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Protocole de test : les casques et écouteurs

Avant de décerner jusqu’à cinq étoiles à un casque ou des écouteurs, le LaboFnac les soumet à un protocole de test aussi complet que rigoureux afin d’évaluer avec précision les différentes composantes de l’expérience d’écoute.

Le port est-il confortable ?

La première n’est autre que le confort. Pour cela, les casques sont d’abord pesés puis positionnés sur un mannequin afin de mesurer la force d’appui, exprimée en grammes-force, qu’ils exercent sur le crâne, alors que les écouteurs échappent à cette seconde étape et passent directement au dernier test dont nous tenons compte pour notre indice de confort : la perturbation. Nous plaçons pour évaluer cette dernière le casque ou les écouteurs sur un mannequin à l’intérieur d’une chambre anéchoïque et lançons un bruit rose afin de mesurer, à l’aide d’un micro placé 50 cm en avant, le niveau acoustique à l’extérieur du casque. Les résultats sont ensuite présentés sur un graphique mettant en avant l’écart des niveaux acoustiques perçus, en dB, sur les différentes fréquences du spectre audible.

Protocole de test pour les casques et écouteurs

© Fahim Alloul / LaboFnac

Le son est-il reproduit correctement ?

Les performances audio sont évidemment testées, elles aussi. Plusieurs mesures sont là aussi effectuées, à commencer par celle de la bande passante, en ⅓ d’octave. Nous revenons pour cela à la chambre anéchoïque avec notre mannequin. Une fois le casque ou les écouteurs soigneusement positionné(s) au niveau des oreilles, un bruit rose est à nouveau lancé, mais ce sont cette fois des micros intégrés à la tête du mannequin qui enregistrent le son délivré. En résulte une courbe représentant le niveau d’intensité sonore, exprimé en dB, atteint sur les différentes fréquences comprises entre 50 Hz et 20 kHz. Plus celle-ci est linéaire et proche du niveau relevé à 1 kHz, meilleure est la bande passante, qui rend ainsi compte de la qualité avec laquelle sont reproduites ces fréquences. L’installation est conservée pour mesurer la distorsion harmonique totale, qui s’exprime en % et correspond à la différence entre le son original et celui produit par un casque ou des écouteurs. Il s’agit donc d’évaluer les déformations que subit le signal lors de son passage dans l’appareil. Nous avons pour cela isolé trois fréquences que nous jugeons critiques : 80 Hz, 100 Hz et 200 Hz. Les valeurs obtenues doivent être les plus petites possible.

Ces mesures de bande passante et de distorsion sont répétées pour les différents modes d’écoute disponibles. Lorsqu’un système de réduction active du bruit est présent, elles sont ainsi effectuées avec et sans, afin d’en mesurer l’impact sur la restitution audio. Et ces mesures sont encore doublées pour les modèles Bluetooth disposant d’une entrée jack, afin de les tester avec et sans fil.

Protocole de test pour les casques et écouteurs

© Fahim Alloul / LaboFnac

Enfin, nous terminons l’évaluation des performances audio avec une mesure de sensibilité moyenne. Également répétée en filaire pour les casques et écouteurs Bluetooth qui le permettent, elle est réalisée à l’aide d’un bruit de simulation de programme et vise à déterminer la tension nécessaire en source afin d’atteindre un niveau acoustique moyen de référence de 94 dB dans les oreilles. Plus les valeurs obtenues – lesquelles s’expriment donc en mV bien que le dB puisse aussi être utilisé – sont petites, plus l’appareil testé est sensible et capable d’offrir un bon volume d’écoute à partir de n’importe quelle source, même peu puissante comme un smartphone. Il convient toutefois de les rapporter à l’impédance, indiquée par le constructeur.

Les bruits extérieurs seront-ils gênants ?

La capacité d’un casque ou d’une paire d’écouteurs à isoler son porteur des bruits extérieurs est un autre paramètre dont il convient de tenir compte pour évaluer l’expérience d’écoute fournie, et nous pouvons également la mesurer dans notre Labo. Retour pour cela dans notre chambre anéchoïque, où nous plaçons cette fois notre mannequin avec micros intégrés et l’appareil testé sur les oreilles face à une enceinte jouant un bruit rose. Le niveau acoustique atteint en fonction des différentes fréquences est alors mesuré à l’intérieur et à l’extérieur de l’appareil. En découlent deux courbes, que l’on oppose sur un même graphique afin de faciliter leur comparaison. Plus la seconde est loin sous la première, meilleure est l’isolation. Cette mesure est répétée lorsqu’un système de réduction de bruit active est présent, résultant dans une troisième courbe permettant de distinguer l’efficacité de l’isolation passive de celle de l’isolation active.

Protocole de test pour les casques et écouteurs

© Fahim Alloul / LaboFnac

Les mesures spécifiques aux casques et écouteurs Bluetooth

S’il présente quelques avantages, le Bluetooth implique aussi quelques inconvénients dont les fabricants s’accommodent plus ou moins bien. Nous avons donc adapté notre protocole en conséquence, et ajouté des mesures spécifiques, comme celle de l’autonomie. Nous connectons pour cela l’appareil, évidemment chargé à son maximum, à une source Bluetooth et lançons la lecture d’un bruit continu à un niveau moyen de 90 dB. Un micro permet de détecter le moment auquel la batterie ne permet plus de l’alimenter, et de relever ainsi le temps d’écoute maximal permis. La mesure est effectuée avec et sans annulation de bruit active pour les modèles équipés, alors que le temps nécessaire pour recharger la batterie de 0 à 100 %, avec le chargeur d’origine, est également mesuré.

Nous mesurons pour finir la latence induite par les casques et écouteurs Bluetooth. Il s’agit là du délai, exprimé en ms, entre le moment où le signal audio est envoyé par la source et celui où il est restitué par le casque ou les écouteurs. Il faudra surtout en tenir compte pour le visionnage de vidéos, une latence trop longue entraînant des décalages gênants entre le son et les images.

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