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Test de Payday 2 : Le braquage qui a mal tourné (sur Switch)

Payday 2

Bien que sa sortie remonte à plusieurs années, Payday 2 n’a rien perdu de ses qualités. Original par son concept et accessible par sa prise en main, il se laisse très facilement approcher pour ensuite mieux imposer son exigence. Un FPS coopératif comme on les aime, mais auquel ce portage Switch, pourtant bien garni niveau contenu, ne rend malheureusement pas honneur. En effet, l’absence de chat vocal ruine complètement l’expérience de jeu, puisqu’elle ne permet pas de communiquer avec ses partenaires, et donc de se coordonner.

Note de la rédaction

  • - Le concept des braquages, brillant
  • - Pas mal de contenu
  • - Des situations qui ne manquent pas d’imprévus et de variété
  • - Facile à prendre en main
  • - Des compétences à débloquer qui ouvrent de nouvelles possibilités
  • - Jouable à quatre en réseau local
  • - Un vrai jeu d’équipe
  • - Visuellement proche d’un jeu PS2
  • - Des ralentissements quand l’action bat son plein
  • - Pas d’intérêt en solo à cause de l’I.A. des bots
  • - L’absence de chat vocal empêche de coopérer dans des conditions décentes

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Après avoir démarré dans un relatif anonymat, les Payday ont fini par se tailler une belle réputation auprès des amateurs de FPS coopératifs. Un succès logique et mérité, puisqu’en mettant en scène des braquages, cette série imaginée par les Suédois d’Overkill Software s’est trouvé un concept qui se prête parfaitement au travail d’équipe, ainsi qu’une thématique particulièrement peu exploitée dans le jeu vidéo. Après s’être imposé sur à peu près tous les supports du marché, le second volet, sorti en 2013, débarque en ce début d’année sur Switch. De quoi offrir aux retardataires l’occasion idéale de jouer au gangster partout, tout le temps ? Rien n’est moins sûr…

Avec plus de cinquante scénarios de braquages et la possibilité d’incarner de nombreux malfrats aux profils divers et variés, il était difficile pour Payday 2 de proposer une progression dans laquelle histoire et narration auraient eu leur mot à dire. Sans surprise donc, aucun fil rouge ne relie les missions, ce qui fait que chacune d’entre elles s’appréhende comme un casse totalement autonome. Certains verront dans cette absence de trame un petit défaut. Pour notre part, cette approche est celle qui nous paraît la plus pertinente puisqu’elle permet de progresser selon son humeur, en picorant librement dans les différentes missions. Le titre en propose en effet une belle variété, qui va des classiques attaques de banques ou de bijouteries, à de plus surprenantes phases de trafic de drogues.

Payday 2

Le crime paie

Comme pour tout hold-up digne de ce nom, Payday 2 demande de la préparation et de la coordination. S’il prend la forme d’un FPS et amène régulièrement au joueur à presser sur la gâchette, il n’est donc pas question de foncer tête baissée dans une galerie d’art et espérer en ressortir indemne un tableau sous le bras. Clairement orienté coop – bien que le jeu solo reste possible grâce à des bots contrôlés par l’I.A. –, Payday 2 demande à quatre joueurs de travailler de concert pour triompher. En amont d’une partie, il est par exemple question d’adapter son équipement à celui porté par ses partenaires. Étudier minutieusement les plans de lieux que l’on s’apprête à pénétrer est aussi une bonne idée, ne serait-ce que pour se répartir efficacement les tâches. Le jeu demande de ne négliger aucun détail, c’est pourquoi il sera également nécessaire d’effectuer divers repérages en civil pour éviter de se laisser surprendre.

Payday 2

Quand vient le moment d’enfiler son masque pour enfin commettre ses méfaits, Payday 2 exige la plus grande des précisions. Pour qu’un plan se déroule sans accroc, il est évidemment question d’agir vite et bien. Mais s’il est possible, en se montrant méthodique, collectif et organisé, d’accomplir quelques braquages dans la discrétion la plus absolue, le plus souvent, le jeu s’arrangera pour donner une tournure particulièrement musclée aux évènements. Quand ce n’est pas le scénario du casse qui l’exige, ce sont en effet les développeurs qui se sont amusés à apporter de nombreuses variations à une même mission (placement des objets ou des gardes, notamment) afin de nous pousser à la faute. Payday 2 exige donc de la réactivité et des réflexes, et c’est encore plus vrai quand il faut résister à des vagues de flics, le temps, par exemple, qu’une perceuse ait fini de forcer un coffre-fort ou que le chauffeur de l’équipe débarque pour pouvoir prendre la poudre d’escampette.

Payday 2

Un portage généreux, mais raté

Payday 2 est un excellent titre qui propose, grâce à un système de compétences à débloquer, énormément de manières d’aborder une même situation. Le problème, c’est que ce portage Switch ne lui fait pas honneur. Si le jeu n’a jamais brillé par ses graphismes, il n’avait en effet jamais affiché un visage aussi disgracieux que celui qui est le sien ici. Sur grand écran, l’impression de flou, la pauvreté des textures, le manque de précision des modélisations et les explosions donnent l’impression d’être revenu au temps de la PlayStation 2. Quant à l’animation, si elle se montre stable la majeure partie du temps, elle n’est pas épargnée par de gros ralentissements lorsque les fusillades s’intensifient. Le constat est un peu plus glorieux en passant en mode portable. Mais clairement, la console de Nintendo est capable de mieux.

Payday 2

Le plus gros défaut de Payday 2 sur Switch reste cependant l’absence totale de chat vocal. À moins de jouer en réseau local pour communiquer directement, impossible d’envisager y jouer sérieusement en multi. L’application qui a servi pour Splatoon 2 est en effet incompatible avec le jeu, ce qui anéantit tout espoir de pouvoir évoluer en équipe de manière cohérente. Un défaut évidemment rédhibitoire. Et qui est d’autant plus regrettable que ce portage se montre particulièrement généreux. En plus de proposer en exclusivité temporaire le personnage de Joy, une génie de l’informatique assez intéressante dans un rôle de soutien, il intègre en effet la quasi intégralité du contenu additionnel paru depuis la sortie initiale du jeu.

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Conclusion

Bien que sa sortie remonte à plusieurs années, Payday 2 n’a rien perdu de ses qualités. Original par son concept et accessible par sa prise en main, il se laisse très facilement approcher pour ensuite mieux imposer son exigence. Un FPS coopératif comme on les aime, mais auquel ce portage Switch, pourtant bien garni niveau contenu, ne rend malheureusement pas honneur. En effet, l’absence de chat vocal ruine complètement l’expérience de jeu, puisqu’elle ne permet pas de communiquer avec ses partenaires, et donc de se coordonner.

Note de la rédaction

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