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Test de la Sony PS4 Pro : la bête de course tient-elle ses promesses de 4K HDR ?

Test de la Sony Playstation 4 Pro (PS4 Pro)

Alors, faut-il craquer pour la PS4 Pro ? La réponse dépend avant tout de votre équipement actuel. Si vous avez déjà une PS4 ou une PS4 Slim et un téléviseur Full HD, vous feriez bien d’y réfléchir à deux fois. Vous y gagnerez en fluidité de manière assez sensible sur de nombreux titres. Mais, à moins de disposer d’un budget illimité, le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle. En revanche, si vous jouez sur un téléviseur UHD-4K, l’investissement est clairement conseillé. Cela ne révolutionnera pas les jeux et rares sont ceux qui sont en "vraie 4K", mais ces jeux seront très clairement plus beaux et plus fluides. Après avoir investi dans un tel téléviseur, il serait dommage de ne pas profiter de ses qualités d’affichage. Et si vous n’avez pas encore de PS4 et que la bibliothèque de jeux la console de Sony commence à vous faire envie, nous vous recommandons là encore vivement de craquer directement pour la version Pro de l’appareil. Elle est certes plus chère, mais elle offre la garantie de beaucoup mieux vieillir que ses petites sœurs.

Note de la rédaction

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  • - Les jeux compatibles sont vraiment plus beaux et plus fluides
  • - Améliorations pour le PS VR aussi
  • - L'absence de lecteur Blu-Ray UHD-4K
  • - Le rendu rarement en "vraie 4K"

En attendant la PlayStation 5, Sony dégaine une PS4 Pro qui fait office de point d'étape. Cette console promet en effet aux utilisateurs possédant un écran UHD-4K de profiter de leurs jeux avec une meilleure définition et une fluidité irréprochable. Alors, pari tenu ?

Dans la guerre à distance que se livrent les consoles et les PC, l’un des points forts des premières citées est leur cycle de renouvellement, qui va de sept à dix ans. De quoi laisser le temps à leurs acquéreurs de largement rentabiliser leur investissement. Le talon d’Achille de cette formule tient évidemment au fait que le fossé technologique se creuse inexorablement au fil des ans avec les PC. Ces derniers voient en effet leur puissance croître très régulièrement. Sony a décidé de casser ce paradigme avec la PlayStation 4 Pro. Comme son nom le laisse entendre, cette console n’est pas la remplaçante de la PS4, mais plutôt une évolution technique.

Le fabricant nippon n’est pas le premier consolier à procéder de la sorte. Assez récemment, Nintendo n’avait pas hésité à dégainer une New 3DS un peu plus puissante que sa devancière. Néanmoins, dans le cas de Sony, la raison d’être de la nouvelle PS4 Pro ne tient pas qu’à la course à la puissance technique. Cette console est en effet le premier pas vidéoludique du Japonais dans le monde de l’UHD, plus généralement appelé 4K. La machine promet en effet de permettre aux possesseurs d’un téléviseur UHD d’en tirer pleinement profit.

Afin de ne pas se mettre ses utilisateurs à dos, Sony a bien pris soin de ne donner aucune fonction exclusive à la PS4 Pro. Tous les jeux et tous les accessoires doivent donc toujours fonctionner à la fois sur la PS4 classique et sur sa déclinaison plus musclée. Nous vous proposons de découvrir ce qu’elle vaut dans les lignes qui suivent. Nous n’aborderons pas ici l’interface dans la mesure où elle est strictement identique à celle que l’on trouve déjà sur les autres modèles de PS4.

Design et ergonomie

Alors que Sony nous avait plutôt habitués à réduire la taille de ses consoles au milieu du cycle de vie, la PS4 Pro est plutôt du genre imposante. Évidemment, le propos ici n’est pas le même et le constructeur semble vouloir faire comprendre à ses utilisateurs qu’ils vont en avoir pour leur argent avec ce nouveau modèle. Ce dernier s’avère en effet massif, avec un poids qui bondit de 2,1 à 3,3 kg. Ce qui n’est pas gênant dans la mesure où elle n’est pas vraiment prévue pour être manipulée à tout va. Le look de la nouvelle venue évolue lui aussi, avec une construction constituée de trois blocs superposés et de finitions mates. Un peu comme si un « étage » avait été rajouté aux deux que compte la PS4 Slim. Un design industriel aussi épuré que plaisant, qui ne devrait jurer dans aucun intérieur.

Le fabricant a aussi revu sa copie pour ce qui est du positionnement des ports et des boutons. En façade, on trouve certes toujours deux ports USB, mais ils ont été déplacés à l’une des extrémités. Quant aux touches pour allumer la console et éjecter un disque, elles se situent à l’autre extrémité. Elles sont au passage devenues mécaniques, et surtout plus faciles à discerner qu’avant. À l’arrière, on compte désormais un port USB de plus, qui permettra à ceux qui possèdent un casque PS VR de ne plus avoir à laisser branché cet accessoire sur l’avant.

Le surplus de puissance de la PS4 Pro se ressent sur le volume qu’elle génère. La première PS4 était déjà assez bruyante. Sa version Pro l’est encore un poil plus lorsqu’elle fait tourner des jeux optimisés, aux graphismes tout de même plus beaux et à la fluidité améliorée.

