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Wiko WIM : que vaut son double capteur photo ? (Prise en main)

Le premier smartphone à double capteur photo de Wiko fait ses débuts sous le soleil marseillais en avant-première. Dans la foulée, le WIM - c'est son nom - sera disponible très prochainement. Faut-il succomber ? Nous avons pu prendre en main la version (presque) définitive. Voici nos premières impressions.

Priorité à la photo chez Wiko. La firme marseillaise avait annoncé la couleur au dernier MWC avec la présentation de la gamme WIM, dont le modèle phare est équipé d’un double capteur photo au dos. Une présentation toutefois prématurée. Seule une version provisoire du smartphone avait alors pu être montrée. Quatre mois et quelques ajustements plus tard, l’heure est enfin venue de le retrouver. Rendez-vous cette fois à Marseille, non loin du siège de Wiko. Le smartphone est désormais plus abouti et s’apprête même à prendre le chemin des boutiques, mais rentrons un peu plus dans le détail en attendant.

Wiko WIM

Double capteur photo, mais toujours pas d’USB-C

Pas de changement sur la fiche technique tout d’abord. Elle reste conforme à celle du modèle que nous avions découvert à Barcelone, port micro-USB compris. Dommage. A l’heure où la concurrence est majoritairement passée à l’USB-C, sur les flagships au moins, nous espérions voir ce petit défaut corrigé avant le lancement. Ca n’a donc pas été le cas. Ce port micro-USB dessert par ailleurs toujours une batterie de 3200 mAh, qui servira à alimenter l’ensemble des composants relativement premium qui équipent le WIM.

On y retrouve ainsi un grand écran AMOLED Full HD de 5,5 pouces, souligné d’un lecteur d’empreinte et sur lequel se présente Android 7.1 Nougat. L’OS de Google, ici enrichi d’une légère surcouche, est propulsé par un processeur Snapdragon 626 de chez Qualcomm, et comprenant un CPU octa-core cadencé à 2,2 GHz et un GPU Adreno 506 que Wiko accompagne de 4 Go de RAM et 64 Go de stockage. Un modem X9 est également compris, pour profiter de la 4G (cat.6). Wi-Fi ac, Bluetooth 4.2 et NFC complètent les connectivités.

Wiko WIM

C’est néanmoins du côté de l’équipement photo que devraient se trouver les meilleurs atouts du WIM. Avec deux capteurs de 13 mégapixels au dos – l’un en couleurs et l’autre monochrome -, le smartphone innove en tout cas dans le catalogue de Wiko, qui se targue en outre d’avoir collaboré avec Qualcomm et DxO pour l’optimisation photo et Vidhance pour la stabilisation des vidéos jusqu’en 4K. Ce module à double capteur est en outre accompagné d’un flash dual-tone, tandis qu’un capteur 16 mégapixels prend place à l’avant.

Design épuré, mais pas trop

Bien sûr, Wiko ne s’est pas contenté de revenir sur les caractéristiques de son nouveau fer de lance. Il proposait également diverses démonstrations et la possibilité de le prendre en main. Un second contact qui nous a plutôt convaincus. Malgré un positionnement premium assumé, au travers de lignes fines et épurées sur fond d’aluminium, le WIM n’abandonne pas pour autant tous les codes esthétiques de la marque. La couleur reste ainsi présente au travers d’un coloris bleu très réussi, d’autant plus lorsque la lumière vient frapper le revêtement glossy. Ce dernier a en outre le mérite d’offrir une belle adhérence en main.

Petit point négatif en revanche, l’aspect glossy disparaît très rapidement sous les traces de doigt. Nous aurions également apprécié un châssis étanche, puisque de plus en plus de constructeurs en proposent et que Wiko visent en plus un public jeune et souvent peu précautionneux, ainsi que des dimensions un peu plus contenues. Evidemment, avec un écran de 5,5 pouces et un lecteur d’empreinte en dessous, on ne s’attend pas un petit gabarit, mais des bordures moins larges auraient été bienvenues en haut et en bas.

Wiko WIM

Android Nougat tout en beauté

Vous l’aurez compris toutefois, il en aurait fallu plus pour nous échauder. Ces petits défauts sont d’autant plus vite oubliés lorsque l’on manipule le smartphone, bien équilibré et disposant de boutons plutôt bien placés, au niveau du pouce droit pour l’alimentation et de l’index pour le volume (chez les droitiers). Et le plaisir se pronlonge en parcourant les menus d’Android 7.1 Nougat sur le bel écran AMOLED Full HD du WIM. Wiko annonçait en plus un gamut élargi et, si nous n’avons pas pu le vérifier sur place, les couleurs nous en tout cas semblé riches et vives. Et ce malgré un soleil qui frappait fort.

