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Samsung ne sera pas obligé de mettre à jour ses anciens smartphones

La firme sud-coréenne Samsung a gagné un procès contre une association de consommateurs néerlandaise et ne sera pas dans l'obligation de mettre à jour ses anciens terminaux.

Quelques jours après avoir perdu son procès face à Apple, Samsung avait rendez-vous avec la justice néerlandaise concernant sa politique de mise à jour. Le système d’exploitation de Google, Android, est présent sur plus de 2 milliards de smartphones, dont ceux développés par Samsung, mais souffre d’un problème de fragmentation depuis des années. Alors qu’Android P pointe le bout de son nez, la dernière version disponible d’Android (Oreo) n’est présente que sur un peu moins de 6 % des terminaux actifs. Une situation loin d’être idéale pour Google, qui tente de pousser les constructeurs à revoir leur politique de mise à jour, en particulier sur les modèles d’entrée et de milieu de gamme, souvent abandonnés très rapidement.

Samsung Galaxy S9 et Galaxy S9+

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Un constat valable en France, mais aussi aux Pays-Bas et qui a poussé The Dutch Consumers Association, une association de consommateurs, à réagir. Cette dernière avait décidé de poursuivre Samsung fin 2016 et souhaitait forcer le constructeur à proposer des mises à jour sur ses smartphones pendant deux ans après leur achat ou quatre ans après le lancement de l’appareil. Elle souhaitait aussi que la marque déploie des correctifs de sécurité dans les trois mois suivant leur publication par Google.

Pour le géant sud-coréen, il est impossible de proposer des mises à jour sur une période de quatre ans en raison des nombreux modèles qu’il lance sur le marché. Afin de convaincre la justice néerlandaise, le directeur de l’association a comparé la situation aux obligations des constructeurs automobiles, note le site The Register. « Un constructeur automobile doit également s’assurer que tous ses modèles sont sûrs et fiables et le restent. Samsung a la même obligation. Avec cette déclaration, les consommateurs restent dépendants de la bonne volonté du fabricant », a expliqué Bart Combée.

Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal de La Haye. Ce dernier explique que l’association n’a pas suffisamment démontré que Samsung n’en faisait pas assez et qu’il existait des risques pour la sécurité. De plus, ces réclamations sont jugées irrecevables, car elles « se rapportent aux actions futures de Samsung » et que ces circonstances étaient « encore inconnues ». En conséquence, « rien ne peut être décidé sur la nature et la gravité des risques de sécurité futurs et les actions futures de Samsung ». Le tribunal a toutefois relevé que les consommateurs devraient être protégés contre les vulnérabilités en matière de sécurité, déclarant qu’il s’agissait « d’une grande importance sociale ».

Samsung améliore sa communication

L’association des consommateurs s’est dite déçue du résultat qu’elle juge mauvais pour les consommateurs, rapporte le site néerlandais Consumentenbond. « Samsung a la possibilité de se cacher derrière une multitude de modèles et de considérations techniques et économiques. Mais Samsung lui-même choisit de commercialiser autant de modèles, il n’y a personne qui les force à le faire ». Néanmoins, elle note que « au cours de la procédure judiciaire, Samsung a pris des mesures pour mieux informations les consommateurs« . Du côté de Samsung, on se réjouit de cette décision après avoir été condamné à verser 533 millions de dollars à son rival Apple pour avoir copié l’iPhone.


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