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Test de Bayonetta 2 sur Switch : Ma sorcière bien-aimée

Bayonetta 2_jaquette

Malgré son âge, Bayonetta 2 demeure la quintessence du beat’em all à la japonaise. Aussi agréable à jouer qu’à regarder, aussi simple à prendre en main que difficile à maîtriser, il ne peut que ravir les fans de jeux d’action qui ne jurent que par des combos virevoltants et des affrontements spectaculaires. Un jeu parfaitement conçu et qui ne compte aucun défaut majeur, à moins d’attendre d’un beat’em all qu’il propose un scénario inoubliable.

Note de la rédaction

  • - Une action nerveuse, folle et spectaculaire
  • - Un rythme échevelé durant toute l’aventure
  • - Des contrôles à la fois riches et accessibles
  • - Un peu d’exploration entre deux arènes d’ennemis
  • - Encore très joli par moment
  • - Beaucoup de choses à débloquer et une dimension scoring pour doper la rejouabilité
  • - Les défis du mode Double Apothéose jouable en coop en réseau local
  • - Certains décors un peu tristes
  • - Scénario qui n’a pas beaucoup d’intérêt
  • - L’action peut parfois manquer de lisibilité
  • - Un univers dans lequel il peut être difficile de rentrer

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La Switch a ceci de pratique qu’elle permet à Nintendo de donner une seconde chance aux nombreux jeux Wii U qui ont été injustement boudés lors de leur sortie initiale. Après Mario Kart 8 et avant Captain Toad ou Donkey Kong: Tropical Freeze, c’est en effet Bayonetta 2 qui a les honneurs d’un portage sur la dernière console du constructeur japonais. L’occasion idéale de rattraper son retard avant l’arrivée prochaine du troisième opus, mais aussi de constater qu’il reste le maître incontesté dans son domaine.
(Ce test a été réalisé sur Nintendo Switch.)

De Bayonetta premier du nom, beaucoup de joueurs gardent un sentiment partagé. Celui d’un jeu certes jouissif à prendre en main, mais qui, à la manière d’un gosse en manque d’attention, en faisait trop, partout, sans s’arrêter, ce qui finissait logiquement par fatiguer. Comme s’il avait quelque chose à prouver, comme s’il était animé par un besoin maladif de s’affirmer, le premier volet affichait une attitude outrancière, symbolisée par des séquences brouillonnes et mal maîtrisées ; et étalait de manière gênante son trop-plein de vulgarité, notamment dans les poses lascives que se plaisait à prendre l’héroïne. Difficile de savoir s’il agit de maturité de la part des développeurs de PlatinumGames ou si ce sont les qualités d’orfèvre de Nintendo qui s’expriment ici, toujours est-il que cette suite se veut bien plus raffinée.

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Une suite expurgée du superflu

On rassure les fans de la première heure qui seraient passés à côté de cette suite faute de posséder une Wii U : cette sorcière pas comme les autres qu’est Bayonetta n’a rien perdu de son goût de la provocation ni de son verbe acéré, et les nombreux combats auxquels elle doit prendre part sont aussi fous que dans le précédent opus. Mais que ce soit dans les enjeux (Bayonetta doit se rendre en enfer pour libérer l’âme de son amie Jeanne), la narration ou la prise en main, Bayonetta 2 renvoie l’image d’un diamant qui a été taillé avec amour. Malgré le peu d’intérêt qu’on lui porte, on pourrait par exemple s’attarder sur l’habileté qu’a le scénario de se rattacher au premier épisode. On pourrait également vous faire une tirade sur l’excellence de la mise en scène, qui rend chaque scène et chaque affrontement particulièrement épique. Mais la vérité est que le jeu brille avant tout pour ses qualités ludiques.