Wiko WIM

Nous avons donc été agréablement surpris par l’affichage, autant que par la fluidité de la navigation dans les menus. Pas question de s’y perdre qui plus est. Hormis les raccourcis habituels, par des gestes à effectuer sur l’écran ou avec le téléphone, à retrouver dans les paramètres, Wiko reste assez proche de la version d’Android que fournit Google et s’appuie davantage sur des applications additionnelles pour personnaliser l’expérience utilisateur : des outils d’analyse et d’optimisation du système, un centre de mise à jour, un lecteur audio et, surtout, une application photo.

Wiko WIM

Un vrai bon photophone chez Wiko ?

Ce devait être le point fort du WIM et nous n’avons pas été déçus. Bien sûr, il faudra attendre des tests labo pour le confirmer, mais notre premier avis est plutôt positif. L’application s’est montrée assez complète et intuitive, et la qualité était au rendez-vous en sortie avec des clichés globalement détaillés et bien exposés. La combinaison des deux capteurs de 13 mégapixels semble en outre réduire le bruit dans les zones sombres, puisque nous avons pu comparer des clichés capturés avec un puis deux capteurs. Il est en effet bon de souligner que chacun des capteurs peut être utilisé indépendamment.

Wiko WIM

Séance photo à l’aide du WIM pour les invités et Soprano, nouvelle égérie de Wiko

Cela servira néanmoins surtout pour le noir & blanc, à première vue meilleur en natif qu’avec le traitement logiciel, puisque les clichés couleurs semblent donc meilleurs en combinant les deux. Cela permet en outre d’accéder à un outil de mise au point après la prise. Il suffit de définir un niveau de flou et de taper sur la zone de l’image à mettre en valeur, et le tour est joué ! On notera au passage qu’un effet bokeh est également proposé avec le mode Portrait du capteur frontal, mais au moment de la prise. Le fonctionnement est similaire, avec un niveau de flou ajustable. Simple, et là aussi efficace à première vue.

Wiko WIM

Les selfies nous ont d’ailleurs globalement séduits, tant par le niveau de détails que la reproduction des couleurs. Il est toutefois bon de rappeler que notre prise en main a été effectué dans des conditions de lumière plus que favorables. Reste donc à voir si les résultats seront aussi convaincants en basse luminosité ou s’il faudra obligatoirement recourir au flash, comme pour l’appareil principal d’ailleurs. Les photographes plus ou moins confirmés trouveront par ailleurs un mode professionnel donnant la main sur plusieurs paramètres, de l’exposition à la mise au point en passant par la balance des blancs ou la sensibilité.

De la 4K stabilisée en vidéo

Côté vidéo, nous avons enregistré quelques séquences en 4K avec et sans la stabilisation. Le système développé par Vidhance nous a agréablement surpris. S’il crée une légère latence à l’enregistrement, et réduit aussi possiblement un peu le framerate, son efficacité est indéniable et très appréciable. L’image est stable, et semble en outre de bonne qualité même s’il est évidemment difficile de s’en rendre compte sur un petit écran Full HD. Des modes Time Lapse et Slow Motion sont par ailleurs proposés et permettront de créer des films accélérés ou ralentis très simplement, en sélectionnant une vitesse avant la prise. Bref, toutes les fonctions de prises de vue attendues sur un flagship sont présentes.

Disponible à partir du 10 juillet

En conclusion, nous pourrons dire que Wiko semble avoir fait de l’excellent travail sur son WIM. Joli, bien qu’un peu grand, il nous a pour l’heure séduits par sa facilité d’emploi autant que par ses performances, principalement en prise de vue vous l’aurez compris. Reste désormais à attendre un test plus approfondi qui nous permettra, espérons, de confirmer cette bonne impression de départ. Mais vous pouvez déjà noter que le smartphone sera disponible à compter du 10 juillet chez la plupart des revendeurs, et se trouve même déjà en précommande. Prévoyez 399 euros.

Jamais Wiko n’était monté aussi haut en prix, mais cela semble donc justifié. Des accessoires seront par ailleurs proposés en complément, dont un étui plutôt malin et répondant au nom de WiView Smart Folio. Quant à ceux qui ne pourront s’offrir le WIM, rappelons tout de même qu’une version Lite est également prévue pour le 1er août, au prix de 199 euros. Elle ne propose malheureusement pas, de son côté, le double capteur photo… Dommage.

Wiko WIM Lite

Pas de double capteur photo pour le WIM Lite, et un lecteur d’empreintes au dos

Mathieu Freitas

Mathieu Freitas

Journaliste


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