LaboFnac

ZTE : la levée des sanctions pourrait lui coûter 1,5 milliard d’euros

ZTE est parvenu à un accord de principe avec le gouvernement américain pour la levée des sanctions et reprendre ses activités. Le fabricant chinois devra toutefois mettre la main au porte-monnaie et s'acquitter d'une pénalité de près de 1,5 milliard d'euros.

L’affaire ZTE touche à sa fin avec la signature d’un accord préliminaire entre le fabricant chinois et le gouvernement américain. Donald Trump avait annoncé qu’il souhaitait trouver une issue favorable à ce dossier et nous évoquions fin mai que Washington et Pékin se rapprochaient d’un accord pour sauver ZTE. On apprend aujourd’hui par Reuters que l’équipementier télécoms chinois a signé un accord de principe qui lèverait l’embargo interdisant aux sociétés américaines (Qualcomm, Intel…) de vendre des composants à ZTE. Cette situation délicate avait poussé la firme chinoise à suspendre ses activités, elle qui était accusée d’avoir illégalement expédié des produits en Iran et en Corée du Nord.

ZTE USA

© Capture d’écran / zteusa.com

Si James Rockas, porte-parole du département du Commerce, se montre prudent en déclarant qu’« aucun accord définitif n’a été signé par les deux parties », ZTE devrait bientôt pouvoir reprendre ses activités contre un très gros chèque. En effet, l’accord de principe prévoit qu’une amende d’un milliard de dollars, soit 854 millions d’euros, sera infligée au géant chinois et qu’une somme de 400 millions de dollars sera placée sur un compte séquestre. Cette « caution » pourra être encaissée si de nouvelles infractions étaient commises et s’ajoute aux 361 millions de dollars déjà payés. La pénalité totale atteint ainsi 1,7 milliard de dollars, soit 1,46 milliard d’euros.

Une pénalité et des changements dans sa direction

En plus des sanctions financières, ZTE devra remplacer son conseil d’administration et son équipe dirigeante dans les 30 jours. Précédemment, des « changements importants » avaient été évoqués. Des pénalités majeures pour la firme chinoise, qui reste dépendante des entreprises américaines : elles lui fournissent 25 à 30 % des composants utilisés pour ses différentes activités (smartphones et équipements de réseaux de télécommunications). Pour être validé, l’accord devra passer devant le Congrès américain dans les prochains jours, où il devrait rencontrer une certaine résistance. Chuck Schumer, leader de l’opposition démocrate au Sénat, a déjà déclaré : « En laissant ZTE tranquille, le président qui a rugi comme un lion gouverne comme un agneau lorsqu’il s’agit de la Chine ».


Contenus associés

Partager cet article :

Attention, vous avez déjà 3 produits dans le comparateur : supprimez un de ces produits pour rajouter celui-ci au comparateur.