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Les vidéoprojecteurs font leur révolution avec les focales ultra-courtes et les picoprojecteurs

Test Nebula Capsule

Dans l’inconscient collectif d’une partie des amateurs de belles images, avoir un vidéoprojecteur chez soi, c’est forcément « pour les riches » ou encore « compliqué à installer ». Dans ce dossier, nous prenons le parti de vous présenter une sélection de trois projecteurs à focale ultra-courte et trois picoprojecteurs. Ils adoptent une approche différente des modèles traditionnels et qui ne nécessitent ni de se ruiner, ni une installation compliquée.

Les grandes compétitions sportives sont habituellement des périodes propices au renouvellement des téléviseurs dans les foyers. Ces TV affichent de nos jours des tailles impressionnantes. Mais si cela ne vous suffit pas et que vous souhaitez regarder la Coupe du monde de football à venir sur un écran vraiment géant, vous pouvez vous tourner vers un vidéoprojecteur.

Il n’y a pas si longtemps, ce genre de produit nécessitait une installation assez conséquente, qui pouvait rebuter. Sans parler du budget conséquent qu’ils pouvaient représenter. Ces modèles traditionnels existent toujours. Mais les vidéoprojecteurs ont su évoluer au fil des ans. D’abord, ils se sont démocratisés, avec des prix de départ beaucoup plus abordables que par le passé. Mais ce qui nous intéresse dans ce dossier, ce sont plutôt les usages.

Car avec les projecteurs dits à focale ultra-courte et les picoprojecteurs, ces appareils se sont affranchis une bonne fois pour toutes de leur carcan. Concrètement, il suffit de les installer près d’un mur blanc… et puis c’est tout. Les modèles à focale ultra-courte ne nécessitent que quelques centimètres de recul pour fonctionner, et sont capables d’afficher des diagonales gigantesques. À l’opposé de ces modèles qui visent la performance, les picoprojecteurs permettent pour leur part de projeter un peu partout.

Dans les lignes qui suivent, nous vous présentons trois projecteurs à focale ultra-courte, ainsi que trois autres projecteurs miniatures, que vous pourrez emmener partout.

Les projecteurs à focale ultra-courte

LG PF1000U

© LG

LG PF1000U

Si les projecteurs à focale ultra-courte restent dans l’ensemble des produits assez haut de gamme, on notera tout de même que LG a fait l’effort de proposer un modèle moins onéreux, le PF1000U. Néanmoins, pour parvenir à l’afficher à un prix abordable, le constructeur a été obligé de consentir plusieurs compromis sur le plan technique. Si la colorimétrie est ici globalement bien gérée, les contrastes s’avèrent eux assez catastrophiques. Ce qui est vraiment dommage, car avec son tuner TNT intégré et ses 1000 lumens, le PF1000U peut vraiment remplacer un téléviseur tant qu’il n’est pas placé dans une pièce trop éclairée. Avec son poids de 2 kg et sa relative compacité, le produit s’avère facilement déplaçable dans la maison, tant que vous avez un mur blanc sur lequel projeter.

Philips Screeneo 3.0

Philips a été l’un des pionniers des projecteurs à focale ultra-courte. Son premier modèle pêchait néanmoins par une qualité d’image assez déplorable, limitée à une définition HD 720p qui plus est. Mais le concept n’avait pas manqué de séduire. Le fabricant avait par la suite magistralement corrigé le tir avec le Screeneo 2.0. Toujours en vente, ce dernier propose un très bon rendu vidéo, en Full HD qui plus est, ainsi qu’un système audio 2.1 qui fait mieux que dépanner. Il est notamment possible de l’utiliser dans une pièce en plein jour, tant que le soleil ne tape pas directement sur l’écran. Enfin, le dernier-né de la gamme, le Screeneo 3.0, devrait garder cette qualité d’image, tout en apportant une meilleure luminosité, une puissance sonore accrue, et le système d’exploitation Android. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de le tester puisqu’il n’est pas encore sorti. Mais il ne devrait plus tarder.

