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Les meilleurs appareils photo instantanés pour des souvenirs sur papier

Photo instantanée

Les smartphones, on le sait, sont désormais les alliés principaux des photographes amateurs en vacances. Ils ont certes le mérite d'être toujours à portée de main pour saisir les petits et les grands moments. Mais pour garder la trace de tout cela, rien ne vaut les tirages sur papier, soit par le biais d'une impression a posteriori, soit en utilisant des produits très en vogue aujourd'hui : les appareils photo instantanés. Tour d'horizon des modèles disponibles et des atouts de chacun.

Les appareils photo à impression instantanée, c'est quoi ?

Indéniablement populaires jusqu’à la fin des années 1990, les Polaroid ont subi de plein fouet l’avènement du numérique, qui a autorisé ce que ces appareils photo interdisaient : capturer des scènes vites, en mitraillant au besoin, et en retouchant a posteriori, avec un coût de revient très limité.

Mais alors même que la photographie numérique atteint aujourd’hui des niveaux pour le moins bluffants, l’argentique opère un retour en force, et l’impression de clichés sur papier retrouve les faveurs des amateurs de photographies réalisées en prenant leur temps, et distribuables à leurs proches. Parmi les acteurs principaux du secteur, on compte donc Fujifilm, qui fabrique plusieurs appareils, mais aussi du papier estampillé Instax auxquel d’autres marques font appel. La firme japonaise emploie un système de révélation des couleurs à la sortie des images, le papier étant recouverts de produits chimiques dont la composition exacte est brevetée. D’autres, à l’image de The Impossible Project, proposent leur propre papier.

Fujifilm Instax Square SQ10 : un instantané, mais avec les avantages du numérique

Fujifilm Instax Square SQ10

C’est notre appareil chouchou, mais aussi l’un des moins abordables de cette sélection. Et pour cause : quand les appareils photo à impression instantanée sont des modèles argentiques, cet Instax Square SQ10 est un appareil photo numérique. Il permet donc d’enregistrer des photos dans sa mémoire interne, de les trier avant l’impression pour éviter les ratés, et d’imprimer des clichés en plusieurs exemplaires.

Puisque ce type d’appareils joue sur la nostalgie des Polaroid d’autrefois, on ne peut qu’apprécier la capacité de l’appareil à délivrer des clichés sur du papier carré (6,2 x 6,2 cm), dont la définition s’élève à 1920 x 1920 pixels. Un appareil que nous avons essayé et qui nous a convaincus, malgré son poids de 450 grammes et son encombrement important (11,9 x 4,7 x 12,7 cm). Tout cela, et c’est la principale ombre au tableau, se paie au prix fort : comptez entre 220 et 289 euros pour l’appareil seul, et 12,99 euros pour un pack de 10 feuilles adaptées.

Impossible Project I-1 : l'héritier des Polaroid

Impossible Project I-1

La marque héritière de Polaroid, The Impossible Project, qui en a repris la production de films instantanés en 2008, s’est démenée en moins d’une décennie d’existence. Outre la remise à neuf d’appareils vintage Polaroid et la fabrication de films dont elle a revu la formulation chimique, la firme néerlandaise a sorti, en 2016, son premier appareil maison aux allures ultra-vintage : l’Impossible Project I-1. Il est notamment disponible en France, et mise sur une allure atypique comme sur le format carré de ses clichés.

L’appareil délivre des clichés au format 8,8 x 10,7 cm, dont la zone réservée à l’image est carrée (7,9 x 7,9 cm). Si le format est similaire à celui des Polaroid, mes films ne sont pas utilisables sur les anciens appareils de la marque.

L’intérêt de l’appareil tient non seulement à son objectif cerclé de LED faisant office de flash et de compteur de filtres disponibles, mais aussi à sa compatibilité Bluetooth. L’I-1 peut ainsi être déclenché à distance depuis un smartphone, d’où l’on peut effectuer des réglages manuels, activer la double exposition ou encore le retardateur. Initialement réservée à iOS, elle est disponible depuis cette année sur Android. Le tout pour un prix situé entre 225 et 299 euros, mais avec des feuilles coûtant un peu plus de 2 euros l’unité.

Fujifilm Instax Mini 8 : de la simplicité pour les débutants

C’est certainement le plus abordable des appareils photo instantanés, ce qui en fait une excellente porte d’entrée dans cet univers pour les débutants. Décliné en couleurs pastels ou acidulées, tout en rondeurs et compatible avec des pochettes de protection colorées, il ne mise pas sur des performances photographiques de haut vol.