En matière de conception, la seule vraie déception vient de l’absence de lecteur Blu-ray UHD 4K. Alors que Sony a contribué à populariser le format Blu-ray – qu’il a inventé au demeurant – avec la PS3, il s’abstient donc de rendre sa PS4 Pro compatible avec les galettes de dernière génération. Un état de fait d’autant plus surprenant que la Xbox One S de Microsoft intègre pour sa part un tel lecteur. Si cette déception peut surprendre sur le plan stratégique, elle peut néanmoins s’expliquer par deux facteurs. Le premier est industriel : d’après Sony, ce composant coûte encore trop cher et aurait grevé le prix de sa machine. Le second facteur est davantage d’ordre usuel. Les Blu-ray UHD-4K peinent à séduire, car l’offre reste mince, et beaucoup de films disponibles dans ce nouveau format ne sont pas en « vraie » ultra haute définition. Et rien ne dit que ce standard s’imposera un jour au regard de la popularité du streaming, avec des acteurs comme Netflix qui proposent de plus en plus de contenus en UHD-4K.

Évolution technique et impact sur les jeux

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est bien entendu sur le plan technique que cette PS4 Pro était attendue de pied ferme. Il faut dire qu’elle ne promet rien de moins que de « jouer en 4K ». À l’heure où les téléviseurs UHD-4K fleurissent dans les foyers, ce positionnement se montre forcément plein de bon sens sur le papier. Pour parvenir à ses fins sans attenter à la compatibilité totale de tous les jeux sur tous les modèles de PS4, le constructeur a repris le même processeur octocœur AMD Jaguar. Sa cadence se trouve en revanche accélérée, passant de 1,6 GHz à 2,1 GHz. À cette fréquence plus élevée, il faut ajouter une carte graphique AMD Radeon deux fois plus puissante que par le passé. La mémoire vive reste identique, avec 8 Go de GDDR5. D’après les données de Sony, ces améliorations permettent de faire passer les performances de 1,84 TFLOP sur la PS4 à 4,20 TFLOPS sur la Pro. Une évolution impressionnante donc, toujours en théorie.

Test de la Sony Playstation 4 Pro (PS4 Pro)

Et en pratique ? Si vous disposez d’un téléviseur UHD-4K chez vous, HDR de surcroît, il n’y a pas débat, la PS4 Pro apporte indéniablement un (gros) plus. Notamment du côté des graphismes et de la fluidité des jeux. Sony ne tient pas complètement sa promesse initiale d’un rendu entièrement en UHD (2160p). Si certains titres parviennent à atteindre ce sommet, pour la plupart des jeux, il faut plutôt tabler sur une définition un peu bâtarde de 1800p. Mais cette dernière reste tout de même très sensiblement supérieure. Et si vous avez la chance de posséder un téléviseur compatible avec le HDR, la gestion de la luminosité et des effets de lumière se trouve elle aussi améliorée.

Test de la Sony Playstation 4 Pro (PS4 Pro)

Mais tout cela ne servirait pas à grand-chose si les jeux ne suivent pas. De ce point de vue, pas d’inquiétude. En fin d’année dernière, près de 80 jeux se montraient déjà compatibles, parmi lesquels Horizon: Zero Dawn, The Last Guardian, Final Fantasy XV, Resident Evil VII, Battlefield, Call of Duty: Black Ops 3, Infinite Warfare, Modern Warfare Remastered, Ratchet & Clank, Rise of the Tomb Raider, The last of Us Remastered, Uncharted 4, InFamous Second Son, FIFA 17, etc. La liste a continué à gonfler depuis. Tous ces jeux affichent de 30 à 60 i/s de manière constante. Ce dernier point est d’autant plus important que l’on ne perçoit plus aucun ralentissement sur certains titres qui en affichent sur les autres PS4. De plus, Sony a aussi dégainé un mode « Boost » quelque temps après la sortie de la machine. Ce mode promet d’améliorer même les jeux qui n’ont pas bénéficié d’une mise à jour à proprement parler pour profiter des capacités de la PS4 Pro. Le résultat varie toutefois en fonction des titres. Enfin, un mot sur le PS VR. Il profite lui aussi du surplus de muscle pour faire tourner ses contenus de manière plus fluide.

Au final, sur le plan technique, il est donc incontestable que les capacités de la PS4 Pro ne sont pas qu’un argument marketing. Elle donnera surtout sa pleine mesure sur un écran UHD-4K HDR. Mais ses bienfaits restent perceptibles dans une moindre même sur un téléviseur Full HD.

Conclusion

Alors, faut-il craquer pour la PS4 Pro ? La réponse dépend avant tout de votre équipement actuel. Si vous avez déjà une PS4 ou une PS4 Slim et un téléviseur Full HD, vous feriez bien d’y réfléchir à deux fois. Vous y gagnerez en fluidité de manière assez sensible sur de nombreux titres. Mais, à moins de disposer d’un budget illimité, le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle. En revanche, si vous jouez sur un téléviseur UHD-4K, l’investissement est clairement conseillé. Cela ne révolutionnera pas les jeux et rares sont ceux qui sont en "vraie 4K", mais ces jeux seront très clairement plus beaux et plus fluides. Après avoir investi dans un tel téléviseur, il serait dommage de ne pas profiter de ses qualités d’affichage. Et si vous n’avez pas encore de PS4 et que la bibliothèque de jeux la console de Sony commence à vous faire envie, nous vous recommandons là encore vivement de craquer directement pour la version Pro de l’appareil. Elle est certes plus chère, mais elle offre la garantie de beaucoup mieux vieillir que ses petites sœurs.

Note de la rédaction

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