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Prise en main des Google Pixel 4 et Pixel 4 XL : des nouveautés intéressantes… mais un peu trop sages

test Google Pixel 4 et 4 XL

Avec ses nouveaux Pixel, Google peaufine une expérience photo déjà particulièrement probante sur les Pixel 3. Nos premiers essais témoignent d’une efficacité redoutable tant en termes de zoom optique que de zoom numérique et bien sûr de clichés nocturnes toujours aussi bluffants. L’écran des Pixel 4 et 4 XL reste prometteur, de même que l’ensemble de l’expérience qu’il apporte. Ce qui n’empêche pas quelques regrets : un design pas franchement dans l'air du temps, une autonomie en deçà des modèles concurrents, un Motion Sense peu utile au quotidien ou encore un espace de stockage limité. Des compromis que ses autres qualités parviennent à compenser ? Cela va dépendre de vos attentes et vos usages. Et pour trancher définitivement, nous soumettons actuellement ces deux smartphones à notre protocole de test Labo.

Un an après la sortie des Pixel 3 et 3 XL et quelques mois après celle des Pixel 3a et 3a XL, Google continue sur sa lancée en France. La firme de Mountain View vient en effet de dévoiler les Pixel 4 et Pixel 4 XL. Nous avons d'ores et déjà eu l'occasion de prendre en main ces deux nouveaux modèles. Voici nos premières impressions à leur sujet.

Entre les écrans un peu plus grands, les SoC mis à jour, l’abandon du verre mat et surtout l’appareil photo passant du simple au double, les Pixel 4 apportent clairement leur lot de nouveautés. Vous trouverez plus d’informations sur leurs caractéristiques sur cette page. Ici, nous allons plutôt nous atteler à vous livrer un premier ressenti après plusieurs jours d’utilisation, et en attendant le test complet avec les mesures de notre laboratoire.

Google Pixel 4 et 4 XL

© Google

Le design et l’écran

Le premier changement que l’on remarque entre ces nouveaux smartphones et leurs prédécesseurs est évidemment l’écran. Ainsi, le Pixel 4 s’avère un peu plus grand que son aîné, malgré des dimensions à peine supérieures (147,1 x 68,8 x 8,2 mm contre 145,6 x 68,2 x 7,9 mm). Un peu plus épais donc, le smartphone reste utilisable à une main, même s’il paraît un peu plus lourd. Et pour cause : de 148 g, on atteint cette année les 162 grammes. Malgré tout, le Pixel 4 reste l’un des modèles les plus compacts du moment. Son afficheur passe quant à lui de 5,5 à 5,7 pouces, pour une définition Full HD+ de 1080 x 2280 pixels au ratio 19:9. Le Pixel 4 XL s’avère sans surprise plus encombrant (193 grammes), de grande taille (160,4 x 75,1 x 8,2 mm), mais profite d’un écran de 6,3 pouces affichant 3040 x 1440 pixels, soit une définition QHD+. Leur dalle, toujours en P-OLED, arbore donc un ratio légèrement plus étiré. La bande noire située sous l’écran a minci, ce qui n’est malheureusement pas le cas de la bande située au-dessus. À l’heure des écrans bord à bord, à encoches minimalistes ou à poinçon, le Pixel 4 fait un pâle figure. On note avec plaisir que le Pixel 4 XL se défait tout de même de la (trop) grande encoche de son aîné. S’ils ne respirent pas la modernité par certains aspects de leur design, les Pixel 4 demeurent toutefois des smartphones à la qualité de fabrication irréprochable.

Google Pixel 4 XL

Le Pixel 4 XL © LaboFnac

Google Pixel 4

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Les amateurs du genre pourront regretter l’abandon d’un dos mat au profit d’une surface vitrée glossy qui finira immanquablement constellée de traces de doigts sans l’ajout d’une coque de protection. Des regrets auxquels de vraies qualités apportent un contrepoids. D’abord, la dalle OLED des Pixel 4 – qui devra passer sous les sondes de notre Labo pour confirmer ces premières impressions – flatte indiscutablement l’œil. Elle est compatible avec l’affichage Always-on, auquel on s’habitue très vite, et bénéficie d’un taux de rafraîchissement de 90 Hz. Une caractéristique qui fait par exemple défaut aux derniers iPhone, et qui reste réservée à des terminaux tels que les OnePlus 7T et 7T Pro, ou des mobiles gamers, à l’instar de l’Asus ROG Phone II (120 Hz). Si le bénéfice du 90 Hz est difficilement quantifiable, l’impression de fluidité est bien là, et devrait faire mouche auprès des joueurs exploitant des jeux exigeants en la matière, tel le récent Call of Duty Mobile.

Google Pixel 4 et Pixel 4 XL

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L’interface utilisateur et les performances

Android 10 est aux manettes, et sur ce point, nous avons tout dit ou presque dans ce dossier. L’accent est mis autant sur la sécurité que sur l’ergonomie, avec une protection des données renforcée, des autorisations paramétrables plus finement pour chaque application, et des notifications mieux organisées. On retient par ailleurs l’adoption d’un thème sombre, également vu chez Apple avec iOS 13, qui fonctionne dans l’interface du smartphone et dans un nombre croissant d’applications. Il a récemment fait ses débuts dans Gmail, mais aussi chez des tiers, tel Instagram. Quant à l’option Bien-être numérique, elle est toujours de la partie et permet de visualiser le temps passé sur chaque application et de paramétrer des temps d’utilisation maximum.

