LaboFnac

ZTE autorisé à reprendre partiellement ses activités aux États-Unis

ZTE va enfin pouvoir reprendre une partie de ses activités aux États-Unis après l'accord trouvé il y a quelques semaines. La marque chinoise commence à voir le bout du tunnel, même s'il s'agit d'une reprise temporaire et sous haute surveillance.

Après les promesses et plusieurs semaines de négociations, ZTE va pouvoir se remettre au travail aux États-Unis. Bloomberg annonce que l’administration Trump va autoriser le fabricant chinois à reprendre certaines activités commerciales pour une période d’un mois. Une levée partielle de l’embargo pour ZTE qui était sous le coup d’une interdiction d’importations de composants depuis avril. L’autorisation émise par le Bureau de l’industrie et de la sécurité, qui dépend du département au Commerce, est valable du 2 juillet au 1er août. Elle permet notamment à ZTE d’assurer le service après-vente (SAV) et de proposer des mises à jour pour ses produits. En revanche, la firme n’a toujours pas le droit d’exporter des composants américains pour les intégrer dans ses appareils.

ZTE Axon M

© Sofian Nouira / LaboFnac

Cette annonce a permis à l’action de ZTE de reprendre des couleurs sur les marchés boursiers de Shenzhen (+10 % mardi, le plus grand bond depuis plus d’un an) et Hong Kong (+7,6 %). Accusé d’avoir violé des embargos contre l’Iran et la Corée du Nord, le constructeur chinois avait fait l’objet de lourdes sanctions qui l’avait conduit à suspendre ses activités. Symbole des tensions entre Washington et Pékin, l’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque Donald Trump a décidé d’intervenir. Sur Twitter, il a affirmé qu’il pourrait reconsidérer les sanctions prises à l’encontre de ZTE. Quelques jours plus tard, un accord a été trouvé entre la firme chinoise et le gouvernement américain, une « faveur personnelle » au président chinois Xi Jinping, expliquait alors le président américain.

Le Sénat US conteste la levée des sanctions

Pour parvenir à un accord, ZTE a dû à se résoudre à des concessions importantes. La levée des sanctions pourrait lui coûter 1,5 milliard d’euros. La société a également accepté de faire le ménage au sein de sa direction et de mettre en place une cellule de surveillance. La nouvelle direction doit maintenant rétablir la confiance avec ses partenaires et convaincre le Congrès. Le Sénat américain a récemment rejeté l’accord négocié par Donald Trump, ce qui n’a pas encore permis de lever l’ensemble des sanctions. Pour le sénateur républicain Marco Rubio, « les entreprises chinoises qui volent et espionnent l’Amérique ne devraient pas pouvoir poursuivre leurs activités en utilisant [sa] technologie ».


Contenus associés

Partager cet article :

Attention, vous avez déjà 3 produits dans le comparateur : supprimez un de ces produits pour rajouter celui-ci au comparateur.