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Sur Twitter, Donald Trump n’a pas le droit de bloquer ses détracteurs

Donald Trump va devoir s'y faire, il n'a pas le droit de bloquer ses détracteurs sur Twitter. Pour la justice américaine, la possibilité de réagir aux tweets présidentiels s'inscrit dans l'exercice de la liberté d'expression protégée par le premier amendement de la Constitution.

Donald Trump utilise beaucoup Twitter, ce qui lui a valu le surnom de président-Twitter. Les millions de followers du compte @realDonaldTrump ont pris l’habitude de voir le 45e président des États-Unis utiliser cet outil pour faire des annonces ou donner son avis. Récemment, le dossier ZTE a fait l’objet de plusieurs messages et devrait se solder par un accord, mais Donald Trump va parfois trop loin en matière de blocage.

donald trump

© Creative Commons / Gage Skidmore

Ses prises de position et son action font régulièrement l’objet de critiques et de nombreux utilisateurs de la plateforme n’hésitent pas à réagir et commenter. Une activité qui ne sied guère à Donald Trump, mais ce dernier a commis une faute en bloquant certains internautes selon la justice américaine. « Cette affaire nous oblige à nous demander si un fonctionnaire peut, conformément au Premier amendement, « bloquer » une personne de son compte Twitter en réponse aux opinions politiques qu’elle a exprimées, et si l’analyse diffère parce que ce fonctionnaire est le président des États-Unis. La réponse aux deux questions est non », a expliqué la juge Naomi Reice Buchwald. Pour la justice américaine, le compte de Donald Trump est considéré comme un « forum public », note le site The Verge. Le fait d’avoir recours à certaines fonctions proposées par Twitter ne s’applique donc pas dans ce cas précis.

@realDonaldTrump n’est pas un compte comme les autres

Le Knight Institute, une organisation de défense de la liberté d’expression dépendant de l’université de Columbia, avait décidé de déposer plainte au nom de sept personnes « bloquées » par l’homme au 52 millions de followers. L’organisation s’est félicitée du jugement, y voyant « une application méticuleuse des principes du premier amendement à une censure gouvernementale sur une nouvelle plateforme de communication ». Selon l’Agence France-Presse, on ne sait pas exactement combien de personnes ont été bloquées par Donald Trump, mais certaines estimations font état de plusieurs centaines. Désormais, la porte-parole du Knight Institute, Ujala Sehgal, espère que « la Maison-Blanche appliquera simplement la décision du tribunal ». Dans le cas contraire, l’organisation se dit prête à poursuivre l’action en justice.


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