Google Pixel 4

© LaboFnac

Les Pixel 4 sont loin d’être les seuls à être équipé d’Android 10 . Néanmoins, les nouveaux venus se distinguent de leurs concurrents grâce à un atout qui leur est propre : la navigation. On retrouve bien sûr Edge Sense, héritage de HTC dont les équipes de R&D ont rejoint celles de Google, et qui permet d’accéder à Google Assistant en “pressant” le smartphone. Dans l’interface, les boutons ont par ailleurs disparu : place donc à la navigation par gestes. Celle-ci demande évidemment un petit temps d’adaptation, mais fonctionne très bien.

Google Pixel 4

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Au rayon des nouveautés, notons par ailleurs l’intégration de la fonction Motion Sense, héritée du projet Soli. Celle-ci offre une navigation par gestes dans certaines applications (YouTube, Spotify…) qui demande de réaliser des gestes bien clairs pour qu’ils soient reconnus. C’est ce Motion Sense que l’on retrouve à l’œuvre dans le fond d’écran animé Pokémon, auquel vous pouvez faire coucou et obtenir un Pikachu agitant la main en guise de réponse. Vous l’aurez compris, il est encore un peu tôt pour s’enthousiasmer devant les usages de Motion Sense, dont l’intérêt tient surtout à ce qu’il “pré-réveille” le smartphone lorsqu’il détecte que vous en approchez votre main.

Pour le reste, les Pixel 4 s’appuient sur la plateforme Snapdragon 855, dotée de huit cœurs (un Kryo 485 à 2,84 GHz, trois Kryo 485 à 2,42 GHz et quatre Kryo 485 à 1,78 GHz) et flanquée de 6 Go de mémoire vive. A priori, aucun souci n’est à relever, ce que nos tests Labo devront confirmer. En revanche, pas de nouveauté côté stockage : il faut toujours se contenter de 64 Go d’espace interne, sans microSD, ou 128 Go dans une version un peu plus généreuse.

La photo et la vidéo

Les Pixel 4 et 4 XL, dont l’équipement photo est identique, tranchent avec leur prédécesseur sur un point : ils passent d’un à deux modules photo. Leur module principal conserve un capteur de 12,2 mégapixels, une optique équivalente à un 28 mm, avec une ouverture à f/1,7, soit un peu plus grande que celle du Pixel 3, de f/1,8. Ce module s’avère stabilisé, tout comme le second, de 16 mégapixels avec une optique ouvrant à f/2,4 et promettant un zoom 2x (ou plutôt 1,6x, si l’on se réfère à sa focale équivalente à 45 mm). Pour passer de l’un à l’autre, il suffit d’un double clic sur l’écran. En revanche, ceux qui utiliseront le pinch-to-zoom pour grossir l’image pourront utiliser un grossissement progressif et constateront que la bascule d’un module à l’autre, visible à l’écran à sa balance des blancs différente, s’effectue à partir de 1,9x. Quoi qu’il en soit, nos premiers essais témoignent d’une qualité réellement prometteuse, qui là encore devra être examinée en Labo. Nous avons en outre apprécié un zoom logiciel jusqu’à 8x, bluffant, et bien sûr le mode nuit toujours aussi impressionnant, et qui prouve (si besoin était) l’expertise logicielle de Google.

Google Pixel 4 et Pixel 4 XL

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On pourra regretter, au rayon de la vidéo, l’absence de vidéo 4K à 60 fps, pourtant largement présente sur les smartphones haut de gamme concurrents. Mais aussi, en façade, le passage à un seul module (8 Mpx) qui fait disparaître un ultra-grand-angle pourtant appréciable pour les selfies de groupe.

L’autonomie

L’autonomie était loin d’être le point fort des Pixel 3. Les Pixel 4 sont dotés de batteries à la capacité à peine revue, et même moindre dans le cas du plus compact du duo, qui se contente d’une batterie de 2800 mAh. Quant au Pixel 4 XL, il profite d’un accumulateur de 3700 mAh, contre 3430 mAh auparavant. La charge rapide 18W est maintenue, de même que la charge sans fil Qi. Comme pour le reste, il faudra attendre les mesures de notre Labo pour prononcer un verdict définitif sur l’autonomie. Néanmoins, nous avons d’ores et déjà manipulé les deux smartphones pendant plusieurs jours, et nous avons constaté (empiriquement donc) une stagnation de la performance des nouveaux venus en matière d’autonomie.

Google Pixel 4 et Pixel 4 XL

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Conclusion

Avec ses nouveaux Pixel, Google peaufine une expérience photo déjà particulièrement probante sur les Pixel 3. Nos premiers essais témoignent d’une efficacité redoutable tant en termes de zoom optique que de zoom numérique et bien sûr de clichés nocturnes toujours aussi bluffants. L’écran des Pixel 4 et 4 XL reste prometteur, de même que l’ensemble de l’expérience qu’il apporte. Ce qui n’empêche pas quelques regrets : un design pas franchement dans l'air du temps, une autonomie en deçà des modèles concurrents, un Motion Sense peu utile au quotidien ou encore un espace de stockage limité. Des compromis que ses autres qualités parviennent à compenser ? Cela va dépendre de vos attentes et vos usages. Et pour trancher définitivement, nous soumettons actuellement ces deux smartphones à notre protocole de test Labo.

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