Philips Screeneo 3.0

En attendant, le Screeneo 3.0 semble en tout cas bien parti pour s’imposer comme la meilleure solution pour ceux qui veulent bénéficier d’un très grand écran chez eux sans avoir à s’embêter avec une installation compliquée. D’autant que malgré son poids somme toute conséquent, il devrait être possible de le déplacer assez facilement dans un logement grâce à sa poignée de transport intégré. Reste son prix, plus élevé que ceux des autres solutions Full HD du genre.

Hisense TV Laser 100

Contrairement aux autres produits évoqués dans cet article, nous n’avons pas encore eu l’occasion d’essayer le projecteur Laser TV de Hisense. Néanmoins, nous ne pouvions pas ne pas vous parler de ce modèle à focale ultra-courte dévoilé lors du dernier CES de Las Vegas. D’abord parce qu’il propose son image dispose d’une définition UHD-4K. Voilà qui ne devrait pas manquer de séduire ceux qui veulent miser sur le long terme et ne se voient donc pas acheter aujourd’hui un projecteur Full HD. Le Laser TV affiche 3000 lumens et sa technologie laser lui permet de s’allumer et de s’éteindre quasi instantanément, comme un téléviseur. Il intègre d’ailleurs lui aussi un tuner TNT et des fonctions Smart TV. Un système sonore complet développé par Harman/Kardon, et qu’on nous promet performant est également de la partie. Le tout est livré avec une toile de 100″.

HiSense Laser TV 100"

© HiSense

Ce produit n’est pas donné avec un prix public annoncé aux alentours de 10 000 €. Toutefois, il sera possible de se procurer une version moins onéreuse (environ 3000 €), qui fait l’impasse sur la partie audio, sur l’option double laser et qui sera livrée avec un écran plus petit, de 80″.

Les picoprojecteurs

Vivitek QUMI Q38

© Vivitek

Vivitek Qumi Q38

Vivitek n’est pas un nouveau venu sur le marché des picoprojecteurs. Avec sa marque Qumi, il en propose depuis plusieurs années déjà. Le récent Q38 marque une importante évolution, non seulement dans sa gamme, mais aussi et surtout sur l’ensemble du marché. Ce picoprojecteur DLP est en effet le premier à être capable de projeter une image en Full HD 1080p. Ses dimensions restent par ailleurs compactes, avec 188 x 118 x 34 mm, pour 746 g seulement sur la balance. Autant vous dire que l’appareil trouve facilement sa place dans n’importe quel sac à dos. Une fois allumé, le projecteur délivre une image vraiment étonnante pour son gabarit. L’ensemble manque certes un peu de finesse pour du Full HD. Mais cela reste très correct, et dans tous les cas supérieur au rendu 720p des picoprojecteurs concurrents. Quant à ses 600 lumens, ils ne lui permettent évidemment pas de prétendre pouvoir remplacer un téléviseur.

Néanmoins, le QC38 affiche une image suffisamment lumineuse dans les pièces obscures, avec une diagonale allant jusqu’à 100″. Dans une pièce un peu plus éclairée, le petit projecteur reste utilisable, mais il faudra se contenter d’une image d’environ 40 à 50 ».

Au rayon des défauts, on ne peut s’empêcher de pester contre la télécommande infrarouge, qui est loin d’être un modèle d’ergonomie, ou encore le son très perfectible des petits haut-parleurs sur l’appareil. On apprécie en revanche beaucoup de retrouver Android dans le Q38. Notez que la boutique d’applications Google Play n’est pas disponible, mais celle ici présente propose tout de même des centaines d’applis. Et, Android oblige, vous avez aussi la possibilité d’installer les vôtres par le biais des fichiers .apk. Signalons également que nous avons réglé le problème de l’ergonomie de la télécommande en branchant une souris sur le Qumi. Nous avons d’ailleurs essayé un modèle filaire et un sans fil, connecté en Bluetooth. Dans les deux cas, l’ergonomie de l’interface devient alors tout bonnement excellente.

