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ZTE est maintenant dans le collimateur de Taïwan

Interdit de se fournir aux États-Unis, ZTE est maintenant surveillé par Taïwan. Les entreprises qui souhaitent travailler avec le constructeur chinois ont besoin d'une autorisation délivrée par le gouvernement.

La situation est de plus en plus compliquée pour ZTE. Le constructeur chinois s’inquiète pour son avenir depuis que les États-Unis lui ont interdit de se fournir auprès des entreprises américaines. Une situation qui l’empêche par exemple de s’approvisionner auprès de Qualcomm. Mais les problèmes du groupe chinois ne s’arrêtent pas là. D’autres pays ont décidé de surveiller les activités du fabricant, à commencer par Taïwan.

ZTE Axon M

© ZTE

Le Nikkei Asian Review rapporte que le gouvernement taïwanais a ordonné à toutes les entreprises locales de ne plus fournir de composants à ZTE sans autorisation. On ne sait pas si cette nouvelle réglementation est liée à la décision de Washington.

Une autorisation pour travailler avec ZTE

Interrogé sur cette question, le gouvernement taïwanais explique qu’il n’empêche aucune entreprise de collaborer avec ZTE. « Ce que nous faisons [demander aux fournisseurs d’obtenir un permis d’exportation] était pour le bien des entreprises, pour s’assurer qu’elles font des affaires légales avec les entreprises chinoises. Nous n’interdisons pas aux entreprises taïwanaises de faire affaire avec ZTE… Il n’y a aucune raison pour le gouvernement de rejeter leurs permis si leurs activités commerciales sont légales ».

Cette décision est un nouveau coup dur pour ZTE. L’entreprise a besoin de composants pour fabriquer ses smartphones, dont des puces. Le marché des processeurs pour smartphones est aujourd’hui dominé par Qualcomm et MediaTek, deux fabricants auxquels on ajoute les firmes qui fabriquent leurs propres puces comme Apple, Samsung ou Huawei. Ces derniers équipent surtout leurs produits et ZTE ne peut plus se tourner vers l’américain Qualcomm. Reste la piste MediaTek, mais la firme taïwanaise devra désormais avoir une autorisation pour travailler avec le groupe chinois. Le fabricant de puces a déjà fait savoir qu’il allait se conformer à la décision du gouvernement. MediaTek indique qu’il « prépare activement » les documents pour obtenir le plus rapidement possible ce permis. Sinon, ZTE pourra toujours se tourner vers les SoC de Samsung. Le groupe sud-coréen a déjà déclaré qu’il « répondrait activement » à de nouveaux clients.


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