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Test de Days Gone – La route sera longue !

Days_Gone

Même s'il se contente de copier mécaniquement les ténors de l'open world sans se donner les moyens de les faire trembler, Days Gone reste une alternative viable dans sa catégorie. Plus cru et crasseux que la plupart de ses concurrents, il tarde sans doute un peu trop à mettre en scène ses hordes de mutants pour nous faire oublier ses écarts de parcours et la redondance de ses missions.

Note de la rédaction

  • - Un open world réaliste aux dimensions imposantes
  • - La multiplicité des missions qui s'imbriquent logiquement entre elles
  • - L'omniprésence du craft en lien direct avec la survie
  • - L'animation et la diversité des profils d'ennemis rencontrés
  • - Les pics de tension générés par les hordes de mutants
  • - Durée de vie globale très honnête
  • - Un scénario prévisible qui mise peu sur l'émotion
  • - La grande redondance des missions proposées
  • - Les contraintes liées aux déplacements longue distance
  • - Peu de surprises sur la map en dehors des destinations principales
  • - L'IA décevante des ennemis rend les phases d'infiltration trop faciles
  • - Le manque d'attrait des objectifs secondaires n'incite pas à s'attarder dans le jeu
  • - Des problèmes techniques qui persistent malgré la dernière mise à jour

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Laissant les chevaux et la poésie aux bons soins des univers de western et de fantasy, c'est sur le siège poussiéreux d'une moto que Days Gone nous invite à survivre au fléau d'une pandémie dans un Oregon dévasté par des hordes de mutants.
(Test réalisé sur PlayStation 4)

Ambitieux comme se doit de l’être une exclusivité PS4, le titre de Bend Studio part déjà avec une pression énorme sur les épaules et le risque de décevoir tous ceux qui se sont gavés d’open world de qualité durant ces dernières années. Sa différence, Days Gone l’affiche via un contexte post-pandémique empruntant sans complexe aux univers de zombies déjà ancrés dans notre inconscient collectif. En toile de fond : un scénario qui flirte avec la brutalité des épisodes de la série The Walking Dead sans chercher le moins du monde à effleurer la maestria émotionnelle véhiculée par un jeu comme The Last of Us.

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Nous sommes légion

Ancien motard rebelle devenu chasseur de primes, Deacon St. John a vu l’Amérique tomber entre les griffes décharnées des mutants tandis que l’humanité succombait à la maladie. C’est alors toute une logique de survie qui revient au tout premier plan pour une civilisation qui n’était visiblement pas prête à y faire face. Un contexte évidemment propice à l’émergence des pires instincts de l’homme expliquant notamment l’apparition de ceux que l’on nomme les Rippers. Ces membres d’une secte pro-mutants n’hésitent pas à torturer leurs congénères humains prompts à faire cramer les nids d’infectés qui gangrènent le continent. Et tout ce beau monde évolue parfois en hordes de plusieurs centaines d’individus déchaînés dont il vaut mieux ne pas croiser le chemin.

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Destrier de ferraille

En matière de survie, Days Gone applique mécaniquement toutes les ficelles du genre sans faire beaucoup d’efforts pour se démarquer, sinon au travers de cette bécane qui concentre à elle seule nos chances de survie. À la fois moyen de transport, point de sauvegarde et solution de fuite en cas de pépin, la moto consomme beaucoup de carburant et ne revient pas au galop quand on la siffle, mais elle n’en reste pas moins le bien le plus précieux des survivants du monde de Days Gone. Justifiant notamment des missions de poursuite qui rompent un peu la monotonie des séquences d’action et d’infiltration, l’engin demeure tout de même fragile et il ne faudra guère compter sur ses performances une fois celui-ci esquinté. D’où l’intérêt d’améliorer ses capacités en même temps que celle de Deacon qui héritera de son côté de compétences de survie indispensables aux confrontations inévitables avec les mutants.

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Partie de cache-cache

En présence d’êtres humains, l’approche se voudra nécessairement plus furtive, même si les séquences d’infiltration se résolvent avec beaucoup trop de facilité une fois muni de simples cailloux pour faire diversion. Il faut dire que l’intelligence artificielle n’est pas le fort des ennemis de Days Gone, une attaque furtive n’éveillant que rarement la vigilance des individus pourtant situés à proximité. En débloquant l’aptitude à localiser nos adversaires à travers les murs, la tension retombe même encore plus vite, seules les hordes requérant finalement une préparation digne de ce nom. En lien direct avec la survie, l’omniprésence du craft se traduira par une recherche constante des matériaux requis pour fabriquer des bandages et autres cocktails Molotov, et surtout de la ferraille indispensable à la réparation de notre moto et des armes de poing qui se fragilisent à chaque coup porté au contact de l’ennemi.

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Coquille vide ?

Bien que résolument dirigiste, l’exploration de l’open world de Days Gone mise autant sur la taille de sa carte du monde que sur la manière dont les missions s’imbriquent naturellement entre elles pour nous retenir jusqu’au bout. Déconcertante à première vue, la façon dont les sous-objectifs se combinent pour faire avancer d’autres missions conjointes confère à la progression une certaine souplesse qui rapproche les scénarios secondaires de ceux directement liés à la trame principale. L’obligation de brûler les nids d’infectés pour pouvoir bénéficier du voyage rapide est une autre idée qui se défend, même si les plus pressés préféreront se rabattre sur les longs trajets à moto en guettant les stations permettant de refaire le plein. Les contraintes liées aux déplacements omniprésents dans Days Gone peuvent néanmoins s’avérer usantes, d’autant que le titre n’abrite que très peu de surprises en hors-pistes au-delà des embuscades ou des attaques d’animaux sauvages infectés. Autrement dit, rien n’incite vraiment à partir en exploration libre, sinon pour rétablir le courant dans les sites de recherche du NERO afin d’améliorer les statistiques de Deacon.

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Embardées techniques

Si nous avons pu constater quelques loupés dans l’exécution des interactions ainsi que de fréquents ralentissements qui n’ont été que partiellement corrigés par l’entremise de la dernière mise à jour, nous retiendrons surtout de Days Gone son atmosphère aliénée servie par une galerie des horreurs assez marquante. L’animation et le design des mutants croisés durant cette cavale en milieu hostile leur confèrent une certaine crédibilité, grâce notamment à l’influence du cycle diurne/nocturne qui influe sur leur comportement et leur positionnement. L’idée de devoir augmenter le niveau de confiance des différents camps alliés pour bénéficier des ressources qu’ils proposent compte également parmi les bonnes trouvailles du titre qui, pour le reste, demeure tout de même un cran en dessous des attentes placées en lui.
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Conclusion

Même s'il se contente de copier mécaniquement les ténors de l'open world sans se donner les moyens de les faire trembler, Days Gone reste une alternative viable dans sa catégorie. Plus cru et crasseux que la plupart de ses concurrents, il tarde sans doute un peu trop à mettre en scène ses hordes de mutants pour nous faire oublier ses écarts de parcours et la redondance de ses missions.

Note de la rédaction

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