ViewSonic M1

De son côté, ViewSonic a récemment annoncé l’arrivée d’un nouveau vidéoprojecteur LED ultraportable, le M1. Cet appareil se montre très compact, avec ses dimensions de 146 x 126 x 40 mm, pour 750 g sur la balance. On note aussi la présence d’un pied pivotant, qui s’avère très pratique puisqu’il peut pivoter à presque 360°. Le M1 intègre également une batterie qui lui permet d’envisager jusqu’à 6 heures d’autonomie, et un double haut-parleur Harman Kardon. Il paie néanmoins son hyper portabilité par des caractéristiques en retrait en matière de projection. Il se contente en effet d’une définition native de 854 x 480 pixels et d’une luminosité de 240 lumens.

ViewSonic M1

© ViewSonic

Nebula Capsule

Lorsque nous avons procédé à sa prise en main en février dernier, le picoprojecteur Nebula Capsule n’a pas manqué de nous étonner. D’abord grâce à son format assez exotique, de la taille d’une canette de soda. Ensuite par ses qualités intrinsèques. Sa fiche technique n’est pas des plus rutilantes, notamment avec une définition native de 854 x 480 pixels. Néanmoins, au-delà des caractéristiques, cette petite capsule offre un rendu assez surprenant, avec une luminosité qui s’avère finalement décente et qui permet de l’utiliser dans de nombreuses situations, et même dans une pièce relativement éclairée. Mais ce qui nous a le plus séduits avec cet objet, c’est sans conteste sa versatilité. Il intègre en effet le système d’exploitation Android, ce qui permet de s’en servir avec des applis comme YouTube ou Netflix, sans avoir même à lui connecter une source pour diffuser des contenus.

Test Nebula Capsule

@Anker

 

Sony MP-CD1

En début d’année, Sony avait profité du CES de Las Vegas pour présenter le MP-CD1, un minuscule projecteur. Rappelons que cela n’est pas la première tentative du Japonais, puisqu’il avait dégainé un picoprojecteur MPCL1 il y a quelques années déjà. L’appareil qui nous intéresse ici s’avère vraiment très compact, avec des dimensions de 149 x 84 x 16 mm. Cela représente à peu près l’encombrement d’un  gros smartphone, ou plutôt d’un disque dur portable. Forcément, au regard de ces dimensions, le constructeur n’a pas pu faire de miracles pour ce qui est des caractéristiques techniques de la bête, avec une définition de 854 x 480 pixels et une luminosité de 105 lumens seulement. Évidemment, cela ne fait pas beaucoup, même face aux autres picoprojecteurs de notre sélection. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que ce MP-CD1 se montre plus petit que les autres. ll est donc vraiment possible de l’avoir tout le temps sur soi, même si l’on ne porte qu’une veste par exemple. Il offre en outre une autonomie de deux heures.

À l’usage, il faut vraiment être dans une pièce assez sombre pour profiter d’une image correcte, à la diagonale d’environ 70 pouces. Si l’endroit où vous souhaitez projeter est un peu plus éclairé, il faudra raccourcir la distance en conséquence, et donc la taille de la diagonale. Même dans des conditions idéales, il ne faut pas s’attendre à un rendu précis ou à une colorimétrie irréprochable. Toutefois, l’essentiel est ailleurs avec ce produit. Il sait en effet se montrer parfait pour projeter n’importer où une image décente. On ne lui en demande guère plus.

Nous regrettons tout de même que l’appareil ne soit pas sous Android. Il doit en effet absolument être raccordé à une source pour fonctionner. C’est d’autant plus dommage que le MP-CD1 ne profite même pas de connectivité sans fil. Il faudra donc brancher ladite source sur le port HDMI du produit. Cela amoindrit un peu les possibilités de l’utiliser partout et sans contrainte. Pour pallier ce handicap, nous l’avons couplé d’abord au Microsoft Wireless Display Adapter, puis à un Google Chromecast. Dans les deux cas, cela a parfaitement fonctionné puisqu’il a suffi de connecter ces accessoires en HDMI et en USB, deux ports bien présents sur le picoprojecteur de Sony. Enfin, le petit haut-parleur ne fera guère mieux que dépanner. Si vous êtes seul, une écoute au casque est fortement recommandée.

Sony MP-CD1

© Sony

Sofian Nouira

Sofian Nouira

Rédacteur en chef

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