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Vole comme le papillon et pique comme l’abeille

Car plus de trois ans après sa sortie, Bayonetta 2 reste ce qui se fait de mieux en matière de beat’em all 3D. Son héroïne est sans égale quand il s’agit de réaliser des combos ravageurs et magnifiquement chorégraphiés. Et si certains lui peuvent lui préférer un Devil May Cry 3 au rythme moins enlevé et à la jouabilité plus technique, en termes de fluidité, de générosité et de spectacle, personne ne lui tient tête. Il suffit de replonger dans son prologue et dans sa succession de combats pour s’en convaincre. Voir l’action prendre place sur la carlingue d’un avion de chasse en plein vol, pour passer ensuite sur le toit d’un train en marche, avant de se conclure de manière titanesque au sommet d’un building a quelque chose de jubilatoire alors qu’il ne s’agit que d’une mise en bouche.

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A la fois accessible et profond

La violence et la frénésie des combats peuvent laisser penser que Bayonetta 2 se destine uniquement à une élite. Mais à dire vrai, le jeu s’avère étonnamment accessible et propose même des commandes d’une grande souplesse. Ceci dit, si les timings sont plus permissifs que dans le premier épisode, cette suite ne néglige pas pour autant les joueurs expérimentés. Les meilleurs combos exigent toujours un minimum de doigté. Tandis que la prise de risque dans l’esquive des attaques ennemies reste fortement encouragée. Réussir à éviter un assaut au dernier moment permet en effet de déclencher « l’envoûtement », une technique qui ralentit l’action un court laps de temps. À noter également qu’en plus des mises à mort sadiques typiques de la série, la magie sert désormais à passer en mode « Apothéose de l’Umbra », un état de furie temporaire permettant d’enchaîner des coups de poing et des coups de pied venus tout droit des enfers.

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Que Bayonetta 2 demande de faire preuve d’un peu de dextérité est tout sauf un hasard. En effet, à l’instar d’un Devil May Cry, ses niveaux sont découpés en de courtes portions durant lesquelles les prouesses du joueur sont notées. La longueur comme la variété des combos servent de critères de jugement, tout comme le temps pris à endiguer une vague d’ennemis ou à abattre un boss. Le jeu pousse donc à donner le meilleur de soi-même, les meilleurs élèves étant récompensés par toujours plus d’argent servant à se payer de nouvelles armes, des techniques inédites ou des costumes alternatifs.

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Un portage bien exécuté

Vous l’aurez compris, Bayonetta 2 était un très grand jeu au moment de sa sortie sur Wii U, et il le reste aujourd’hui encore. Le fait qu’il ait été porté sur Switch ne change évidemment rien à ce constat. Il faudrait mettre les deux versions côte à côte pour s’en assurer, mais leurs performances nous ont en effet paru sensiblement similaires. Sur grand écran, le jeu laisse ainsi apparaître un peu d’aliasing sans que cela soit réellement gênant. Et c’est tout juste si l’on a aura tiqué sur quelques ralentissements quand les environnements se sont faits plus ouverts. Les joueurs qui avaient fait l’impasse sur la Wii U mais qui se sont jetés sur la Switch n’ont donc aucune excuse. Au même titre que les retardataires d’ailleurs, puisque chaque boîte du jeu vendu dans le commerce contient un code de téléchargement permettant de récupérer le premier épisode.

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  • Bayonetta 2 (14)
  • Bayonetta 2 (13)
  • Bayonetta 2 (12)
  • Bayonetta 2 (11)
  • Bayonetta 2 (10)
  • Bayonetta 2 (9)

    © Nintendo / PlatinumGames

  • Bayonetta 2 (8)
  • Bayonetta 2 (7)
  • Bayonetta 2 (6)

Conclusion

Malgré son âge, Bayonetta 2 demeure la quintessence du beat’em all à la japonaise. Aussi agréable à jouer qu’à regarder, aussi simple à prendre en main que difficile à maîtriser, il ne peut que ravir les fans de jeux d’action qui ne jurent que par des combos virevoltants et des affrontements spectaculaires. Un jeu parfaitement conçu et qui ne compte aucun défaut majeur, à moins d’attendre d’un beat’em all qu’il propose un scénario inoubliable.

Note de la rédaction

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