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Test de Burnout Paradise Remastered : Dérapage contrôlé

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Burnout Paradise reste un très bon jeu de course, c’est indéniable. Le plaisir qu’il procure est intact, son contenu s’avère particulièrement généreux, et pour ne rien gâcher, il propose une excellente bande-son pour accompagner nos sessions de jeu. Maintenant, difficile de savoir à qui il s’adresse réellement. Les fans n’auront aucune raison d’investir dans ce Remastered tant les améliorations techniques sont minimes. Quant aux nouveaux venus, ils seront sans doute un peu déçus de voir que le jeu n’a pas profité de l’occasion pour moderniser l’expérience qu’il a à proposer. A vous de voir s’il mérite vos euros.

Note de la rédaction

  • - Une conduite nerveuse et particulièrement efficace
  • - Un contenu assez généreux et varié
  • - Paradise City, une ville remarquablement construite
  • - Les takedown, toujours très jouissifs
  • - Une fluidité exemplaire
  • - Une remasterisation assez paresseuse techniquement parlant
  • - La mini-map qui manque parfois de lisibilité
  • - Pas de GPS pour s’orienter
  • - Pas d’amélioration dans l’expérience de jeu global

Dix ans après sa sortie sur PlayStation 3 et Xbox 360, Burnout Paradise s’offre une petite cure de jouvence avec la sortie d’une version remasterisée destinée aux consoles actuelles. Le moyen idéal pour Electronic Arts de mesurer la popularité actuelle de la franchise avant d’envisager le développement d’un nouvel opus. Mais aussi, pour nous autres joueurs, de (re)découvrir un très bon jeu de course qui a su marquer les esprits en son temps.
(Ce test a été réalisé sur PlayStation 4.)

Lors de sa sortie au tout début de l’année 2008, Burnout Paradise entendait révolutionner la série. Avec lui, les développeurs britanniques de Criterion Games n’ont pas simplement cherché à faire plus et mieux – ce qui, dans le jeu vidéo, revient à proposer davantage de contenu et faire plus joli. Non, ils ont cherché à concevoir différemment afin de faire entrer leur licence dans une nouvelle ère. Ce qui différencie ce premier épisode de la génération PS3/Xbox 360 (et qui est aussi le dernier en date de la série) de ses prédécesseurs, c’est son environnement ouvert. En effet, Burnout Paradise, et donc sa version Remastered, ne proposent pas un banal empilement de circuits et d’épreuves isolés comme on en trouverait dans n’importe quel jeu de course traditionnel. A la place, il plonge le joueur dans Paradise City, une ville entièrement modélisée qui compte plusieurs centaines de kilomètres de route à parcourir.

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Liberté et variété

A la manière des Forza Horizon et autres The Crew d’aujourd’hui, Burnout Paradise laisse la liberté au joueur de conduire à sa guise sur toute l’étendue de son terrain de jeu. Ce qui permet de réaliser toutes sortes de petits défis (panneaux à détruire, trouver les spots pour réaliser de super sauts, etc.), mais aussi de se lancer dans l’ordre de son choix dans les différentes épreuves qu’il y a à accomplir. Généralement situées au niveau d’un feu rouge, celles-ci prennent différentes formes pour varier un maximum les plaisirs. En plus des courses classiques, on compte ainsi les « Road Rage », des épreuves où il faut réaliser un certain nombre de takedowns (soit envoyer ses concurrents dans le décor) ; les « Traque », où il faut rallier un point de la ville en évitant les assauts adverses ; les « Séquence Cascade », où il faut enchaîner les prouesses (drift, saut, etc.) pour accumuler des points ; et enfin les « Parcours Burning », qui cachent une sorte de contre-la-montre.

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Les fous du volant

Du classique et de l’efficace, en somme, mais qui est ici transcendé par une conduite arcade particulièrement grisante, qui demande au joueur de prendre un maximum de risques (rouler à contresens, frôler les autres véhicules, etc.) pour remplir la jauge de « burnout » et ainsi profiter d’un boost. Car il faut bien le dire, une bonne décennie a beau être passée, le pilotage de Burnout Paradise reste exemplaire. Nerveux et accessible en surface, celui-ci se montre plus profond qu’il n’y paraît dès lors que l’on met le nez dans les différentes catégories de véhicules. En effet, chacune a ses spécificités (vitesse, agression ou cascade) pour s’adapter à un type d’épreuves ou à un type de conduite en particulier.

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Contrairement à un Need for Speed qui impose un parcours précis dès qu’une course est lancée, Burnout Paradise joue à fond la carte du monde ouvert et laisse la possibilité au joueur d’atteindre la fin d’une épreuve en suivant l’itinéraire de son choix. Les fans de raccourcis et de petits sentiers non goudronnés éviteront donc les véhicules portés sur la vitesse, sous peine d’exploser leurs véhicules au premier virage venu.

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Un remasterisation paresseuse

Burnout Paradise était et reste un très bon jeu. Ceci dit, à moins de lui porter un amour irraisonné, difficile de trouver à ce Remastered de vrais arguments pour replonger. Techniquement, le jeu assure en effet le minimum syndical. C’est joli et fluide, certes, mais on est loin des standards actuels. C’est vrai, Paradise City reste remarquablement construite et on prend un plaisir fou à débusquer les nombreux passages secrets qui y sont disséminés. Mais le tout manque globalement de vie. Les décors paraissent même génériques. Avec un travail plus poussé sur les textures et les éclairages, le jeu aurait pu proposer un tout autre visage. Ici, on a surtout l’impression d’être face à un lissage subtil des graphismes déjà très jolis de l’époque.

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Dommage, d’autant que le jeu ne fait rien pour améliorer l’expérience d’origine. On pense par exemple à l’absence de fonction GPS, qui oblige à avoir le nez en permanence sur la mini-map pour se repérer. A l’absence aussi d’une option « Recommencer » pour retenter instantanément une épreuve mal engagée. Ou encore à un manque d’optimisation qui impose systématiquement quelques secondes de latence au moment de sélectionner un véhicule. Des petites imperfections qui rendent le tarif de 40 € particulièrement salé. Heureusement, pour ce prix, cette version embarque d’office tous les contenus additionnels qui ont été publiés au fil des mois.

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Conclusion

Burnout Paradise reste un très bon jeu de course, c’est indéniable. Le plaisir qu’il procure est intact, son contenu s’avère particulièrement généreux, et pour ne rien gâcher, il propose une excellente bande-son pour accompagner nos sessions de jeu. Maintenant, difficile de savoir à qui il s’adresse réellement. Les fans n’auront aucune raison d’investir dans ce Remastered tant les améliorations techniques sont minimes. Quant aux nouveaux venus, ils seront sans doute un peu déçus de voir que le jeu n’a pas profité de l’occasion pour moderniser l’expérience qu’il a à proposer. A vous de voir s’il mérite vos euros.

Note de la rédaction

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