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Stadia : Shadow doit-il craindre la plateforme cloud gaming de Google ?

L'annonce de Stadia par Google a rapidement fait réagir Blade, l'entreprise française spécialisée dans le cloud computing avec son service Shadow. Cette dernière sait qu'elle va bientôt devoir composer avec un concurrent de taille.

Lorsqu’un géant comme Google décide de s’inviter sur votre terrain de jeu, son annonce ne passe pas vraiment inaperçue. C’est ce qui est arrivé hier soir avec la présentation de Stadia, la plateforme de jeu vidéo en streaming du géant de Mountain View. L’officialisation de l’entrée de Google dans le cloud gaming a provoqué une onde de choc dans l’industrie du jeu vidéo, et notamment pour Blade. Spécialisée dans le cloud computing, l’entreprise française fondée en 2015 s’est fait une place de choix sur le jeune marché du cloud gaming. Présenté comme l’avenir du jeu vidéo, le jeu dans les nuages intéresse de plus en plus d’acteurs et pourrait « tuer les consoles » dans les années à venir.

Shadow Blade

© Shadow by Blade

La conférence du géant de Mountain View était très attendue et n’a pas échappé à Emmanuel Freund, cofondateur et Président de Blade. Dès la fin du grand événement de Google, il a livré ses premières réactions : « Nous sommes ravis d’accueillir Google sur notre terrain de jeu favori depuis 2 ans déjà : le streaming de jeux vidéo. Comme nous, ils sont convaincus que le Cloud va révolutionner nos vies ». S’il se réjouit du pari du géant américain, Emmanuel Freund ne se montre pas tendre avec son futur concurrent. « Il est difficile d’apprécier l’intérêt de Stadia pour ses futurs utilisateurs sans prix, sans catalogue et sans date de disponibilité. La conférence de ce soir ressemblait plus à une opération séduction de développeurs qu’au lancement d’un produit », ajoute-t-il en prenant soin d’insister sur l’absence d’informations concernant plusieurs éléments clés.

Le cofondateur et Président de Blade en profite aussi pour rappeler les points forts du Shadow PC. « Chez Shadow, nos utilisateurs dans le monde peuvent déjà accéder à n’importe quel jeu, utiliser n’importe quel logiciel, quel que soit l’écran (ordinateur, tablette, mobile ou télévision) sans compromis sur la qualité et sans différence avec un PC local ».

Shadow n’est pas le seul à craindre Google

Cette réaction rapide n’est évidemment pas anodine, Blade sait que la toute-puissance de la pieuvre Google peut rapidement devenir un problème. Toutefois, l’entreprise française rappelle que son concept est différent de celui de Google et met d’abord l’accent sur le cloud computing. Le service Shadow propose en effet d’accéder à un ordinateur haut de gamme dématérialisé et de profiter de l’interface Windows. L’abonné se retrouve ainsi avec un PC complet à disposition et si la firme met évidemment l’accent sur le gaming, il peut être utilisé pour d’autres usages. De son côté, Google s’oriente uniquement vers du cloud gaming avec l’ambition de connecter les joueurs du monde entier à ses serveurs. La communication de Blade pourrait donc évoluer dans les mois à venir afin de mettre en avant ses différences, en particulier lorsque Google aura réglé la question du catalogue de jeu.

À noter que Shadow n’est pas le seul à être intrigué par l’arrivée de Google dans le jeu vidéo. L’annonce de Google – qui n’est pas le premier à tenter l’aventure cloud gaming – concerne également des géants tels que Nivida avec GeForce Now, Sony, Nintendo ou encore Microsoft.


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