambitieux groupe chinois.


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