Fujifilm Instax Mini 8

L’appareil est doté d’un objectif 60 mm, permet de réaliser une mise au point de 60 cm à l’infini, le tout étant éclairé par un flash automatique. Les réglages sont rares, hormis le choix d’une exposition symbolisée par des petits pictogrammes (intérieur, temps nuageux, ensoleillé…) et celui d’un mode hi-key apportant un peu de clarté aux portraits. Les clichés, eux, sont imprimés au format carte de crédit, soit 8,6 x 5,4 cm, sur des films Instax bien contrastés.

Il ne faut pas attendre de miracles de cet Instax Mini 8, qui demande un peu de maîtrise pour en tirer le meilleur, et produit parfois des surprises, notamment en raison d’un viseur un peu imprécis. Mais c’est aussi le charme de l’appareil. Sachant qu’il coûte entre 60 et 80 euros, que ses films sont commercialisé chez tous les revendeurs à moins d’un euro l’unité, souvent en packs économiques, c’est un bon moyen de découvrir la photo instantanée sans prendre de gros risques. Notez que pour à peine plus cher (prix conseillé 84,90 euros), le tout nouvel Instax Mini 9 propose de légères améliorations par rapport au 8, à savoir l’ajout d’un miroir à selfies et d’une lentille améliorant la netteté des images très proches.

Lomography Instant'Wide : l'impression grand format

Le format carte de crédit ne vous convient pas, mais vous aimez le papier Instax ? Le format Instax Wide peut vous convenir, puisque les feuilles mesurent 86 x 108 mm, pour une zone d’impression de 62 x 99 mm. Plusieurs appareils photo exploitent ce format, avec des possibilités créatives souvent enrichies comparées à celles des appareils « mini », dont l’Instant Wide de Lomography. Grandes cassettes de papier obligent, l’appareil, comme ses concurrents, est plutôt lourd et encombrant : pour le modèle qui nous intéresse ici, comptez 9,5 x 19,5 x 12,1 cm pour 645 grammes.

Lomography Instant Wide

En revanche, on apprécie la richesse de l’appareil. S’il n’est pas irréprochable, on apprécie ses viseurs interchangeables, sa lentille ultra grand-angle, son flash désactivable (ce qui n’est pas toujours le cas chez Fujifilm notamment), ses compléments optiques et ses modes d’expositions multiples. Le tout associé à un look rétro franchement séduisant : ce Lomography Instant Wide a beau coûter 239 euros, il fourmille d’atouts. Les budgets un peu plus serrés pourront, pour profiter du format Wide, se tourner vers le Fujifilm Instax Wide 300, moins onéreux (120 euros environ), mais moins riche en possibilités de personnalisation.

L'impression instantanée... depuis un smartphone

Ceux qui ne souhaitent pas se charger d’un appareil photo forcément encombrant, du fait qu’il inclut des cassettes de papier, peuvent se tourner vers un autre accessoire : une imprimante instantanée nomade. L’intérêt de ce type d’appareils, c’est qu’ils permettent d’imprimer des photos qui auront non seulement été choisies, mais aussi retouchées, voire enrichies d’annotations et autres dessins. Évidemment, on est loin ici de la spontanéité des appareils photo instantanés, mais en compensation, il est possible d’imprimer en de multiples exemplaires le même cliché, et le coût de revient est souvent inférieur.

Prynt Pocket

Il existe diverses technologies d’impression, qu’il s’agisse de papier Zink (thermique), de sublimation thermique ou d’impression plus classique. Les résultats sont plus ou moins satisfaisants selon les machines testées : par exemple, le Prynt Pocket, adapté aux iPhone, nous a semblé moins efficace que le Prynt Classic, mais présente l’avantage d’être économique à l’impression : comptez moins de 20 euros pour 40 feuilles. L’appareil, lui, coûte 170 euros.

HP Sprocket

D’autres solutions s’offrent à vous : on notera par exemple la Kodak Printer Mini à sublimation thermique, qui a tendance à laisser apparaître de petites bandes sur les clichés, mais qui emploie du papier photo aux allures classiques. Enfin, la récente HP Sprocket (environ 150 euros) emploie du papier Zink et livre des résultats très corrects elle aussi.

Laure Renouard

Laure Renouard

Journaliste - Fonctionne aussi hors connexion

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