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Parler avec les dauphins, bientôt possible grâce à l’intelligence artificielle ?

Gavage AB, firme suédoise spécialisée dans la reconnaissance vocale, s’est fixé un objectif un peu fou : traduire le langage des dauphins.

Jusqu’où ira l’intelligence artificielle ? La question s’était déjà posée pour notre dossier sur le sujet, sans que nous puissions y apporter de réponse ferme et définitive. Mais un nouveau cas d’usage se présente au moins aujourd’hui. Et vous n’y aviez sans doute jamais pensé ! Une entreprise suédoise et spécialisée dans la reconnaissance vocale du nom de Gavagai AB s’est donné pour objectif de traduire le langage… des dauphins, à l’aide de l’intelligence artificielle.

Un langage pas si différent du nôtre ?

Ce projet qui pourrait paraître un peu fou ne l’est finalement pas tant que ça. Rappelons tout d’abord que l’intelligence artificielle, et plus précisément le deep learning, est déjà à l’origine des progrès fulgurants réalisés ces dernières années dans la reconnaissance vocale et les domaines qui s’y rattachent, comme la traduction justement. Dès lors, une seule question se pose réellement : le langage des dauphins peut-il être traité comme celui des Hommes ?

Les études sur le sujet semblent indiquer que oui. Il aurait notamment été découvert que les dauphins communiquent dans un langage structuré. Ils formeraient ainsi des phrases à partir de mots, dont l’ordre en déterminerait le sens. Si c’est exact, il n’y a donc, a priori, aucune raison que les techniques de machine learning actuelles ne parviennent pas à décoder leur langage, mais nous devrions être fixés à l’horizon 2021, échéance du projet de Gavagai AB.

Gavagai

Reste encore à savoir à quoi ou qui pourrait bien servir la possibilité de communiquer avec les dauphins, si ce n’est de démontrer une fois encore « l’intelligence » des machines. Le PDG de la firme aurait d’ailleurs lui-même confié à nos confrères de Digital Trends qu’il ne voyait pour l’heure aucune réelle application commerciale.

Mathieu Freitas

Mathieu Freitas

Journaliste


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  • Yvon Godefroid

    Pour décrypter un langage, il faut pouvoir mettre en relation le locuteur et les objets, les personnes ou les situations qu’il désigne.
    C’est ce à quoi s’applique Denis Herzing de façon sérieuse aux Bahamas, en collaboration avec des tribus de dauphins tachetés dont elle connaît personnellement les matriarches depuis 30 ans.
    La firme suédoise, elle, prendra pour objet d’études 8 grands dauphins captifs depuis des décennies dans la pénombre glaciale du delphinarium de Kolmarden Djurpark à Östergötland en Suède.
    59 dauphins sont morts derrière ces murs en 40 ans. Même avec les meilleurs machines à traduire du monde, que croyez-vous que l’on puisse apprendre de ces malheureux prisonniers ? Sinon un appel au secours ?
    Comme disait quelqu’un : « Etudier les dauphins dans un delphinarium, c’est comme étudier l’immensité de la culture juive auprès des détenus d’Auschwitz ». http://www.wilddolphinproject.org/

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